Gaëtan Huard : « L’échec, ce sont ceux qui ont remplacé Malcom et Kamano »

Jonathan Cafu

 

Pour Gaëtan Huard, l’échec des Girondins face à Amiens n’est pas l’échec de Jocelyn Gourvennec. « L’échec, ce sont ceux qui ont remplacé Malcom et Kamano. L’échec, il est là. Ce sont des garçons qui doivent apporter quand tu rentres, quand tu ne joues pas. On ne peut pas dire qu’ils sont titulaires depuis le début de la saison, qu’ils accumulent une certaine fatigue… Ce n’est pas qu’un échec de ces deux joueurs là mais c’est l’échec de ces joueurs que tu dois attendre au mieux, ils doivent t’apporter beaucoup plus que les autres, que les neuf autres qui sont sur le terrain. Eux ils doivent t’apporter parce qu’ils sont frais, ils doivent avoir envie, avoir faim et eux doivent au moins avoir ce rôle de combativité, de faire la différence. Là pour l’instant, ils ne vont pas mettre l’entraîneur dans l’embarras pour ses compositions d’équipes. En espérant que pour Malcom, sa blessure se passe bien […] Il y a des moments creux, il y a des non-matches, il y a des absences dans des matches mais ce sont ces choses-là qu’il faut savoir limiter. Comme on a un effectif relativement important pour les compétions nationales, il faut que les autres joueurs, quand on fait appel à eux, qu’ils fassent partie intégrante de l’effectif de l’équipe. Il y a une équipe type qui se dessine, mais à un moment donné avec les matches, la fatigue, les suspensions, les blessures, les petits bobos à droite et à gauche, tu es obligé de faire des changements. Les joueurs qui sont sur le banc doivent t’apporter autre chose. Ils n’ont pas le même nombre de matches que les titulaires dans les pattes ».

 

Est-ce un échec du domaine offensif actuellement ? « Je pense que cette équipe-là, elle doit jouer comme elle a su bien le faire lors du début du championnat et comme elle a su bien le faire sur la fin du dernier championnat. Elle doit jouer avec un état d’esprit, tous ensemble. Je ne pense pas qu’on ait une équipe – hormis une petite dépendance Malcom – suffisamment individuellement forte pour pouvoir faire la différence avec des individualités. Je crois que ça passe par le collectif. Tous les sports passent par un collectif. Marseille contre Paris, ça passe par le collectif. Il y avait des joueurs avec de la qualité mais c’est passé par le collectif ».

 

La philosophie de Jocelyn Gourvennec est de produire justement du jeu, mais n’en oublie t’on pas le reste ? « La récupération du ballon, c’est la chose la plus importante. Quand tu joues des équipes comme Nantes, il faut que tu récupères le ballon mais il faut que ça soit collectif la récupération. Tu ne peux pas toujours récupérer le ballon à la limite, à l’arrache, uniquement par les milieux récupérateurs et la défense. C’est un bloc collectif, ça veut dire que ça part du numéro 1 jusqu’au numéro 11. Il faut jouer en bloc pour être bien placés, bien positionnés, pour occuper toutes les zones, pour presser ensemble… Dès que tu sors un peu de ce registre-là, que tu recules, tu t’étires, que tu ne fais pas les efforts ensemble, qu’il n’y en a que deux qui vont presser et que les autres ne suivent pas, on sera en difficulté. Ce n’est pas toujours comme ça le football ».

 

GoldFM

Retranscription Girondins4ever

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