Gaëtan Huard : « A partir du moment où tu ne mets pas l’envie, l’enthousiasme, l’engagement, la combativité… »

Alexandre Mendy

 

Gaëtan Huard est revenu sur la défaite des Girondins de Bordeaux face à Amiens. Et son constat ressemble forcément à ceux que l’on fit déjà par le passé, à savoir un manque d’envie, d’enthousiasme, de combat…  « Je crois que c’est un global qu’il faut prendre. Ça fait trois matches et il n’y a qu’un point. C’est trop peu quand on veut prétendre et quand on fait le début de saison que l’on fait dans ce championnat. On visait les places européennes, qu’on vise toujours parce qu’on n’est pas très loin… Mais côté bordelais, il faut vite engranger les résultats mais il y a une série qui se profile qui n’est pas facile […] J’étais à Angers, je n’étais pas là, je n’ai pas vu les images donc je ne vais pas trop m’étaler. C’est une déception parce que non seulement tu joues contre un promu qui n’est pas bien, tu joues contre un promu qui n’est pas dans son stade où il y a son public… C’est dommage parce que c’était une équipe qui était à la portée des bordelais. Après comme toutes les équipes, d’après ce que j’ai cru comprendre, il faut les jouer, il faut jouer. Tu ne peux pas sous-estimer une équipe parce qu’elle est promue. Je ne sais pas s’il y a eu une sous-estimation de la part des bordelais, ou une suffisance, je ne peux pas m’étaler car je n’ai pas vu le match. Mais je pense qu’on n’a pas dû mettre les ingrédients qu’il fallait mettre […] La meilleure image que l’on a eu sur ce week-end, c’est le match de Marseille contre Paris. Si Bordeaux joue avec la même envie ce match, même si tu n’es pas dans un jour avec de la réussite, tu es obligé de gagner parce que tu mets ce qu’il faut, tu mets tout, tu sais que tu vas être supérieur à ton adversaire qui est inférieur à toi techniquement au niveau de l’effectif. Mais à partir du moment où tu ne mets pas ce qu’il faut dans l’envie, dans l’enthousiasme, dans l’engagement, la combativité... Tu ne passes pas, même contre une équipe promue, ou une équipe de Ligue 2. En Coupes, les surprises, elles se font là ».

 

Pour cette rencontre, il y eut un petit turnover devant. « La chose qui est importante, c’est que quand tu as un banc – qui est un banc plus qu’honorable aux Girondins – quand l’entraîneur fait appel à ces joueurs-là, ils doivent démontrer de quoi ils sont capables. On attend d’eux autant que ceux qui sont titulaires ou qui sont sur les feuilles de matches depuis un petit moment. Quand tu as la possibilité de jouer et que tu ne mets pas ce qu’il faut, que doit penser le staff technique ? Que doit penser l’entraîneur ? C’est inquiétant, oui ».

 

Il y a un autre constat chiffré qui est arrivé à l’ancien portier bordelais, à savoir que Bordeaux ne comptabilise qu’1/3 de frappes cadrées depuis le début de la saison, et exactement 4/14 contre Amiens. « Il y a frappes et frappes. Quand je vois les frappes d’Otávio que j’ai vues depuis le début de la saison… Il a du mal à arriver au but. Si on considère ça comme une frappe… Une frappe, c’est une préparation. Quand tu mets une frappe, c’est très révélateur d’une chose, c’est que si tu ne rentres pas dans le ballon avec la conviction d’aller faire un trou au fond des filets, si tu frappes parce que tu n’as pas de solutions, si c’est pour frapper pour frapper… Très souvent, tu vas l’envoyer dans la tribune ou il n’y a pas de force dans le ballon. Quand tu frappes, il faut vraiment mettre ce qu’il faut après si elle est contrée elle est contrée. Des fois, quand il y a du monde devant, il ne faut pas hésiter de frapper parce que ça peut créer une situation derrière ».

 

Gold FM

Retranscription Girondins4ever

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