Alain Giresse : « Je ne pensais pas du tout en faire mon métier »

Alain Giresse

Alain Giresse, qui a marqué l’histoire du club, s’est souvenu de ses débuts aux Girondins. « J’ai pris ma première licence aux Girondins de Bordeaux. Mon père avait certainement vu que… Pardon, cela me fait drôle quand je parle de mon père… J’étais content, j’allais jouer aux Girondins. Moi, c’était pour jouer au football… Je ne pensais pas du tout en faire mon métier, c’était pour faire des matches, jouer, etc […] On me demandait quel était mon métier, mais je répondais charpentier, parce que footballeur, ce n’est pas un métier… Pour moi, ce n’était pas un métier. J’ai appris le métier de charpentier pour prendre la suite familiale. Mais une fois que j’ai eu mon CAP, les Girondins m’ont dit de venir m’entrainer tous les jours. Mon père m’a dit d’y aller et voilà… ». Puis est venu le temps de ses débuts avec les pros. « A la fin d’un entrainement, je repartais avec la CFA, et André Girard m’a rattrapé (coach de l’époque, ndlr). Il m’a dit que je restais avec les pros et que je m’entrainerai avec les pros. Mais je ne me changeais pas dans le vestiaire avec les professionnels… Quand les professionnels s’entrainaient, j’étais tout seul dans un vestiaire, et les professionnels dans leur vestiaire. Et au bout de trois semaines-un mois, j’ai été voir le capitaine et je lui ai dit ‘est-ce que je peux venir dans le vestiaire professionnel ?’. Il m’a répondu ‘maintenant, tu peux venir’. Alors, je me suis mis dans un coin du vestiaire ».

 

Auteur d’une belle Coupe du Monde 1982 avec l’équipe de France, avec laquelle il est allé en demi-finale, il parle de la période qui a suivi et des sollicitations qu’il a reçues et son choix de rester bordelais. « Après le mondial 1982, j’ai eu des sollicitations. J’ai passé la trêve hivernale de 82-83 en pleine réflexion, me demandant si je partais ou pas. Et au retour, puisque j’étais libre en fin de saison, le Président des Girondins (Claude Bez), m’attendait à la reprise de l’entrainement pour savoir ma réponse et ce que j’allais faire. Je lui ai donc répondu que je restais et je n’ai pas eu à le regretter parce que derrière on a eu des titres et on a vécu de formidables aventures […] Les équipes qui m’ont sollicité ? Il y avait la Lazio, Fiorentina et un club espagnol… C’était les retombées de la Coupe du Monde […] Bordeaux était en train de construire une équipe pour aller chercher des titres… Et c’était effectivement difficile de s’éloigner de ses racines ».

 

beIN Sports

Retranscription Girondins4Ever

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