Romain Manci : « On a l’impression que les préfets se servent de l’état d’urgence pour empêcher les ultras français de se déplacer »

 

Les Ultramarines se heurtent parfois à des déplacements compliqués pour soutenir les Girondins. Romain Manci raconte comment cela peut se passer. « La manière dont on est traités, c’est parfois ahurissant en termes d’outrage à la liberté… On peut se retrouver à attendre deux heures, enfermés dans un car sur une aire d’autoroute. Il fait 40°C et tu n’as pas le droit de sortir pendant que le car est fouillé. S’il y en a qui tentent de sortir par la porte de sécurité pour aller pisser, un CRS a vite fait de lui donner un coup de tonna… Dans ces cas-là, on a l’impression d’être des bêtes, des sous-citoyens. Surtout qu’après tu peux te retrouver en tribunes dans des parcages visiteurs où il n’y a ni buvette ni toilettes ».

 

Ils doivent également faire face à des interdictions de déplacements qui sont évoquées du fait de l’état d’urgence. « On a l’impression que les préfets se servent de l’état d’urgence pour empêcher les ultras français de se déplacer. C’est usant, parce que beaucoup de ces interdictions n’ont pas lieu d’être. Certes, il y a eu des affrontements entre supporters, mais ça reste quand même rare en France ». Mais pour lui la situation n’est pas prête de bouger même en se rapprochant de la Ligue. « On a participé depuis vingt ans à plein de réunions, ça n’a jamais rien donné ».

 

L’Equipe