Frédéric Roux : « Tu as beau être en pleine santé, les dirigeants ne veulent pas d’un gardien de 35 ans »

 

Frédéric Roux, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, a arrêté sa carrière de joueur professionnel en 2008, à 35 ans. L’ancien portier raconte comment cette fin de chapitre s’est décidée. Des propos avant une interview exclusive pour Girondins4Ever, que nous vous ferons lire dans la semaine.

 

« Je me dis qu’en sortant d’une saison avec l’Olympique Lyonnais, des clubs vont être intéressés par mes services. Je rejoins la Gironde pour les vacances, je continue à me préparer. En espérant que certains dirigeants me feront confiance… J’ai eu des contacts, avec Lille, Nîmes qui me voulait absolument. J’ai eu Paris en tant que troisième gardien, j’avais eu Alain Roche au téléphone. J’ai eu des opportunités de le faire, et à chaque fois pour différents facteurs, ça n’a pu aboutir. A Lille, je devais me rendre le lendemain passer la visite médicale et au dernier moment, ils ont opté pour un autre gardien de but. Je me retrouve donc sans rien, à 35 ans, après une saison vierge avec l’OL et je me dis que ça va être difficile pour moi […] A 35 ans, ça fait réfléchir les dirigeants, surtout après une saison sans jouer. A part 4-5 clubs qui m’ont ouvertement contacté, je n’ai rien eu d’autre. J’aspirais aussi à évoluer à l’étranger, j’attendais plus cette possibilité que la France. Malheureusement, ça ne s’est jamais présenté. Malgré tout, j’ai continué à m’entrainer, dans l’espoir qu’une porte s’ouvre… Je m’entraine tout seul un mois, deux mois, et là on commence à se poser des questions. On commence à penser à tourner la page parce qu’il faut être à un moment donné objectif, et savoir dire stop. A 35 ans, il faut savoir s’arrêter… […] Cette décision m’a été plus ou moins imposée ; à partir du moment où les clubs ne font pas appel à toi, tu as beau être en pleine santé et en pleine forme, d’essayer de faire comprendre aux dirigeants que tu peux rendre service, mais ce n’est pas ce qu’ils attendent, ils ne veulent pas d’un gardien de 35 ans. Personnellement, on m’a presque poussé vers la sortie. Sans opportunité, je ne peux pas forcer les portes. Ça s’est fait progressivement, l’idée a mûri. Quand on n’a plus aucun coup de téléphone, on se prépare progressivement. Ça n’a pas été un arrêt brutal, on s’y prépare mentalement progressivement. J’avais en tête de me préparer jusqu’au mercato hivernal et je n’ai pas tenu, au bout de trois mois j’ai arrêté parce que je pense que je n’avais plus cette fougue et cette motivation pour aller au-delà. Et peut-être qu’à ce mercato hivernal rien ne se serait présenté, et ça aurait été trop brutal à ce moment-là ».

 

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Retranscription Girondins4Ever