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Huard : « Aujourd’hui, on ne parle plus d’équipe type, on parle de groupe, un bloc de 25 joueurs »

 

Le fait de ne pas avoir de onze type aux Girondins de Bordeaux cette année est lié à plusieurs raisons. Gaëtan Huard a tenté de les expliquer, mais est surtout revenu sur la notion de groupe.

 

« Il n’y a pas beaucoup d’écart entre les joueurs quand on regarde à chaque poste… On voit Plasil qui lui aussi tourne, Jérémy Ménez n’est pas non plus constamment titulaire d’entrée. Mais ils participent, ils font des matches aussi. Ils participent à l’évolution du groupe, tout ce qui fait avancer le club, l’effectif, et les résultats […] On peut avoir un condensé de joueurs qui peuvent bien s’entendre. Je trouve que, depuis la reprise, ils prennent du plaisir. En plus, Jocelyn est très droit, il n’y a pas de surprises avec les joueurs, il dit les choses clairement. Quand vous faites toujours jouer le même onze, vous crispez tout le reste à côté. Et comme ils ne jouent pas, quand on fait appel à eux ils ne sont pas bons. C’est ce que faisant Raymond Goethals. Il avait ses onze titulaires, il n’en changeait jamais. Et quand il en faisant rentrer un il disait ‘tu vois, il n’est pas bon, j’avais raison’. La compétition, ce n’est pas l’entrainement. A l’entrainement vous avez des sensations, mais vous n’avez pas le rythme et l’intensité que vous devez avoir en match, dans la compétition. A l’entrainement vous vous engagez, mais ce n’est pas de l’adversité comme un adversaire direct d’un autre club. Là, ce sont des camarades d’équipe, et qui partagent une compétition voire deux, ou plus. Bordeaux, il n’en reste plus que deux, les joueurs vont essayer d’aller le plus loin possible, avec un groupe qui s‘entend bien […] Aujourd’hui, on ne parle plus d’équipe type, on parle d’effectif, de groupe. C’est tout un bloc de 25 joueurs qui sont amenés à jouer, tourner, et apporter les meilleurs résultats.  Il vaut mieux qu’il y ait un bon état d’esprit et que ça marche dans ce sens-là ».

 

Et si aujourd’hui tout se passe bien – les résultats aidant aussi à cela – à l’époque de Gueguette ce ne fut pas tout à fait la même chose.

 

« Il y a un fait que les gens ne connaissent peut-être pas, mais qui n’est plus aujourd’hui d’actualité. Il y avait une époque, quand tu étais sur la feuille de match, quand tu étais remplaçant et que tu ne rentrais pas, tu n’avais pas la prime. Aujourd’hui, quand on parle de notion de groupe, cette notion l’est aussi sur les primes de match. Que tu rentres ou pas, tu as la prime de match. Les choses ont évolué. A l’époque, les joueurs faisaient tout, à cinq minutes de la fin, pour pouvoir rentrer, ils se mettaient d’accord. C’était la moitié de la prime sur le banc mais si tu rentrais, c’était la prime complète. Cette notion n’existe plus ».

GoldFM

Retranscription Girondins4Ever