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Triaud : « Comment puis-je sérieusement empêcher un abruti de lancer un cri raciste ? »

 

A la question de savoir si « Les clubs sont-ils responsables des débordements de  leurs supporteurs ?« , Jean-Louis Triaud, dans Le Parisien, répond NON.

 

« Il faut arrêter de tout mettre sur le dos des clubs. En ce moment, on a l’impression que, lorsqu’il y a un incident, il faut absolument trouver un coupable facile. Et, bien entendu, cela tombe sur les clubs. Ben voyons… Mais chacun doit assumer ses actes. Je vais user de comparaisons exagérées, mais quand un type commet un crime, faut-il s’en prendre à sa mère sous prétexte que le crime a été commis chez elle ? Et moi, si je me fais arrêter pour un excès de vitesse au volant, je ne vais pas faire un procès au constructeur de ma voiture ! C’est moi qui ai choisi d’aller trop vite, ce n’est pas mon véhicule […] Quand je donne ces exemples, cela semble évident. Et, pourtant, quand on parle de football, on dirait que cela devrait être différent. Mais les stades ne sont pas des zones de non-droit sous prétexte qu’on est supporteur. La loi ne s’arrête pas une fois qu’on a passé les contrôles. Le type qui craque un fumigène alors qu’il sait que c’est interdit doit payer sa faute […] Comment puis-je sérieusement empêcher un abruti de lancer un cri raciste ou de jeter un briquet sur un joueur ? Je suis l’organisateur du spectacle. Cela me donne des obligations pour assurer la sécurité de chacun. Je dois aussi assurer un dialogue avec les groupes de supporteurs. Mais cela ne doit pas me rendre responsable de tous les comportements déviants qui pourraient se produire pendant les rencontres. Celui qui sort du cadre légal doit payer. Mais seulement lui ».

 

Le Parisien

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