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La déclaration d’amour de Gautreau à Gourvennec

(Photo NICOLAS TUCAT/AFP/Getty Images)

(Photo NICOLAS TUCAT/AFP/Getty Images)

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Florent Gautreau semble enthousiasmé par la venue de Jocelyn Gourvennec aux Girondins, qui parait être sur le bon chemin, celui de redonner ses lettres de noblesse à notre club. Voici une longue palabre de l’animateur RMC hier soir, sur les ondes de la radio.

 

« Ils ont gagné, ils font un bon début de saison. Ma thèse c’est de dire que les dirigeants  de Bordeaux ont fait un bon choix, enfin, avec cet entraineur. Mais que maintenant en gros il faudrait qu’ils laissent la place, ils le souhaitent eux-même, je parle des patrons financiers, en l’occurrence à M6, Triaud peut-être un peu moins, il a l’habitude, il a l’air de se sentir bien. Mais à un moment donné, il faudrait peut-être changer de stratégie et je me demande si le fait d’avoir cette avancée sportive avec Gourvennec ne va pas permettre justement à aller vers un changement plus global. Le changement, l’arrivée de Gourvennec, c’est bien parce que tout simplement c’est un coach que j’aime beaucoup pour plein de raisons footballistique et extra-footballistiques, je trouve que c’est un gars qui a énormément de recul par rapport à tout. Il a été un des rares, je le redis encore une fois, à prendre conscience de ce qu’il se passait en France. De le dire, de l’expliquer en conférence au moment des attentats, il a fait tout un truc pour dire ce qu’était le foot par rapport au reste. Cela semblait évident mais c’est le seul à en avoir parlé comme quelqu’un d’ouvert au monde. Là je parle de l’extra foot. Maintenant au niveau foot, Guingamp c’est une des équipes à avoir le mieux joué en Europa League. C’était typiquement ce que je crois sur ce qu’est un entraineur, c’est à dire qu’il y a une thèse qui a circulé par moment en disant que parfois dans certaines équipes, avec une bonne auto-gestion entre joueurs, l’entraineur est-ce qu’il sert vraiment à quelque chose ?! L’entraineur c’est ce qu’il va leur faire passer comme message. C’est à dire que dans la tactique, dans l’attitude et dans le discours, il aura fait passer à Guingamp à cette époque, l’idée que l’Europa League c’était jouable, c’était important, qu’il fallait la jouer et on a eu un spectacle formidable. Avec Bordeaux, il fait ce qu’il sait faire. C’est à dire que lui par rapport à ses effectifs pléthoriques dont Sagnol n’avait pas pu s’occuper parce qu’il n’avait pas fait les bons choix, aucune stabilité tactique, là il a une stabilité tactique. Il va prendre les jeunes mais les bons parce qu’il est meilleur, il a l’œil, il sait faire, il a toujours fait. Il a reconstruit des équipes à Guingamp en ayant perdu ses meilleurs joueurs parfois de la même façon. Guingamp était très mal classé, c’était l’an dernier, ils étaient derniers à un moment donné. Il a eu un sang froid total. Et à aucun moment on a été inquiet pour eux, parce que lui il n’a pas changé d’un iota, c’était toujours par le jeu car on parlait de ces entraineurs qui prônaient la sortie par le haut, par le jeu ; il l’a fait. Donc à Bordeaux, il y a eu deux, trois recrutements que l’on n’a pas encore trop vus comme Toulalan qui sont plutôt bien vu. Un cas comme Ménez, c’est typiquement le genre de coach qui va pouvoir le gérer. Si Ménez veut péter les plombs ou si ça ne va pas, il ne pourra rien faire mais en revanche, de lui dire techniquement ce qu’il faut qu’il fasse pour épurer son jeu, c’est lui qui est en mesure de le faire. Il va apporter quelque chose. Je vais élargir à l’avenir, je me dis que comme l’Allemagne l’a fait d’ailleurs dans son foot, être parti du sportif pour arriver à révolutionner leurs systèmes. Les stades, le marketing, etc. Je me dis que Bordeaux, à l’instar de Marseille, Nice ou Paris, c’est une marque, c’est une ville. On parlait des équipes comme Nice où on ne comprend pas pourquoi il n’y a pas d’investisseurs, parce que la Riviera, parce que la renommée internationale… Bordeaux c’est presque encore pire entre guillemets. Bordeaux c’est une marque connue de par le vin. Bordeaux, on peut situer sur la carte. Mais maintenant il faut passer à autre chose, si elle souhaite des investisseurs. Je me demande si ce n’est pas le meilleur des cheminements, de faire l’inverse de ce que l’on fait d’habitude. D’habitude, on dit cherchons des investisseurs, et ensuite développons un projet, et trouvons un entraineur comme McCourt à Marseille pour aller en coupe d’Europe. Faisons du beau jeu, remplissons le Matmut Atlantique, montrons qu’il y a du spectacle à Bordeaux et lorsque des investisseurs viendront pour se renseigner auprès de Triaud comme c’est le cas maintenant, on va leur dire : ‘vous savez à Bordeaux, il y a un coach, il se passe des trucs depuis quelques saisons, il y a des jeunes joueurs formés au club’. Tu vas leur expliquer ça, il y a un stade qui est rempli, peut-être ça vaudrait le coup d’investir. En plus, Bordeaux, la renommée internationale, la marque, le nom, tout ça… Donc, je me dis qu’ils ont enfin fait le bon choix, sportivement parlant et si derrière ça pouvait amener plus que ça, c’est à dire un changement d’histoire à Bordeaux, pour que l’on remette ce club où il est. C’est un club dans l’histoire du foot français qui est important, c’est une ville qui est importante. Je ne sais pas si Juppé va gagner la primaire à la droite mais en tout cas Gourvennec a déjà gagné celle des entraineurs à Bordeaux ».

 

RMC

Retranscription Girondins4ever