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Gourvennec : « J’ai trouvé beaucoup trop de fébrilité chez Jérôme »

(Photo NICOLAS TUCAT/AFP/Getty Images)

(Photo NICOLAS TUCAT/AFP/Getty Images)

 

Sur les ondes de Gold FM, Jocelyn Gourvennec est revenu assez longuement sur le choix d’avoir titulariser Jérôme Prior en début de saison. Le changement et le retour de Cédric Carrrasso est devenu logique après les performances médiocres du jeune portier… :
« Je vais me réexpliquer. Je comprends qu’on puisse dire par rapport à la carrière de Cédric, que Cédric Carrasso, le gardien est meilleur que Jérôme Prior. Par rapport à la carrière et par rapport au vécu et aux qualités sans doute. Simplement, j’ai été très pragmatique sur un timing. Il faut comprendre que quand on a repris la saison, Cédric reprenait à peine l’entrainement collectif. Il a intégré les jeux un peu avant la fin juillet, il a eu le feu vers fin juillet par son chirurgien. On a fait toute la préparation avec Jérôme dans les buts. Début août, Cédric a pu rejouer une première mi-temps contre Lorient. Derrière il y avait un dernier match et j’ai estimé que c’était prématuré que de redémarrer tout de suite avec Cédric, avec très peu de recul sur la manière dont il se comportait en match. C’était logique de continuer avec Jérôme qui avait fait de très bonnes choses en préparation, qui avait été aussi en dents de scie sur certains matches. On est parti avec Jérôme. J’ai beaucoup échangé avec lui. J’ai d’abord eu un discours clair avec lui mais aussi avec Cédric pour leur expliquer. J’ai beaucoup parlé avec Jérôme pour le tranquilliser, c’est un garçon peut être parfois un peu nerveux, réactif quand les choses ne se passent pas comme il veut sur les entrainements ou sur les matches. Lui mettre beaucoup d’apaisement pour qu’il démarre bien la saison. On a continué à voir sur le premier match et sur le deuxième match des petites choses qu’on avait vues. Mais c’était lui qui était le plus prêt pour démarrer le championnat. Après le match de Toulouse où il a énormément subi, ou on a retrouvé de manière un peu plus prononcée encore des choses vues sur le match de Saint-Etienne mais aussi sur quelques matches de préparations – pas tous – des choses qui revenaient. Je n’ai pas vu malgré les échanges que j’ai eus avec lui… J’ai vraiment essayé de beaucoup le tranquilliser, et je trouve que ça n’a pas eu beaucoup d’effet […] La pression ? Ça fait partie du métier que d’assumer ces choses-là. Quand on est compétiteur et qu’on veut jouer, il faut assumer. Jérôme a montré de la fébrilité. Mais ça me paraissait complétement logique qu’il démarre la saison parce qu’il avait fait toute la préparation. C’était aussi mon devoir de changer parce que j’ai trouvé beaucoup trop de fébrilité chez Jérôme et je lui ai expliqué. Le match de Cédric a rassuré tout le monde avec plus de calme, de clarté dans ses décisions. Ça a été un choix assez logique. Il ne faut pas tout mélanger. Il y avait le niveau de Cédric Carrasso en tant que tel et là-dessus il n’y a rien à dire, il fait une grande carrière et c’est un grand gardien. Mais il y avait une question de timing sur le début de saison et je pense que c’était irresponsable de ma part de le lancer avec à peine dix jours de jeux ou de match dans les jambes ».

 

Retranscription Girondins4ever