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[AJ] Rohr : « On me disait que j’étais fou de faire ça trois jours avant Milan… »

Bordeaux-Prague-1996

 

En complément de notre première brève, voici à présent le match retour contre Milan de 1996, raconté par Gernot Rohr alors entraineur de notre équipe. « Ils étaient sûrs de se qualifier. Je voulais voir l’entrainement de veille de match, et ils sont venus avec leurs cravates, les costards, les chemises en soie, mais ils ne se sont pas entrainés. Ils ont juste touché un peu avec les doigts la pelouse, saluer aussi leurs supporters présents… Ils sont venus, ils ont salué, ils sont repartis, pas d’entrainement, rien du tout. Ils se sont en revanche un peu entrainés le matin du match à Galin, avec un réveil musculaire mais rien de tactique. Pour eux, le match était déjà joué […] On savait qu’à 2-0 on serait à égalité. Il suffisait d’un but ensuite. On y croit parce que les joueurs étaient très déterminés, ils étaient très bien préparés mentalement et physiquement. Ils avaient de l’amour propre, et personne ne misait sur nous. C’était pratiquement joué pour tous les journalistes parisiens, ce n’était pas la peine de jouer, on n’avait aucune chance. D’avoir été sous-estimé a mobilisé des forces inouïes et nous a donnés l’envie de créer l’exploit. Dix jours avant on avait battu Metz 4-0, et le jeu avait pris avec Lizarazu-Zidane-Dugarry époustouflants. On avait peut-être le meilleur côté gauche d’Europe avec Witschge et Liza. Après ce match, j’avais donné trois jours de repos, il y en a qui me disaient que j’étais fou de faire ça trois jours avant Milan… Je voulais les laisser se détendre en famille, et je me disais qu’ils nous le redonneraient après. Dès le début du match, on a senti que tout le monde voulait s’imposer dans les duels ».

 

Gold FM

Retranscription Girondins4Ever