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Huard : « On a mis les deux gardiens dans une situation très inconfortable »

Paul Bernardoni

 

Gaëtan Huard ne comprend toujours pas le choix de Willy Sagnol d’avoir titularisé Paul Bernardoni dès son arrivée au club pour le match à Lyon. Selon lui, il fallait lui laisser le temps de s’acclimater à ses nouveaux coéquipiers et son nouvel environnement :

 

« J’avais l’impression qu’ils étaient dans le seau, les deux. On a mis les deux gardiens dans une situation très inconfortable à un jeune âge. Un jeune gardien de tout juste 18 ans, quand il arrive dans un club, je ne comprends pas que quelqu’un qui débarque 48 heures avant, avec le peu d’expérience du haut niveau, avec la pression qu’est Bordeaux par rapport à Troyes… Non seulement il ne connait pas sa défense, sur ce premier match à Lyon, on sent qu’il n’y a pas de connaissance autant lui de ses défenseurs, et autant de ces derniers qui doivent savoir comment joue leur gardien, savoir comment il intervient… Là, il arrive, sans réel entrainement pour lui dire de parler à ses défenseurs, et en plus à Lyon… Sans oublier qu’il n’a pas de chance parce qu’il a joué avec 5-6 défenses différentes  […] J’en ai discuté avec Ulrich la veille de Bastia, et je pense que c’est de protéger Paul parce qu’il a de la qualité. Il faut absolument le préparer au haut niveau, et tu ne peux pas le condamner, tu ne peux pas le bruler. Là, sur tous les médias, il se faisait allumer quoi ! A 18 ans c’est dur de supporter ça. On en a vus à Bordeaux, il y a eu Jug, Valverde… Des gardiens qui n’ont pas réussi à s’imposer malgré des apparitions. En tant que gardien, on n’a pas 50 chances au haut niveau. Là, on lui a donné sa chance, mais de la mauvaise chance ; une chance dans une équipe complètement décimée défensivement. Il y a plein de choses à voir, je dois déjeuner avec lui… Je parlerai avec lui. Cette situation là je l’ai un peu vécue quand je suis rentré à Marseille, les premiers matches étaient difficiles parce qu’il faut t’imposer. Je pense que Jérôme dans ce domaine-là a beaucoup plus de maturité et d’expérience, en plus de la connaissance du groupe. Le plus dur pour Paul, c’est de s’imposer sur le groupe, il faut qu’il parle, qu’il domine son groupe. Quand je suis arrivé à Marseille, je n’avais que des internationaux devant moi, des joueurs chevronnés. J’étais timide au départ, je n’osais pas. Puis j’ai discuté avec certains qui m’ont dit ‘il faut que tu nous bouges’. Et quand j’ai commencé à parler et dominer, tout a changé ».

 

Gold FM

Retranscription Girondins4ever