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Dogon : C’est dommage que ce groupe se soit éparpillé l’année suivante »

Jean-Luc Dogon

 

En plus d’une première réaction que nous vous proposions, en voici une seconde recueillie par Gold FM, la veille de la date anniversaire de Bordeaux-Milan. « On y croyait. C’est des italiens, on reste sur sa faim après le match, sans nous avoir montré plus de choses que ça… Ils finissent toujours par gagner. Mais on y croit, on sait que c’est une des plus grosses d’équipes d’Europe. Si on n’y croit pas, ça ne sert à rien d’aller là-bas… […] On avait perdu à l’aller, on pouvait créer un exploit. On n’a rien changé à nos habitudes, on n’avait rien à perdre. C’était de prendre du plaisir, ne pas avoir de regrets, et il se passait ce qu’il se passait. Au moins donner du plaisir au public, c’était ça l’objectif […] C’est la seule fois à Bordeaux en allant voir le terrain avant le match, où j’avais des frissons. Il se passait quelque chose. Le Virage Sud était déjà là, je n’avais jamais vécu cette ambiance, cette atmosphère particulière, c’était déjà la fête. C’est la seule fois où je me suis dit ‘wahou, il y a quelque chose’. A l’échauffement, le stade était complètement plein déjà. On regardait les milanais qui s’échauffaient, certains faisaient un toro et étaient morts de rire, les plus vieux ont commencé à parler et nous chambraient. On était un peu vexés qu’ils nous prennent à la légère comme ça. Quelque part, ils nous ont mis dans de bonnes conditions […] Dans la semaine suivante, j’ai senti l’impact que ça avait eu dans la ville. Les gens t’arrêtaient et te disaient merci, c’était surprenant ».

 

Il a cela dit un regret quelques années plus tard. « C’est dommage que ce groupe se soit éparpillé l’année suivante. J’aurais aimé que ce groupe vive une année de plus ensemble, parce qu’en championnat on aurait fait un truc ». Cela n’en reste pas moins un excellent souvenir. « Au niveau émotion, cela reste un moment important. Mais pour moi le moment important reste la montée en première division avec Bordeaux, mais pour d’autres raisons. Mais au niveau émotion, il n’y a pas mieux […] On fait du football pour vivre des moments comme ça. Je pense que ça peut encore arriver ».

 

Retranscription Girondins4ever