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Huard : « Ça faisait beaucoup de changements alors qu’on a besoin de stabilité »

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Sur Gold FM, Gaëtan Huard est revenu sur le départ de Willy Sagnol. « Il devait se passer quelque chose. Il faut regarder certes devant mais aussi derrière. Quand tu tournes à une moyenne de quatre buts encaissés par match, cela devient inquiétant. Forcément, il faut faire quelque chose. Savoir si c’est la meilleure solution, on saura par la suite, mais c’est compliqué de ne rien faire. On parle toujours des joueurs qui lâchent l’entraineur mais ça m’a toujours fait rire. Moi, si je n’aimais pas l’entraineur, mon travail c’était celui de ne pas prendre but et que l’équipe gagne, entraineur ou pas, je n’ai jamais calculé. Je n’arrive pas à comprendre cette pensée-là. Après, sur les dernières prestations on prenait trop de buts, c’était catastrophique, on a perdu ce lien et cette liaison de continuité, de solidité qu’on avait. On n’a plus rien. On se retrouve sans âme. J’étais inquiet en voyant qu’on est à cinq points du premier relégable. Je vous confirme que ça va être très compliqué contre Bastia et que ça va être très chaud pour la suite […] Je pense qu’il y a des faits qui sont rarissimes, on oublie tous de mentionner les absents sur blessures graves, les absences des cadres. Heureusement qu’on a eu des jeunes qui ont pu palier, mais là ce n’est plus palier c’est composer. Maintenant c’est l’ossature de l’équipe, en plus avec des joueurs nouveaux qui n’ont pas beaucoup joué […] Ce n’est pas en changeant perpétuellement l’équipe… Dans la situation où on est, on ne devrait presque pas avoir de surprise quand la composition d’équipe sort. C’est très mal venu pour trouver une homogénéité surtout dans des moments comme ça, d’avoir une confiance et une régularité. Ça fait beaucoup de changements pour une équipe qui a besoin de stabilité ».

 

Il revint également sur la mentalité et le pouvoir des joueurs, qui peuvent décider ou non du sort d’un entraineur… « Aujourd’hui, c’est vrai, ce sont les joueurs qui décident, mais à l’époque non. On avait le respect du maillot, du club où on était. Je n’ai jamais décidé face à mes entraineurs, je les écoutais, j’essayais de suivre la donne. Bien sûr que j’ai aussi eu des entraineurs avec qui ça a tourné, mais je n’ai jamais dit ‘avec le nouvel entraineur c’est bien’. C’est un métier qui est très dur, je le vois et je ne leur envie pas leur place. La gestion humaine dans le monde du travail, pas que dans le foot même si en plus dans le football il y a des égos, l’être humain est très difficile et compliqué. Tu as des droits et des devoirs, et le devoir c’est de te battre pour le club qui te paye gracieusement ».

 

Retranscription Girondins4ever