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Triaud : « A un moment, il faut lui en mettre une »

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Sur Gold FM, Jean-Louis Triaud est revenu sur sa manière de gérer la crise lors du mois d’octobre. « On me dit toujours ‘Ah Président, vous êtes trop gentil, il faut taper sur la table’. Ça n’a jamais fait gagner un match, il faut en être conscient. Alors après, il n’y a pas de méthode qui puisse s’appliquer à tout le monde. Il y a des garçons qui ont besoin d’être secoués et d’autres encouragés. Il faut adapter son discours en fonction de l’interlocuteur. Mais c’est vrai qu’on ne peut pas tout le temps sanctionner, punir, il faut aussi encourager. Je vais prendre un exemple, je ne veux pas choquer mais, les meilleurs dresseurs de chiens de chasse sont ceux qui procèdent avec douceur, calme, tranquillité, sérénité. Les types qui dressent à coups de bâtons, c’est moins performant que ceux qui les dressent différemment. Le parallèle est peut-être osé avec les joueurs (rires). Quelqu’un qui est dans le doute, plutôt que d’être matraqué, il préfère être rassuré et encouragé. Mais il faut les deux. A un moment tu ne peux plus lui dire que ce n’est pas grave, il faut lui en mettre une. Tu lui dis maintenant ça suffit. Après, une fois que tu lui as dit que ça suffisait et que tu as mis les points sur les i, comment on s’en sort ?! Pas à coups de matraque. En étant solidaire, en soutenant, en encourageant, en les mettant dans les meilleures dispositions. Je dis toujours à ceux qui nous écoutent et qui sont comme moi, qui n’ont pas eu la chance d’être sportif de haut niveau, et qui n’ont pas joué dans des stades de 20-25-30000 personnes… Quand on a 20 ans, qu’on est au milieu d’une pelouse et qu’on se fait siffler par le public parce qu’on n’est pas à la hauteur des attentes et de l’évènement, ce n’est pas facile à vivre, les gens ne se rendent pas compte. C’est gros comme pression. Ces gens-là, plutôt que de leur remettre une couche supplémentaire,  il vaut mieux les aider et les encourager ».

 

Les caméras étaient justement braquées sur lui, à Sion, en pleine discussion avec Jaroslav Plasil au retour des vestiaires. Le Président, au bord du terrain, y est allé de son petit conseil personnel. « J’essaie d’être toujours à l’écoute, disponible. A Sion, c’était parce que j’avais remarqué personnellement un petit truc, et j’en ai fait part à la personne concernée ».

 

Pour mettre les choses au clair, il adresse un message aux critiques à son encontre. « On dit que les dirigeants ne connaissent rien au foot. Je veux bien entretenir cette légende, pour faire plaisir, surtout moi qui vient du rugby. Ça fait 20 ans que je vois des matches de foot. J’en vois plus que beaucoup parce que je regarde par intérêt et par plaisir, mais aussi pour raisons professionnelles plein de matches qui ne nous concernent pas forcément directement ».

 

Retranscription Girondins4ever