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Vigneaud : « Sans cette intervention de NDT, ce stade n’aurait pas été construit »

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Jean-Paul Vigneaux, auteur du nouveau livre « Une belle histoire », raconte qu’il n’y a pas que du métal et du béton dans cette aventure qu’est le Matmut Atlantique. « C’est une aventure humaine, derrière tout cela il y a des hommes. J’ai demandé à consulter un peu les fichiers et je me suis aperçu que 3435 personnes ont participé à la construction de ce stade, ce sont les personnes badgées et autorisées à pénétrer sur le chantier. Avant le béton et le fer, c’est une aventure humaine ». Mais ce qui fait que ce stade est unique et beau, c’est bien et bien son architecture et sa partie métallique. « Le béton, c’est beau, mais c’est lourd. Là, ça fait un peu comme de la dentelle. C’est l’un des rares stades métalliques, il n’y a que le socle qui est en béton. La partie métallique est plus lourde que celle de la Tour Eiffel ».

 

Il remarque qu’à chaque fois qu’un stade a été retouché ou construit, c’est uniquement grâce à de grands évènements. « Tous les stades de Bordeaux sont nés au fil des Coupes, d’Europe, du Monde. Le stade Chaban a été inauguré en 1938, après un premier stade en 1924 qui a été détruit. C’est pour la Coupe du Monde qu’en 1938 on a construit un grand stade. En 1984-1985, on le rénove pour les Girondins. En 1998, on le rénove pour répondre aux normes de la Coupe du Monde. Et aujourd’hui, c’est encore pour répondre aux normes de l’Euro ».

 

Jean-Paul Vigneaud Livre Nouveau Stade 2

 

L’idée, née de Claude Bez, n’avait pas vraiment convaincue Alain Juppé à l’époque. « Alain Juppé était clair et le dit encore aujourd’hui, il n’était pas favorable à la construction de ce stade. Là encore c’est l’histoire politique a fait que. La campagne municipale arrive et son adversaire, Alain Rousset, lui suggère. Juppé tenait à stade Chaban, et voulait le rénover, mais la commission Seguin n’a pas voulu ».

 

C’est vraisemblablement grâce à M6 et Nicolas de Tavernost que l’idée a pu se concrétiser. « Sans les Girondins, le nouveau stade n’aurait pas été construit. Le club a fait des études, et imagine un stade… La jauge de 42000 n’est pas un hasard, ce sont les calculs, avec un coût de 165 millions d’euros, au départ. Un jour, Nicolas de Tavernost va voir Alain Juppé et lui dit ‘si vous faites un stade, les Girondins apportent 100 millions d’euros’. 20 millions cash, et 80 millions dans le cadre d’un PPP. Sans cette intervention de NDT, ce stade n’aurait pas été construit ».

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