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Sagnol: « Grâce à Triaud, ça a fait tilt! »

 

 

Finalement choisi par Bordeaux, aux dépens de Zinédine Zidane, Willy Sagnol ne s’attendait pourtant pas à bouleverser sa carrière en se lançant si tôt comme entraîneur. L’ancien munichois est revenu sur les premiers contacts avec les Girondins dans une interview accordée à l’hebdomadaire France Football, évoquant notamment sa longue réflexion avant de prendre sa décision :

 

« Des contacts ont été noués, il y a plusieurs semaines, avec les dirigeants et le président Jean-Louis Triaud en particulier. Au début, j’étais surpris, voire circonspect. J’ai vécu en Allemagne pendant douze ans, j’aime les choses carrées, planifiées, organisées et la reprise d’un club comme entraîneur ne faisait pas partie de mon plan de carrière dans l’immédiat. Mais une réflexion s’est engagée, professionnelle et personnelle, car il fallait de nouveau faire bouger ma famille. J’étais en activité avec l’Équipe de France Espoirs et à la FFF. J’ai mûri petit à petit ce projet bordelais pour me lever un matin et dire banco ! C’était le bon moment. »

 

 

Egalement courtisé par l’Olympique Lyonnais, Sagnol a pris conscience de sa chance de pouvoir débuter sa carrière d’entraîneur en première division française, ce qui a bousculé sa prise de décision : « En plus, à côté, j’avais également un contact avec un autre très bon club français (Lyon). Je me suis dit que dans deux ou trois ans, je n’aurais peut être pas mieux. Je n’ai donc pas attendu que le train repasse, je suis monté dedans. Direction Bordeaux ! (…) Déjà, c’est la L1, et ce n’est pas rien pour un jeune entraîneur qui débute. Il n’y a que vingt places et elles sont chères. Manager Bordeaux pour un démarrage, c’est très gratifiant et je prends cette responsabilité comme un honneur et une fierté. Mais cette opportunité s’inscrit également dans une progression rapide et logique. »

 

 

Mais un second élément, en plus de « l’histoire » des Girondins, a facilité la décision du nouvel entraîneur bordelais : les différentes discussions avec Jean-Louis Triaud, qui se sont révélées décisives dans son choix de rejoindre la Gironde : « C’est vrai. Je n’étais pas sur le marché. Et puis, c’est quand même Bordeaux! C’est un club qui pèse en France, avec son histoire, un beau palmarès, un environnement et bientôt un nouveau stade flambant neuf. Ce panorama force la réflexion. J’ai été aussi très sensible au discours de Jean-Louis Triaud. On a vite accroché tous les deux. Il y a eu un feeling très rapide. Toutes proportions gardées, parce que ce sont deux personnages différents, le président Triaud m’a rappelé Uli Hoeness au Bayern Munich. Leur approche humaine est identique. Une histoire d’hommes s’est déjà installée entre nous pour conduire au sportif. Cette démarche me plaît. Grâce à lui, avec Bordeaux, ça a fait tilt ! »

 

 

Mais finalement, prendre place sur un banc de touche des Espoirs n’a fait qu’attiser la flamme pour Willy Sagnol, souhaitant dès lors s’engager dans un nouveau projet, « un vrai beau projet », avec les Girondins de Bordeaux : « C’est un vrai beau projet dans un vrai beau club avec, peut être, des moyens un peu moins élevés que le grand Bordeaux d’une époque pas si lointaine mais qui restent conséquents. Et puis ce n’est pas parce qu’on a moins de moyens que certains que l’on ne peut pas avoir des ambitions. »