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Sertic et les à priori sur les footballeurs

 

Grégory Sertic, dans Génération Gambardella sur GirondinsTV, a évoqué ses débuts et ses premières classes dans le football. L’occasion aussi pour lui de rappeler que l’on n’arrive pas professionnel par hasard, et qu’il y a des sacrifices à faire. Bien sur, il y a aussi « une part de chance », mais cela passe avant tout par le travail et une jeunesse mise de côté pour atteindre cet objectif.

 

« Les gens se disent : les footballeurs, ils tapent dans un ballon et ils gagnent beaucoup d’argent. Mais avant d’en arriver là, les débuts ont été difficiles. Comme moi, à 12 ans tu pars à Clairefontaine, tu quittes tes parents, tes amis… Tu te retrouves dans un centre, tu es enfermé tout le temps. Tu vas juste au collège, tu rentres et tu tapes dans un ballon. Le soir, t’es enfermé car Clairefontaine c’est dans une plaine, tu n’as pas le droit de sortir. Pendant trois ans, c’est super dur. Après, tu apprends ton métier, mais il ne faut pas oublier qu’on n’a pas tellement de jeunesse. Tu ne peux pas profiter, sortir comme tu voudrais. C’est difficile, mais ça en vaut le coup, quand on y arrive. »

 

Quand on y arrive, oui, car il y beaucoup de joueurs, pour peu d’élus au final. « Les joueurs qui n’arrivent pas à devenir professionnels se disent ‘pourquoi tant d’efforts pour rien ?’. Malheureusement, il y en a beaucoup qui restent sur le carreau. Je fais partie des privilégiés et je suis fier d’avoir fait tous ces sacrifices pour en être arrivé là aujourd’hui. Quand j’entends certaines personnes dire ‘taper dans un ballon c’est facile’, ils ne savent pas ce qu’il y a avant ».

 

 

Retranscription Girondins4ever de GirondinsTV

 

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