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NMB : « Si tu accroches un satellite.. »

 

Interrogé sur sa bonne forme actuelle dans L’Equipe, Nicolas Maurice-Belay revient sur sa formation, qui ne l’a jamais réellement poussé à marquer plus. Il est plus formé au beau jeu et à la passe. : « Ces derniers temps, je faisais pas mal de choses sans être récompensé, ça fait plaisir […] En formation, mes éducateurs m’en parlaient, mais, comme je donnais souvent des passes décisives, on le laissait tranquille. A 16-17 ans, quand je m’entrainais avec les pros (à Monaco, je n’étais pas ridicule, loin de là. L’étiquette, ça a commencé à Sochaux. Dès mon arrivée en 2007, j’ai entendu ‘Il a pas mal joué, mais ça sert à rien car il ne marque jamais’. Ça m’a déçu car ce n’est pas ma vision du foot. J’ai été formé à l’INF où on est structurés de manière très collective. Plus jeune, je marquais un peu plus, mais ça ne me faisait pas sauter de joie. Les trophées du meilleur joueur, je m’en fichais un peu. J’étais dans une pratique du beau jeu, les passes, l’équipe… Si je mets un but du tibia, je ne suis pas content ».

 

Sur ses stats : « C’est vexant et inhibant. A force, tu finis par avoir une peur de mal faire. Tu te dis que même si tu tires à bout portant, le gardien va l’arrêter et qu’il va se trouer sur un tir lointain de ton pote. […] J’avais le sentiment de pédaler dans le vide. Alors j’ai forcé les choses. Je tirais dans des angles impossibles… Ce n’était plus moi. Résultat, j’ai traversé une mauvaise passe. En fait, je me trompais de combat. Tu dois garder ce que tu sais faire et essayer de progresser à côté. […] Là où je le travaillais plus, c’est à l’entrainement. Il n’y a ni journalistes, ni supporters, tu sais même que si tu accroches le satellite, on ne va rien te dire. Mais c’est aussi une question de conviction ».

 

L’EQUIPE PAPIER

Retranscription Girondins4ever