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Carrasso : « On n’est pas favoris »

 

Interrogé par L’Equipe avant le non-match à Troyes en coupe de France, le gardien bordelais ne s’attendait à un match facile… Mieux, il n’estimait pas que son équipe faisait figure de favorite.

 

 

« Cette année, notre parcours est vraiment bizarre. Un peu comme nous d’ailleurs, on est capables de tout mais on ne sait jamais dans quel sens cela va tourner. Nous n’avons eu que des victoires pas nettes, à l’arraché. Raon l’Etape, c’était assez compliqué (2-2, 5-3 tab) ; Châteauroux pareil, on doit perdre, on gagne à la fin (2-3) ; Moulins, je n’en parle même pas (1-2), à Lens, après une première période ratée, on revient bien mais on se met la pression tout seuls jusqu’au bout (2-3)… Le seul truc, c’est que j’ai pris deux buts à chaque fois ! (Rires). Après, c’est aussi la seule compétition que tu peux gagner sans marquer un but ! Donc, ça c’est bien pour nous !»

 

 

« Ce n’est pas le vingtième de L1 qu’on joue mais une demi-finale de Coupe de France. J’en ai vécu trois. Deux victoires avec Marseille à domicile 3-0 (contre Rennes en 2006, Nantes en 2007), une défaite à la maison avec Toulouse, contre Guingamp, une L2 (1-2, 2009). Il n’y a pas de vérité à ce niveau-là, c’est du 50-50. Le piège, ce serait de se projeter comme avec Toulouse. « C’est une D2, on est sur une super dynamique, ça va passer si on est sérieux. » On a été sérieux mais on est tombés. Troyes souffre sur la longueur en Championnat mais réussit en Coupe parce qu’il a l’expérience, avec des joueurs comme Nivet et Bréchet qui connaissent ce genre de rencontres. C’est presqu’un avantage sur nous. Il ne faut pas tromper, on n’est pas favoris. »

 

 

« Ce match est important. Il amène au Stade de France, un objectif pour tout footballeur. Il permettrait aussi d’avoir une fin de saison super excitante et pas en roue libre, même si c’est une façon de parler car on fera le boulot. Là, on sent que c’est la fin de saison, là où tout se joue et c’est bon. Et puis, à Bordeaux, ce trophée est attendu depuis longtemps (1987). La Coupe de France est devenue mythique, rien à voir avec les victoires en Coupe de la Ligue, ça n’a pas la même saveur. Tout le monde veut y aller, les gens en parlent, c’est génial. Il y a quelque chose de beau à jouer. »

 

L’Equipe