Triaud revient sur la cuvée 2009

    Très bon article aujourd’hui sur le site de l’Equipe, qui a interrogé Jean-Louis Triaud sur le devenir relativement chaotique des joueurs titrés en 2009 : lire l’article

     

     

    Pour résumer :

     

    Wendel : «en surrégime» cette année-là

    Chalmé : visait à l’époque l’équipe de France (on ne se moque pas) et qui a eu «un coup de moins bien»

    Diawara : «S’il était resté avec nous plutôt que de partir à Marseille, je me demande si on n’aurait pas été champion deux années de suite»

    Planus et Trémoulinas «toujours été au niveau»

    Chamakh, Gourcuff et Diarra : «Ce sont des garçons qu’on a eu la chance de faire venir à un moment où ils ne jouaient pas beaucoup. Quand ils sont arrivés, cela a été une bouffée d’oxygène pour eux. Ça les a probablement régénérés. Ils se sont épanouis avec un entraîneur (Laurent Blanc) qui leur convenait bien, dans un groupe qui leur convenait bien. Peut-être qu’en quittant Bordeaux, ils n’ont pas retrouvé tous ces ingrédients qui faisaient partie de leur réussite».

     

    Il entre ensuite plus dans les détails pour les trois stars de l’époque :

    Chamakh «A Arsenal, il a été victime des choix de Wenger qui ne joue qu’avec un attaquant. Et quand tu as van Persie dans ton effectif, c’est compliqué de faire jouer Chamakh. Mais ça m’étonne quand même dans la mesure où lorsque van Persie a été blessé, Marouane avait pas mal joué et il s’était montré plutôt efficace. Après, il a disparu du paysage. Le voir en situation d’échec à West Ham, c’est très surprenant, mais quand un attaquant ne joue pas, c’est difficile de revenir après. Un retour à Bordeaux ? C’est l’Arlésienne, ça. On a toujours pensé qu’il pourrait revenir s’il le souhaitait. Sauf qu’il a envie de réussir en Angleterre et que son salaire n’est plus adapté au climat bordelais»

     

    Gourcuff «C’est certainement un garçon qui a du talent et lui aussi a réussi à faire une très belle saison à Bordeaux. Il s’est épanoui chez nous. Peut-être qu’il lui fallait un cadre particulier qu’il n’a pas retrouvé à Lyon aujourd’hui. En plus, il a connu pas mal de pépins physiques alors que c’est quelqu’un qui a besoin de jouer, d’enchaîner les matches. C’est un talent qui a besoin de circonstances particulières pour s’épanouir complètement. Ici, il était extrêmement détendu au quotidien. Il n’était pas du tout introverti, mais vraiment ouvert. Après, il y avait déjà des sujets qui le crispaient dès qu’ils étaient abordés : le foot, son positionnement, sa façon de jouer, ses relations avec la presse,… Dès qu’il y avait une demande d’interview, il fallait que ça soit validé par son conseiller. C’était une organisation compliquée»

     

    Diarra «Déjà chez nous, il avait réalisé une dernière saison moins riche. Il y a des garçons qui sont, à un moment de leur carrière, moins mobilisés. Je ne sais pas quel âge a Alou (31 ans, NDLR). Peut-être qu’il avait moins de passion».