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Un stade très cher ?

Suite aux rapports annuels de la DNCG (accéder aux rapports), sortis la semaine dernière, Pierre Hurmic, Président du groupe Europe Ecologie Les Verts au Conseil municipal de Bordeaux, s’interroge sur la capacité des Girondins à pouvoir payer le loyer du stade sur 30 ans en tenant compte de l’endettement du club (14 M€ sur le dernier exercice, 3è club le plus endetté de L1) et d’une affluence au stade de plus en plus faible.

 

Voici son site : l’interrogation de Pierre Hurmic.

 

 

 

« La commission de contrôle des clubs professionnels de la direction nationale du contrôle de gestion, organe de la ligue de football professionnelle, a rendu public le 4 mars dernier son rapport annuel 2011/2012.
 
On y relève plusieurs informations très instructives au regard de notre situation locale :
 
– d’une part, que le club des Girondins de Bordeaux est le troisième club le plus endetté de France avec un déficit qui a doublé en 1 an passant de 7ME à 14.2ME,
– d’autre part, que la commission s’interroge sur les partenariats public-privé, qui « font que le club, n’est que l’utilisateur du stade et n’a pas au quotidien une maîtrise de l’équipement » et souligne « cette spécificité, lorsqu’on la compare aux modèles vertueux qui nous entourent et dont il convient de s’inspirer »,
– enfin, la commission mentionne que l’ »effet « résultat sportif » demeure prégnant sur la fréquentation du stade, fut-il neuf ».
 
Ces 3 informations nous amènent à trois questions quant au projet de grand stade à Bordeaux :
 
– vu le rythme de son endettement, le club des Girondins de Bordeaux aura-t-il les moyens de faire face à ses futures obligations de redevances ?
– les « modèles vertueux » dont parle la commission (où les clubs sont propriétaires de leur stade) ne correspondent pas au modèle français de PPP. Le modèle de PPP en France et à Bordeaux en particulier, sera-t-il à même de répondre aux attentes du public et aux impératifs financiers auquel il devra faire face alors que les exemples vertueux de l’étranger ne s’inspirent pas de ce modèle ?
– le taux de remplissage moyen des Girondins de Bordeaux pour cette saison est de 58.9% avec une moyenne de 20 442 spectateurs/match (20 712 spectateurs/match lors de la saison dernière). Si le PSG, organe de communication touristique du Qatar, avec ses moyens décuplés, devient leader incontesté du championnat français, comment les équipes moyennes comme celle de Bordeaux, qui n’ont pas les moyens de rivaliser, vont-elles pouvoir remplir le nouveau stade de 43 000 places ? »