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Gillot « L’effet de surprise »

Voici la traditionnelle conférence de presse d’avant-match de Francis Gillot. Il espère surprendre l’adversaire grâce a un groupe quasiment au complet. Il mettra en place un turn-over sachant que les Girondins auront 3 matchs à disputer en une semaine. Pour le déplcement samedi à Valenciennes, il s’attend à un match compliqué.

 

 

Francis Gillot s'est présenté à la conférence de presse

 

 

 

Point-presse de Francis Gillot (GirondinsTv)

 

 

 

Francis, cela fait-il du bien de retrouver un effectif au complet après 15 jours de trêve internationales?

 

Oui, comme d’habitude. Nous avons fait des oppositions contre les U19 et la CFA. Aujourd’hui, j’ai pris quelques
jeunes. Nous voulions alterner du travail court sur des petites surfaces mais il est vrai que nous avons aussi besoin d’avoir des surfaces plus grandes sur 15 jours. C’est pour cela que nous avons fait deux oppositions contre des équipes du club.

 

 

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de travailler de cette manière ?

 

Je voulais voir certaines choses, des systèmes et des joueurs. C’est fait pour vous brouiller les pistes aussi (rires). Demain, ce sera à huis-clos, je mettrais l’équipe qui devrait démarrer ce week end. Ce n’est pas pour vous surprendre vous mais pour l’adversaire. Nous avons un avantage par rapport à certaines équipes car nous pouvons évoluer avec plusieurs systèmes. Avant de recevoir la feuille de match, ils ne peuvent pas savoir comment nous allons jouer. J’ai beaucoup de joueurs disponibles en ce moment, cela rend d’autant plus compliqué les choix de l’entraîneur adverse.

 

 

La trêve n’a-t-elle pas permit de remettre à niveau certains joueurs en manque de temps de jeu tel que Plasil par exemple ?

 

Oui, c’est bien tombé. Ludo (Obraniak) s’est fait expulser. Il n’a joué qu’un match et il est rentré plus tôt. Pour Landry (Nguemo), c’est dommage car il n’ pas joué ce second match alors qu’il avait besoin de temps de jeu. Jaro (Plasil) a joué 70 et 45 minutes. J’ai à l’esprit les trois matches à venir pour partager les temps de jeu et arriver au troisième match avec des forces vives. J’ai déjà en tête cette série des trois matches même si je fais avec les joueurs qui ont joué en sélection ou non.

 

 

Envisagez-vous à chaque fois le match de championnat en pensant à la série qui suite ?

 

Oui, mais c’est une ébauche. Nous ne pouvons pas prévoir les équipes à cause des blessés, des méformes ou autres mais j’ai une idée pour les trois matches qui arrivent.

 

 

Trois matches en une semaine pour les Girondins !

 

 

Le rythme sera à chaque fois le même. Une série de matches avec l’Europa League et puis une trêve. Cela vous convient-il ?

 

Non, jouer à 14h ne me convient pas du tout. Je pense que s’ils ont fait cela, c’est certainement qu’ils ne pouvaient pas faire autrement. Nous sommes tombés à 14h, il faisait 35 degrés contre Nice et nous avons été un peu surpris. Pour la chaleur, cela devrait s’arranger. Contre Ajaccio, je pense que ce sera mieux au niveau du temps.

 

 

Êtes-vous surpris de voir Valenciennes à ce niveau-là ?

 

Oui et non. Ils sont capables, d’être dans les cinq ou six premiers, peut-être pas sur une période très longue. Mais en ce moment, ils sont bien. Ils sont sur une bonne série même s’ils ont perdu à Lyon. J’ai vu le match, ils pouvaient faire mieux. Il y a de l’envie, ils n’ont pas trop de blessés. Nous savons que ce sera compliqué là-bas, comme d’habitude. L’année dernière nous avons gagné un peu miraculeusement. Cette année nous avons plus d’arguments mais ce sera encore difficile.

 

 

N’avoir eu personne au Mercato ne vous met-il pas sur la corde raide, surtout au niveau des défenseurs centraux ?

 

Bien sûr, un entraîneur veut toujours des joueurs. C’est plus simple de faire une équipe avec 30 joueurs. Aujourd’hui, il faut faire avec. D’autant plus avec la suspension de Sané, cela ne m’arrange pas. C’est une évidence, il ne faut pas avoir de blessés derrière. Il y a des postes où je suis un peu plus fourni mais en défense centrale ce n’est pas du luxe de n’avoir que trois joueurs. Mais si nous vendons Ciani 1.5 ou 2 millions ce n’est pas pour acheter quelqu’un à 3 millions. Aujourd’hui, pour avoir un joueur, il faut en prendre un bon et quelqu’un qui est bon, il est cher.

 

 

En quoi Lamine Sané va-t-il vous manquer ?

 

Il est polyvalent. C’est une bonne chose. Il a une grosse qualité de vitesse et il s’adapte bien au milieu et derrière. Nous le mettons un peu à toutes les sauces et il s’en sort toujours bien. C’est un joueur qui était convoité à l’intersaison et j’ai demandé au président de le garder.  Pour moi, c’est une pièce maîtresse de l’équipe.

 

 

 

 

Avez-vous dégagé une équipe type ?

 

Non, je ne veux pas dégager d’équipe. Justement, je pense pouvoir compter sur tout le monde. C’est notre avantage aujourd’hui. Je ne peux pas tourner avec onze ou douze joueurs et mettre toujours les mêmes. Je sais que si je change un joueur par un autre, il va me donner satisfaction. C’est cette optique-là qui m’intéresse.

 

 

Est-ce facile de motiver les joueurs durant une trêve internationale, sachant que le prochain match a lieu 15 jours plus tard ?

 

C’est toujours le danger. J’ai supprimé une séance car nous avions bien bossé le matin donc j’ai enlevé l’après-midi. Nous avons bien travaillé, avec un bon état d’esprit. Ils savent aussi que la concurrence existe. C’est un avantage pour moi.

 

 

Avez-vous des doutes sur la manière dont ils vont repartir après cette trêve ?

 

Oui, mais c’est pareil pour tout  le monde. Aujourd’hui, nous avons vécu tellement de trêves que nous ne nous posons même plus la question (rires). Le but étant de récupérer tous les joueurs en bon état après les sélections. Tous les entraineurs sont dans le même cas.

 

 

Concernant vos trois blessés, comment vont-ils ?

 

Mathieu (Chalmé) et David (Bellion) vont reprendre avec le groupe dimanche pour le décrassage. Par contre, Fahid (Ben Khalfallah) est un peu de retard sur le programme, c’est le seul.

 

 

 

 

Yoan Gouffran a écourté sa séance ?

 

Oui, il a une douleur au genou et au tibia. Il va s’entraîner demain matin. Ce n’est pas bien méchant.

 

 

Cheick Diabaté n’a pas participé à la séance ?

Non, il a une petite entorse. Il a pris un petit coup sur le genou aussi. Hier, c’était une momie (rires). Aujourd’hui, il va mieux.

 

 

Bordeaux reste sur une bonne dynamique. Certains joueurs parlaient de la « haine » de la défaite. Cela s’inculque-t-il ?

 

C’est marrant qu’ils parlent comme cela maintenant. Qui vous a dit cela ? (rires). Si c’est un joueur de 20 ou 30 ans c’est différent. Bien sûr, nous n’aimons pas perdre et nous voulons aller le plus loin possible. Un lendemain de match est toujours plus plaisant quand il n’y a pas de défaite. Même dans le cas d’un match nul comme à Nice, nous sommes déçus mais nous gardons cette dynamique. C’est dommage car il y avait la place pour gagner. Aucun joueur ne vous dira aimer la défaite.

 

 

Ce changement de mentalité passe-t-il par l’entraînement ?

 

Oui, je vois du changement. Les taureaux sont plus dynamiques. Durant le tennis-ballon, les joueurs ont envie de gagner. Tout passe par l’entraînement.

 

 

 

 

Vous avez très peu marqué lors des derniers matches. Est-il important de retrouver l’efficacité ?

 

Oui, c’est un problème récurrent. L’année dernière, cela s’est décanté sur la fin pour terminer dans les cinq ou six meilleures attaques. Nous souhaiterions marquer plus. Nous en mettons quand même trois en une mi-temps contre Belgrade. Contre Nice, nous avons les occasions avec deux ou trois situations où nous devons marquer. Le manque d’efficacité est clair mais c’est un peu le problème de toutes les équipes. Si nous marquons trois fois contre Nice, il n’y a rien à dire. J’espère que nous les avons gardés pour les matches à venir.

 

 

source: girondins.com