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La réaction des coaches

«Francis Gillot, Bordeaux a-t-il laissé passer sa chance en première mi-temps ?
Quand on vient à Dijon, qu’on a la possibilité d’avoir au moins deux buts d’avance à la mi-temps et que finalement, on perd, il y a forcément de quoi être déçu.

 

Avez-vous payé un manque d’efficacité de vos attaquants ?
Oui, c’est possible. Ou peut-être le terrain difficile. En réalité, nous avons réalisé une seconde mi-temps absolument catastrophique. Dijon ne pouvait marquer que sur un contre ou sur un coup de pied arrêté. Et comme nous avons commis des erreurs de marquage… Encore une fois, nous encaissons des buts évitables.

En seconde période, Bordeaux n’a pas réussi à se procurer d’occasion, hormis en toute fin de match, quand Dijon menait 2-0. On a l’impression que vous équipe est sortie du match…
Elle est sortie du match. Mais quand on sort du match, il faut savoir se montrer solide derrière, être rigoureux, ne pas encaisser de but et se relancer ! Cela, nous n’avons pas su le faire. Si on a deux buts d’avance et qu’on sort du match, même si l’adversaire parvient à marquer, on a encore le temps de se retourner. Mais à partir du moment où nous avons encaissé le premier but, c’était plié. Je savais que nous ne pourrions pas revenir. Et comme Dijon a marqué le deuxième très rapidement… Mais quelque part, je ne suis même pas étonné de ce qui s’est passé ici…

 

C’est-à-dire ?
J’avais été obligé d’effectuer un rappel à l’ordre cette semaine à l’entraînement.

 

A cause d’un relâchement, suite aux derniers bons résultats ?
Oui, un peu… Et puis, c’est difficile de préparer un match aussi important quand on se retrouve à dix ou douze sur le terrain pendant plusieurs jours. Nous avions beaucoup d’internationaux pris par leurs sélections respectives. Or, j’ai une équipe fragile, qui a besoin de cohésion, qui a besoin de temps pour travailler ses automatismes. Cette trêve internationale a coupé une dynamique…»

 

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Carteron

«Une finale pour nous face à un concurrent direct pour le maintien. Cette victoire est précieuse. Après quatre défaites consécutives, certes contre quelques grosses équipes, j’avais avec mon staff effectué un gros travail mental lors de la trêve internationale. A la mi-temps, même si nous avions souffert pendant quarante-cinq minutes, j’ai tenu un discours positif, sachant que nous pouvons marquer à n’importe quel moment. L’important était de gagner, et peu importait la manière.»

 

 

L’Equipe