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Gillot : « se faire violence »

 

 

Francis Gillot, s’est exprimé lors de la conférence de presse hier. Il est revenu sur le début de saison des bordelais et espère bien sur prendre les 3 points face à Valenciennes.

 

Francis, votre groupe joue et est motivé. Cela est de bon augure…

 

Oui, cela a toujours été comme ça depuis le début. Ce n’est pas pour autant que nous avons gagné les matches. Il vaut mieux avoir un groupe comme ça, dynamique, qui a envie plutôt qu’un groupe amorphe. Toutefois, cela ne garantit pas le résultat de samedi. C’est agréable de s’entraîner avec eux. Nous sentons qu’il y a de l’envie de bien faire les choses. Aujourd’hui, nous ne sommes pas récompensés. Je trouve que nous pourrions avoir 2 ou 3 points de plus. Nous ne les avons pas pour l’instant. Il va falloir les rattraper. Nous ne sommes qu’en début de championnat. Nous n’avons fait que 3 semaines, il reste 9 mois. Il faut absolument prendre des points.

 

Considérez-vous qu’il y a urgence, ou est-ce que le mot est un peu fort ?

 

Il faut prendre des points, bien sûr. Nous ne pouvons pas laisser s’installer le doute. Il faut éviter la perte de confiance. Les points restent la finalité de notre métier. Il faut prendre des points pour ne pas être décrochés et faire la course derrière toute la saison. C’est une évidence.

 

 

Quels sont les indicateurs qui vous invitent à l’optimisme sur ce que vous voyez au quotidien ?

 

Il y a beaucoup d’envie. Les joueurs ne lâchent pas. Nous aurions pu être découragés, mais je leur ai expliqué que nous n’avions eu que 3 semaines de compétition. Il reste 9 mois de championnat à disputer. Il reste beaucoup de matches et nous allons certainement progresser à un moment ou un autre. Nous allons aussi peut-être avoir un peu plus de réussite. Il faut forcer le destin. Il ne faut pas se réfugier dans le marasme en disant que nous n’avons pas de réussite. Seuls 3 matches ont été disputés. Nous ne prendrons peut-être plus les buts que nous prenons aujourd’hui. Nous les avons pris et cela nous a fait du mal. Il ne faut pas perdre confiance. Quand nous regardons les entraînements de la semaine, les joueurs n’ont pas perdu confiance. C’est déjà une bonne chose.

 

Vous avez récupéré Marc Planus. C’est une bonne chose pour stabiliser la défense…

 

Bien sûr, c’est un garçon qui parle. Il a montré beaucoup d’envie dans le travail physique depuis 10 jours. Il était tout seul, ce n’était pas évident. Il a vraiment envie de bien faire, d’effectuer une bonne rentrée. Il est leader dans l’âme. Il encourage ses partenaires et les place. J’aimerais avoir un peu plus de joueurs qui parlent comme lui. Même s’il n’est pas capitaine, pour moi c’est comme si.

 

Manquait-il à la défense quelqu’un qui stabilise et place les autres joueurs ?

 

Peut-être oui. J’espère et nous verrons samedi.

 

Marc Planus est-il prêt physiquement à débuter un match ?

 

Oui, il a bien travaillé.

 

Avez-vous senti une progression dans ces 3 matches ?

 

Ils ont tous été à peu près du même ton. Je trouve que c’était à peu près la même chose contre Saint-Etienne, Lorient, et Auxerre. Nous ne pouvons pas vraiment dire qu’il y a eu une progression. J’ai trouvé que nous sommes partis d’assez haut contre Saint-Etienne. Nous avons gardé ce niveau de jeu. D’un point de vue défensif nous étions un peu mieux. Contre Auxerre, nous n’avons pas concédé beaucoup d’occasions par rapport aux 2 matches précédents. J’ai regardé les images. Nous commençons à mieux maîtriser les reculs freins, les attaques rapides adverses dans le placement. Il va falloir conserver cela. C’est encore ce manque d’agressivité qui nous fait défaut. C’est pour cela que nous travaillons plus les duels, le jeu de tête, les centres avec du marquage individuel. C’est ce qui nous manque aujourd’hui. Il faut un peu plus se faire violence, aussi bien devant que derrière.

 

Valenciennes avait réalisé 2 matches nuls face à Bordeaux la saison passée. Nous connaissons les vertus de ce club. Vous attendez-vous à un match différent que les 3 derniers ?

 

Cela va rentrer dedans. Ce sont les valeurs du Nord. Je connais bien, j’ai joué là-bas, il y a 100 ans, mais j’y ai joué quand même. En plus, ils ont de la qualité, avec des garçons comme Danic, Cohade ou Pujol. Ce sont des bons joueurs qui sont capables de se battre, mais aussi de faire des dernières passes et de marquer des buts. L’année dernière ils ont fini pas loin du maintien, mais cela se tenait à très peu de choses.

 

Au vue du contenu de vos matches, vous estimez-vous en avance sur ce que vous aviez programmé ?

 

Non, nous ne sommes jamais en avance. Quand nous ne gagnons pas des matches, nous ne pouvons pas être en avance. Aujourd’hui, je veux gagner des matches. Le jeu c’est bien, mais à un moment donné il faut passer à autre chose. Comme je disais toute à l’heure, la finalité c’est quand même de prendre des points. Nous devrions avoir 5 points, ou 4 minimums, et nous n’en avons que 2. Nous ne sommes pas en avance sur le programme. Nous avons compris certaines choses, mais il faut en comprendre d’autres, et que nous les rectifions.

 

Comment gagner de l’agressivité aussi bien devant que derrière, alors que les joueurs sont censés en disposer ?

 

Ce n’est pas évident. Nous ne pouvons pas faire du travail physique ou des duels tous les jours. A un moment nous manquerions de fraîcheur physique. Je pense que ce sont des exercices qui peuvent donner de l’agressivité. Nous allons le faire de temps en temps la semaine. C’est pour cela que je vous demande du temps. A un moment il va falloir changer de comportement

 

Pensez-vous que ce manque d’agressivité soit lié à la saison passée ?

 

Je ne sais pas. Il y a des joueurs qui ont cette agressivité. Il ne faut pas généraliser. D’autres en manquent. Il faut par exemple se jeter sur un garçon qui veut centrer. Il faut prendre conscience individuellement du problème pour rectifier les choses. En étant meilleurs individuellement, les joueurs élèveront le niveau collectif. Nous leur disons, à eux de le faire.

 

Cela peut-il venir du fait qu’il y ait moins de leaders dans l’âme ?

 

Non, je pense qu’il s’agit d’une prise conscience individuelle. Empêcher un ailier de déborder et de centrer, c’est dans les tripes. On l’a ou on ne l’a pas. Quand on est défenseur, on a de la fierté pour ne pas perdre les duels.

 

Est-ce que vous craignez que le doute puisse s’installer ? Est-ce perceptible ?

 

C’est le cas pour toutes les équipes, mais aujourd’hui non. Le manque de confiance est un peu le problème du footballeur. Il faut relativiser. Ce n’est pas encore l’urgence. Il faut tout de même faire attention.

 

Que diriez-vous à vos joueurs si vous perdez à Valenciennes ?

 

Je n’en sais rien. Je ne me projette pas sur une défaite, mais sur une victoire. Vous pourrez de nouveau poser la question.

 

Et si jamais il y a une victoire…

 

Cela fera 3 points.

 

Constatez-vous plus de buts marqués durant les exercices à l’entraînement ?

 

Cela dépend du jeu que nous faisons. Je peux faire des jeux sans gardien et nous marquerons plus.

 

Quand vous êtes arrivé, vous disiez ne pas connaître le groupe. Quand avez-vous constaté ce manque d’agressivité ?

 

Tout de suite, dès le début de la préparation. Cela se voit dans les duels. Au bout de 10 jours, j’ai vu qu’il fallait travailler les duels si nous voulions exister dans ce championnat.

 

Pourtant les défenseurs présents sont les mêmes que ceux de la belle campagne en Ligue des champions…

 

Ils ont peut-être perdu cette notion de combativité. Il faut vite la retrouver. Ils en sont capables

 

Source : girondins.com