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Anthony Modeste « ne doute pas »

Pris en grippe par une partie du public bordelais, Anthony Modeste ne s’arrête pas aux sifflets émanant du stade. Interrogé par Football365, l’attaquant bordelais revient sur ce début de saison, tant collectivement qu’individuellement.

 

 

 

 

Anthony Modeste, comment jugez-vous le début de saison de Bordeaux ?

On va crescendo. On a perdu le premier match avec des faits de jeu un peu bizarre (ndlr : 1-2 face à Saint-Etienne). Contre Lorient (1-1), on a concédé beaucoup d’occasions mais on s’en est créé aussi. J’espère qu’on va gagner le troisième.

 

Individuellement, comment évaluez-vous votre début de saison ?

Par rapport à la saison dernière, j’ai eu la chance d’effectuer le stage d’avant-saison. Je suis au même niveau physique que les autres. Je sais que j’ai besoin d’être au top physiquement pour être performant.

 

Vous avez connu un manque de réussite face à Saint-Etienne…

Oui, mais je ne doute pas. Je travaille. Le plus important pour un attaquant, c’est de se créer des occasions. Je me ferais du souci si c’était le contraire.

 

N’étiez-vous pas déçu d’être sur le banc à Lorient, samedi ?

Non. Cela prouve aussi que tout le monde peut participer. Une vraie concurrence s’est installée.

 

Ne craignez-vous pas l’arrivée d’un autre attaquant à Bordeaux ?

Il y a une vraie concurrence. Je ne me sens pas installé. Celui qui arrivera devra être bon. La concurrence est saine.

 

Samedi, vous recevez une équipe d’Auxerre qui évolue essentiellement en contres. N’êtes-vous pas inquiet à l’idée de devoir faire le jeu ?

On est chez nous. On doit imposer notre style sans pour autant prendre de risques et mettre les occasions au fond.

 

Serez-vous titulaire ?

Je ne sais pas encore. Qu’importe si je le suis, tant qu’on gagne.

 

Lamine Sané nous a déclaré vouloir finir dans les quatre premiers. Est-ce un objectif réalisable pour Bordeaux ?

Dans les cinq premiers, oui. Les cadres ont été remplacés. Landry N’Guemo stabilise notre milieu de terrain. Maurice-Belay dynamise notre côté gauche. C’est intéressant. Pas besoin d’avoir de grands noms pour réaliser une bonne saison. Si on respire tous le même football, on peut faire quelque chose de bien.

 

Quelles sont vos relations avec Francis Gillot ?

Comme n’importe quel joueur. Il met tout le monde dans le même panier. Personne n’est plus fort que l’autre, plus puissant que l’autre. Il est proche de ses joueurs tout comme ses adjoints.

 

Est-il venu vous parler après Saint-Etienne ?

Pas spécialement.

 

Vous êtes sorti sous les sifflets. Cela vous embête-t-il ?

Je ne m’arrête pas sur des sifflets, sinon j’arrêterais le foot. Cela fait partie du jeu. Il faut faire abstraction de tout cela. Peu importe. Je sais que je vais mettre le ballon au fond des filets. Je bosse énormément à l’entraînement. Il n’y a que ça de vrai.

 

Les sifflets ont-il en partie expliqué votre départ de l’OGC Nice en 2010 ?

Non. J’étais prêté à Angers (en 2009-10). Je suis passé à autre chose. Je ne sais pas pourquoi les supporters de Nice m’en veulent. Je me consacre à Bordeaux.

 

Que retenez-vous de votre passage à Angers ?

J’ai beaucoup marqué. Je me sers de ce passage pour me convaincre que je suis capable de marquer des buts. A moi de me servir de ces moments-là pour y parvenir.

 

Avez-vous confiance en vous ?

Le plus important pour un attaquant, c’est de se faire confiance. Il ne faut pas douter de ses qualités. Je sais ce dont je suis capable.

 

Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de buts ?

Apparemment, dix buts, la saison passée, ce n’était pas suffisant. Mais si j’en mets dix, je signe tout de suite.

 

Que devez-vous travailler ?

Mon travail dans le but et être plus tueur dans la finition.

 

Cela passe par quoi ?

Le travail au quotidien et insister…