A l’année prochaine !

    image une saivet gouffran marseille

    Le résumé

    Les Ultras fêtent leurs 25 ans. Et ça se fête, forcément. Autant dire que les Ultras n’ont jamais connu une défaite à Chaban face à Marseille, puisque les olympiens ne se sont plus imposés depuis maintenant 35 ans. Alors, souhaitons ce soir la même réussite pour une saison de suite, et profitons de ce moment pour souhaiter un bon anniversaire à nos Ultras, malgré nos relations pas toujours idéales.

     

    Marseille se déplace sans attaquant, ou presque. Gignac et Rémy sont blessés, tout comme Jordan Ayew suspendu. Barton au milieu ne sera pas non plus de la partie, à l’inverse de Diawara qui fera un nouveau retour à Chaban, et qui aura certainement un… bel… accueil ! Tout cela n’empêche pas notre Président de discuter tranquillement avec Labrune, cramant sa clope au milieu de la pelouse. C’est sur, c’est un peu moins glamour que Salma Hayek hier à Rennes. Mais après la victoire de Lyon face à Reims cet après-midi, Bordeaux a l’occasion de prendre la deuxième place du classement, juste derrière les autres olympiens. De quoi positiver et être ambitieux. C’est pourquoi le retour de la défense à quatre est de retour ce soir, tout comme Jussiê et les autres qui devront confirmer leur bonne performance à Lorient, dans ce 4-4-2 :

     

     

    En mémoire de trois anciens joueurs bordelais, dont le père de Pascal Obispo, Max, une minute d’applaudissements est respectée. Les consignes de Gillot sont données : « Un gros pressing, et jour haut avec nos 5 joueurs offensifs ».

     

    Un début de match assez rugueux de la part des marseillais avec pas moins de deux fautes qui auraient mérité un carton jaune si ça n’avait pas été le début de match. Servi en profondeur, c’est Gouffran qui se procure la première frappe à la 8ème minute, captée facilement par Mandanda. La réponse vient par Amalfitano qui fait plusieurs rebonds et que Carrasso n’arrive pas à capter : le ballon manque de peu de rentrer dans son but, longeant le poteau… Deux minutes plus tard, c’est un feu d’artifices qui a lieu derrière l’un des Virages, comme pour animer un peu la rencontre… On s’endort au bout de 22 minutes, à tel point que Marseille va se créer une nouvelle occasion. Débordement et centre de Ayew, dégagé timidement… Kaboré est à la reprise en dehors de la surface, mais sa frappe passe à côté. On arrive à la demi-heure de jeu, et ce match est toujours aussi emmerdant. Beaucoup de déchet technique, des deux côtés certes, mais tout de même. On a aussi l’impression depuis le début de la rencontre, que les deux équipes se craignent, mais que Marseille a peut-être l’avantage psychologique du « on n’a rien à perdre ». 34ème, sur un corner d’Obraniak, Saivet met sa tête et c’est dégagé par Morel de la tête aussi, sur sa ligne. 39ème, un peu percussion côté bordelais. Mariano dédouble, avance et centre ; le ballon est dégagé, Saivet reprend de volée mais Mandanda se couche bien. Le match s’anime un peu et Marseille déborde côté gauche par Morel, qui centre… Ayew est à la réception mais Carrasso est à la parade ! La dernière action sera bordelaise, avec un corner d’Obraniak tiré au premier poteau. Sané est d’un chouïa trop court, et Mandanda capte en deux temps.

     

     

     

     

    L’arbitre siffle la mi-temps, pour notre plus grand plaisir. On avait besoin de se ravitailler au frigo, de prendre l’air dans le jardin, et d’oublier… Parce que c’était vraiment une belle première mi-temps de merde ! L’effectif bordelais, pourtant assez offensif, s’est montré nettement moins dangereux que Marseille, avec un seul faux-attaquant. Pierre Ménès se moque pendant ce temps. Et, franchement, ce soir, il a raison.

     

     

    La seconde période commence avec un nouveau tifo des Ultras, qui ont revêtît pour l’occasion un tee-shirt/chasuble blanc, faisant apparaitre des « 25 » grâce à des plaques portées à la main, couleur marine. Côté tactique, Plasil recule d’un cran au poste de milieu défensif-relayeur. Les quatre joueurs offensifs devant restent en place. 52ème, la pressing bordelaise se fait plus intense… Et est récompensée ! Tremoulinas dans son couloir élimine son vis-à-vis et distille un excellent centre au premier poteau, coupé par Gouffran ! Buuuuuuutttttttt ! Ca y est, on est réveillés ! Mandanda a énormément de mal à se baisser et le bout du pied de l’attaquant bordelais vient à point nommé ! Marseille, n’abdique pas, et à l’heure de jeu, la tête de Ayew décroisée est captée dans les airs par Carrasso.

     

     

     

     

    68ème, Mariano lance Saivet dans la profondeur. Il vise le second poteau qu’attend Gouffran : reprise de volée manquée, il ne touche pas le ballon, glissant sur son appui. 72ème, Marseille recule encore avec l’entente NMB-Tremoulinas-Gouffran. Le latéral bordelais s’engouffre et remet instantanément en retrait pour Gouffran dans la surface. Sa frappe est malheureusement trop au dessus des cages de Mandanda. Marseille n’y est plus, et n’arrive plus à avancer. Mais tant que le coup de sifflet final n’est pas présent, Bordeaux reste encore potentiellement en danger.

     

    Mais………………. Plus rien jusqu’à la 92ème minute de jeu où Bordeaux contre-attaque. Obraniak est servi par Maurice-Belay et se présente face au dernier défenseur… Qui le crochète ! Carton rouge sorti de la poche de Jaffredo. Le coup franc derrière est tiré par Ben Khalfallah, puis repoussé par Mandanda, ce qui clôturera ce match !

     

     

     

     

    Marseille a quelque peu existé en première période. Puis plus du tout en seconde, faisant rentrer plusieurs joueurs n’ayant jamais joué au plus haut niveau. En changeant quelque peu son dispositif dès le début de la seconde période, Bordeaux a fait rapidement la différence par Gouffran, sur un très bon centre de Tremoulinas. Au-delà de la forme, qui fut assez laborieuse en première mais appliquée en seconde, ce sont les trois points qui sont les plus importants, et qui nous permettent de nous placer à cette deuxième place au bout de treize journées, avec 24 points. Quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues, où Bordeaux ne prend pas de but.

     

     

     

     

     

     

    Les joueurs

    Cédric Carrasso nous a fait peur à la 13ème minute, des suites d’une frappe de plusieurs rebonds d’Amafitano qui, à cause d’une faute de mains, aurait pu prendre le chemin de nos filets. Mais il nous a rassurés à la 41ème avec une belle parade sur la seule vraie occasion marseillaise.

    Mariano s’est fait discret ce soir. Très peu de montées, mais une bonne assise défensive. Il faut dire qu’en face de lui, il n’y avait que très peu de danger. Benoit Tremoulinas est une fois encore passeur décisif. Manquant ses centres en première mi-temps, il en distille un parfaitement au second poteau pour le seul but de la rencontre. Carlos Henrique, dans son placement, laisse échapper Morel sur la seule occasion marseillaise. Mais pour le reste, il a joué de son physique, surtout dans le domaine aérien. Marc Planus a montré du sérieux et de l’application tout au long de la rencontre. Trois tacles glissés parfaitement exécutés qui ont eu pour mérite de réveiller le public.

    Lamine Sané s’est montré discret en première période. Puis il est sorti de l’ombre en seconde période avec le replacement de notre capitaine, pour enfin exceller à la récupération et la relance. Jaroslav Plasil justement était positionné au départ milieu droit. En seconde, milieu défensif-relayeur, sortant lui aussi quelque peu de l’ombre, et étant à l’origine du but bordelais, lançant Tremoulinas côté gauche. Ludovic Obraniak avait parié sur sa technique lors de cette rencontre, mais l’état du terrain n’a pas favorisé son jeu. C’est dans la conservation de balle qu’il a eu le plus d’impact ce soir. Henri Saivet a failli réussir une tête en première sur corner, et a tenté de mettre la pression sur ses adversaires. Pas une mauvaise partie pour lui, mais une partie moyenne, sans plus.

    Devant, Vieira Jussiê a repris son train de vie, en n’existant pas lors de cette rencontre. On a beau chercher, on ne trouve pas quoi dire. A tel point qu’on a cru toute la rencontre que Yoan Gouffran évoluait seul sur le front de l’attaque. Buteur une fois encore, l’attaquent bordelais s’est beaucoup dépensé et a montré l’étendu de sa palette d’attaquant. Une prestation encore très sérieuse et prometteuse. On a aussi kiffé son sombrero sur Diawara <3.

     

     

    Côté remplaçants, Nicolas Maurice-Belay a eu les remontrances télévisées des adjoints de Gillot, estimant qu’il ne faisait pas les efforts nécessaires depuis sa rentrée en jeu. Landry Nguemo a consolidé le milieu de terrain. Et Fahid Ben Khalfallah fit une bonne entrée, pleine d’envie et de combativité, frappant même un bon coup franc dans les dernières secondes de la rencontre.

     

     

     

     

     

     

    La feuille de match

    Dimanche 18 Novembre 2012 à 21heures

    13ème journée de Ligue 1

    Stade Jacques Chaban Delmas, Bordeaux

    28 464 spectateurs

    Arbitre : M. Lionel Jaffredo

    Bordeaux 1 – 0 Marseille

    Buts : Gouffran (52ème)

    Cartons jaunes : Cheyrou (30ème), Apruzesse (84ème)

    Cartons rouges : Mendes (92ème)

    Bordeaux : Carrasso – Mariano, Henrique, Planus, Tremoulinas – Sané, Obraniak, Saivet (Nguemo, 75ème), Jussiê (Maurice-Belay, 64ème), Plasil © – Gouffran (Ben Khalfallah, 83ème).

    Marseille : Mandanda © – Mendes, Fanni, Diawara, Nkoulou, Kaboré, Cheyrou, Amalfitano, Morel (Omrani, 65ème), Valbuena (Apruzesse, 73ème) – Ayew.

     

     

     

     

     

     

    Les notes Girondins4ever

    Carrasso : 6

    Tremoulinas : 7

    Mariano : 5

    Henrique : 5

    Planus : 7

    Sané : 6

    Plasil : 5

    Obraniak : 5

    Saivet : 5

    Jussiê : 0

    Gouffran : 7

     

     

     

     

     

     

    Les statistiques du match

    Bordeaux – Marseille

    Possession : 50% – 50%

    Tirs : 10 – 5

    Tirs cadrés : 6 – 3

    Passes réussies : 74% – 73%

    Hors-jeu : 6 – 3

    Corners : 4 – 4

    Centres : 28 – 20

    Fautes : 15 – 15

    Cartons jaunes : 0 – 2

    Cartons rouges : 0 – 1

     

     

     

     

     

     

    Les stats de nos bordelais

    Obraniak et Tremoulinas sont ceux qui ont touché le plus de ballons (73), loin devant Mariano (53) et Sané (48). 21 ballons gagnés pour Planus, 15 pour Henrique, 14 pour Sané et Mariano. 27 ballons perdus pour Tremoulinas, 22 pour Obraniak et 19 pour Mariano. 91% de passes réussies pour Henrique, devançant Nguemo (87%), Plasil (84%) et Jussiê (82%). 2 tirs cadrés 3 pour Gouffran, 1/1 pour Jussiê, et ½ pour Ben Khalfallah. Obraniak et Maurice-Belay se sont retrouvées deux fois hors-jeu. Obraniak a centré 9 fois, Tremoulinas 8 fois et Mariano 4 fois. 5 coups-francs tirés par Plasil. 4 fautes subies par Obraniak, 3 par Gouffran. 4 fautes commises pour Sané, 3 pour Henrique, 2 pour Tremoulinas et Jussiê.

     

     

     

    Crédit Photos : L’Equipe, Eurosport.fr, foot01, om.net