Sud Ouest 2003 Nicolas de Tavernost par les droits TV et de Pauleta
Le combat pour les droits télévisés, face à Canal+, vous laisse amer...
Dès l'an 2000, on disait : "Attention, les droits télés vont baisser."
Personne ne nous a écoutés. Le championnat est simplement parvenu à maintenir
son prix.. C'était une illusion de penser que les droits télé étaient la pierre
philosophale du football, et qu'il suffisait de crier "droits télé, droits télé"
pour transformer tout cela en or. Certains dirigeants du football ont fait rêver
les clubs avec les droits télé et ils ont continué à s'endetter par une
politique de recrutement dispendieuse.
La LFP a-t-elle échoué dans
cette négociation ?
On a frisé la catastrophe dans la négociation des
droits du championnat, la Ligue aurait pu être condamnée pour des pratiques
anticoncurrentielles, et ce n'est pas faute de l'avoir mise en garde. J'espère
que l'on sera davantage écouté ! La leçon a-t-elle été comprise ? TPS n'a jamais
été reçue ni consultée sur la constitution des lots. Quand on a un client, il
faut l'écouter.
Quelles sont vos ambitions pour les Girondins ?
Un actionnaire comme M6 souhaite qu'ils soient champions de France
d'abord, puis en Champions' League. On veut qu'il reste dans le haut du
classement. Nous lui donnons donc les moyens pour être dans le haut du
classement et ceci dans la durée. Alors, oui, on n'est pas en Champions' League.
Mais on a remporté une Coupe de la Ligue. Nous considérons que Bordeaux a l'une
des plus belles équipes en France. Ce que nous souhaitons, c'est qu'il y ait un
facteur d'optimisme autour de cette équipe. Il a un staff compétent, un
entraîneur, des installations, l'une des plus belles images en France dans le
football. Il faut un peu d'enthousiasme de partout.
Allez-vous
conserver Pauleta ?
Le club a encore un an de contrat avec lui, et
il a dégagé les moyens pour le conserver. Si départ il y avait, ce ne serait pas
de la volonté du club.