FootTransfert, 18 juin 2003 Baup : "Je discute avec
des clubs Espagnols"
Comme à chaque intersaison, le possible départ
d'Elie Baup revient sur le devant de la scène. Peu enthousiasmé par le manque de
moyens des Girondins, Baup semble prêt à se tenter par l'aventure si une offre
intéressante lui parvient. Pour le moment, il discute avec des formations
espagnoles...
FT. : Que se passe-t-il en ce moment à Bordeaux sur le
front du marché des transferts ?
E.B. : Il n'y a pas grand-chose qui
bouge. Nous avons reçu des offres pour certains joueurs qui ne nous conviennent
pas, nous envisageons de prêter quelques joueurs. C'est assez calme.
FT.
: Si des propositions ne vous conviennent pas, cela veut dire que vous en avez
reçu...
E.B. : Oui. Mais je ne les reçois pas personnellement, il vaut
mieux demander cela au président. Mais je crois savoir que nous avons une
proposition de Paris pour Pauleta.
FT. : De votre côté, avancez-vous pour
le transfert définitif de Caneira ?
E.B. : Non, ça n'avance pas non plus.
Mais je n'ai pas changé d'avis, j'ai vraiment envie de le conserver dans le
groupe.
FT. : A votre niveau, pouvez-vous dire aujourd'hui que vous serez
toujours l'entraîneur de Bordeaux la saison prochaine ?
E.B. : Je ne suis
pas encore parti en tout cas. J'ai effectivement eu des contacts avec pas mal de
clubs. J'ai eu des discussions. Je suis à l'écoute. Pour le moment, je suis à
Bordeaux.
FT. : Vous avez discuté avec Rennes et nous avons également
évoqué un contact avec la formation espagnole de Majorque...
E.B. : J'ai
discuté et je discute avec des clubs espagnols, c'est sûr. Le problème avec eux,
c'est qu'ils n'ont toujours pas fini leur championnat et c'est donc délicat
d'avancer pour le moment.
FT. : Cela peut donc encore bouger pour vous
?
E.B. : On verra. C'est difficile d'en parler parce que je suis engagé
avec Bordeaux et que nous sommes de la reprise de l'entraînement. Le décalage
entre la fin du championnat de France et la fin du championnat espagnol ne
facilite pas ce genre de situation.
FT. : Vous aimeriez bien tenter votre
chance un jour en Espagne ?
E.B. : Oui, un jour ou l'autre. Mais il n'est
pas obligatoire que ce soit aujourd'hui. Cela dépendra des opportunités.
J'attends de voir comment cela va évoluer.
FT. : Avez-vous fermé la porte
avec Majorque ?
E.B. : Vous savez, les entraîneurs ne sont pas les
principaux décideurs. Je ne sais pas si c'est encore jouable. Mais il n'y a pas
qu'eux, il y a d'autres clubs espagnols. Cela bougera peut-être un peu plus
après la dernière journée de championnat, donc, après dimanche
prochain.
FT. : Dans ces conditions, comment travaillez-vous sur le
recrutement de Bordeaux ?
E.B. : Je suis à l'écoute des gens qui me
contactent mais cela ne veut pas dire que c'est fini avec Bordeaux. Je suis sous
contrat avec les Girondins et je continue donc à travailler dans cet esprit-là.
Maintenant, c'est clair que si un gros truc se présente demain, je réfléchirai.
Pour l'instant, je suis à Bordeaux, il n'y a pas de problème, et je travaille en
conséquence.
FT. : A Bordeaux, justement, on parle du départ de beaucoup
de joueurs...
E.B. : Le président ne me palre pas de Bordeaux dans ces
termes. Il ne m'a pas dit qu'il y allait avoir beaucoup de départs.
FT. :
Conserver Pauleta risque d'être difficile ?
E.B. : Franchement je n'en
sais rien. Je suis incapable de vous répondre là-dessus.
FT. : Cela vous
arrive de penser que vous serez peut-être la saison prochaine à la tête d'une
équipe ayant perdu ses meilleurs éléments ?
E.B. : Je ne sais pas. Pour
le moment, ce qui est sûr, c'est que Savio est parti et que Caneira n'a pas
signé. Sinon, c'est toujours la même équipe. On en est là et je ne vois que ça.
Pour l'instant, ce n'est pas effrayant.
FT. : Au niveau du recrutement,
avez-vous demandé des renforts ?
E.B. : Si Caneira et Savio ne sont pas
conservé, il faudra les remplacer. Nous avons formé une équipe type depuis six
mois avec un bon équilibre et il faut donc continuer dans cette voie. Savio, ne
sera plus là, c'est presque sûr, mais j'espère encore pour Caneira. L'important
est donc d'envisager de faire venir quelqu'un sur le côté gauche. Avec ces deux
joueurs-là, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'on était en
sureffectif.
FT. : Pour ce milieu gauche, le nom du Guingampais Malouda
est évoqué, c'est une possibilité ?
E.B. : Non, nous n'avons pas de
moyens. Il faudra peut-être envisager une nouvelle fois des prêts ou des trucs
comme cela.
FT. : Faire venir Malouda, est-trop cher pour Bordeaux
?
E.B. : Trop cher, je ne sais pas si c'est le mot, mais nous n'avons pas
de pouvoir d'investissement, voilà.
FT. : C'est un constat assez
dur...
E.B. : Oui, mais nous ne sommes pas les seuls.