Eurosport 20/12/05 Faubert : "Merci Bordeaux"
Julien Faubert fait partie des révélations de ce début de saison. Partez
à la rencontre de de Girondin qui monte. De Michel Pavon à Lilian Thuram, en
passant par le PSG, la Martinique et l'équipe de France, le jeune international
Espoirs se livre.
JULIEN FAUBERT, la première fois que tu as tapé dans
un ballon c'était quand ?
J.F. : J'avais quatre ans. Ma mère m'avait
offert un ballon en cuir noir et blanc. Un rêve de gosse. Rapidement j'ai aimé
l'esprit collectif du foot, l'ambiance qui régnait entre les jeunes. Et puis je
regardais tous les matches à la télé.
As-tu toujours joué au même poste
?
J.F. : Non. Au départ, je suis défenseur central de formation. C'est
le poste auquel j'évoluais quand je suis arrivé au centre de formation de
Cannes, à l'âge de 15 ans. Ensuite, je suis passé latéral droit pour une
question de taille et de vitesse. Et à Bordeaux, je suis passé devant dans un
rôle d'ailier, mais je peux dépanner sur tout le couloir droit.
As-tu un
modèle ?
J.F. : Lilian Thuram. Je l'apprécie depuis que je suis tout
petit. C'était le meilleur latéral droit du monde. En plus du joueur, ça a l'air
d'être un homme exceptionnel, humble. Pour moi, c'est un exemple.
Quel
est le club de ton coeur ?
J.F. : Le PSG. Je le supporte depuis
toujours. C'est un club qui m'a fait rêver à l'époque des Ginola, Kombouaré,
Weah et Rai. Pourtant je ne suis jamais allé au Parc des Princes. J'espère le
découvrir au match retour avec Bordeaux. Un jour j'aimerais bien porter le
maillot du PSG, mais aujourd'hui ce n'est pas d'actualité.
Te
souviens-tu de ton premier match en pro ?
J.F. : C'était à Sète avec
Cannes en National. Je suis entré latéral droit et on a gagné 1 à 0. C'était le
top. Je me retrouvais aux côtés de joueurs qui me semblaient inaccessibles à
l'époque et qui depuis sont devenus des amis. Il y avait des joueurs
d'expérience comme François Masson et Dominique Aulanier, mais aussi des jeunes
comme Gaël Clichy.
Et ton premier but en Ligue 1 ?
J.F. :
C'était à Bastia (Ndlr : victoire 4 à 1 et il marque le 2e but à la 40e minute).
Je pique plein axe, Meriem me lance et Penneteau sort vers moi. Je l'élimine et
marque du gauche. J'ai tout de suite pensé à ma mère et à mon meilleur ami.
Avant le match, il m'avait demandé un maillot dédicacé car il savait que
j'allais marquer. C'était une joie intense.
Un mot sur Michel Pavon, ton
entraîneur ?
J.F. : Il n'a pas peur de lancer des jeunes dans le grand
bain, de prendre ses responsabilités. Il ne tient pas compte des critiques.
Quand je suis arrivé j'étais un inconnu. Il m'a donné ma chance et pour ça je ne
le remercierai jamais assez. Comme Bordeaux d'ailleurs, un club à qui je dois
beaucoup.
A mi-parcours, Bordeaux est-il à sa place en championnat ?
J.F. : Oui je crois. On mérite d'être dans la 1ère partie de tableau. On
a perdu des points bêtement sur quelques fin de matches. En étant plus
rigoureux, on aurait même pu être mieux placé. On a l'équipe pour.
Tu as
récemment intégré l'équipe de France Espoirs. Une fierté, non ?
J.F. :
Clairement. Le maillot bleu, la Marseillaise, tout ce qui fait qu'on représente
son pays. C'est un honneur, un rêve qui se réalise. Comme tous les bizuths, j'ai
dû chanter à table lors de mon premier rassemblement. Je suis un mauvais
chanteur et j'ai choisi "une souris verte".
Quelles sont tes passions ?
J.F. : Le zouk et les îles. Je suis d'origine antillaise et je vais en
Martinique tous les étés. C'est le rêve. Ça me fait du bien d'y aller, surtout
pour moi qui suis né au Havre. Question climat, ça n'a rien à voir (sourire).
Qualités et défauts ?
J.F. : Côté qualité, je dirais vif,
puissant et combatif. Pour les défauts, je suis impulsif et je m'énerve un peu
trop rapidement. Enfin, je suis mauvais perdant. Ce qui peut être une qualité
comme un défaut.