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25ÈME JOURNÉE. APRÈS MATCH : BORDEAUX 1 / AUXERRE 2

  JELEN CUIT BORDEAUX A FROID 






Résumé



9 points sur 21 possibles en 2010, voilà le bilan digne d’un club du ventre mou, pas d’un potentiel champion. On peut dire officiellement qu’on a perdu la grande équipe de 2009, qui enfilait les victoires comme des perles. Ce soir, même la température était plus élevée que le niveau des Girondins, alors que le thermomètre indiquait une valeur négative. Le match contre Montpellier était certes à louer pour le don de soi des joueurs, mais la qualité du jeu proposée n’était guère rassurante. Ce soir, la blessure de Planus à la demi-heure de jeu a complètement changé la donne du match. Associée à la sortie à la mi-temps d’Alou Diarra, dont c’était le retour, l’équipe a perdu pied de manière impressionnante et inexplicable. Si Sertic marque le deuxième but au quart d’heure de jeu, on plie le match et on ne cherche pas à expliquer la défaite. Malheureusement, son tir heurtera la balle et Bordeaux plongera dans un doute plus que problématique. Alors, tous les sujets du moment vont resurgir, logiquement, jusqu’au prochain match, dès samedi à Monaco : le calendrier démentiel qui nous fait jouer trois matches en six jours contre des belles équipes du championnat, la préparation physique intense pendant la période sans match, la méforme persistance (physique, rendement) de quelques cadres dont Yoann Gourcuff ou Alou Diarra, et bien sûr l’avenir très incertain de Laurent Blanc et de Marouane Chamakh, qui emballent les médias et perturbent peut-être l’approche psychologique de certains joueurs. On y reviendra à la fin.


Le match débute à 19h dans un froid glacial et ô surprise, devant un maigre public. Encore un bel horaire pour cette rencontre en retard. Le capitaine Alou Diarra fait son retour, et Bordeaux en a grand besoin en ces temps difficiles. Laurent Blanc fait tourner également ses milieux excentrés en faisant rentrer Sertic et Jussie à la place de Plasil et Wendel. Sané remplace Ciani suspendu après son expulsion de Montpellier. Il ne faut pas attendre longtemps pour voir l’ouverture du score par … Benoit Trémoulinas dès la 7ème minute de jeu. Excentré dans son couloir gauche, il repique au centre et adresse un centre pour Chamakh dans la surface, mais sa balle est déviée de la tête par Pédretti et lobe Sorin. Coup de chance pour son premier but en L1. Bordeaux entame bien ce match très important qui doit servir à prendre un peu d’air au classement. On sent les joueurs motivés après le match de dimanche. Le retour d’Alou Diarra solidifie et transforme le milieu bordelais. On comprend pourquoi Laurent Blanc en avait fait sa priorité N°1 à son arrivée. A la 16ème minute, Gourcuff sert sur le côté droit de la surface Sertic qui adresse une belle frappe déviée sur sa barre par Sorin. Le ballon est récupéré au milieu et Jussie trouve à nouveau Sertic qui tente un centre-tir fuyant devant les cages du portier auxerrois, mais aucun bordelais ne peut couper la trajectoire. Voilà, c’est tout pour ce soir côté bordelais. Mis à part deux ou trois frappes au dessus ou à côté de Gourcuff ou Cavenaghi, on ne verra plus rien. En effet, à la 30ème minute, interviendra peut-être le fait du match : Planus se tord le genou et doit quitter la mort dans l’âme ses coéquipiers après une longue interruption. Henrique le remplace pour former une charnière Henrique-Sané peu exprimentée. S’en suivront de nombreux coups et arrêts de jeu jusqu’à la mi-temps, dans un froid de plus en plus pénétrant. Impossible de développer un semblant de jeu dans des conditions si hachées.




N’empêche, avec ce précieux pécule amassé, on espère voir un bel deuxième acte, avec une machine bordelaise à nouveau bien huilée. Malheureusement, après la sortie de Planus, c’est au tour du capitaine Diarra de laisser ses coéquipiers en découdre, visiblement toujours en délicatesse avec sa cuisse. On s’inquiète alors de la perte de ces deux cadres, mais on ne pensait pas voir un tel spectacle pitoyable. Des erreurs techniques à foison, des passes ratées qui se succèdent, des contrôles manqués. Entrevus à la fin de la première période, ce déchet est une constante en deuxième. Dès la 46ème minute, Henrique veut protéger sa balle en sortie de but mais se la fait prendre par Oliech, qui décale en retrait Niculae qui croise trop son tir. Première alerte. Auxerre, largement dominé jusqu’à alors va profiter du grand plongeon des girondins. Et ce qu’on présentait intervient à la 66ème minute. Bien lancé par Pedretti, Niculae, couvert par Henrique, part dans le dos de la Sané, et centre pour Jelen dans l’axe qui bat Carrasso esseulé sur cette action. Contre parfaitement joué dans la droite tradition Rouxienne. A noter la blessure sur ce coup là de l’arbitre assistant, ce qui aura son importance par la suite. A la 70ème minute, Niculae réceptionne un centre de Pédretti et enchaine contrôle et frappe à gauche des buts girondins. Ca se rapproche. Pendant ce temps Sorin tente de se réchauffer avec un pauvre lob de Cavenaghi de 35 mètres qui passe de peu à côté de l’arête du gardien auxerrois. Finalement, on se contenterait de ce petit point vu la tournure des évènements et l’incapacité du bloc bordelais à récupérer des ballons et les remonter proprement. Les joueurs semblent à l’agonie physiquement, très émoussés après le combat montpelliérain, et touchés pour certains par le froid tenace. La sentence finale tombera à la 84ème minute. Hengbart lance Jelen hors-jeu de 50 centimètres et lobe Carrasso. Le ballon touche la barre et revient sur la tête du polonais qui double la mise. Logique, archi logique. On peut discuter du hors-jeu qui est réel. Pourtant aucun spectateur honnête n’a envie de retenir ce fait de jeu, tant l’indigence des bordelais fait très peur. Ils tentent une vaine réaction à la fin, sans grand succès. Deuxième défaite de la saison à domicile. Comme à chaque fois, on notera la pauvreté dans le jeu, le manque de réaction et de caractère du groupe. Très inquiétant avant d’entamer le sprint final.


Voilà de quoi redonner du baume au cœur à nos adversaires. Alors que nous comptions pratiquement une dizaine de points d’avance, ce matelas a fondu comme neige au soleil. Il ne reste plus qu’un seul match en retard, au Mans. Mais si on répète une telle prestation, si nos cadres continuent de se blesser, si les remplaçants ne saisissent pas leur chance, ce n’est pas la peine d’espérer grand-chose de la fin de saison. Ils se motiveront sans doute pour la Ligue des Champions, mais laisseront des plumes en L1. Et nous ne conserverons pas le titre qui paraissait si proche cet hiver. Des joueurs comme Jussie, qui réclament du temps de jeu, mais alignent les matchs fantômes, ne justifient pas leur prolongation de contrat. La paire Sané-Henrique est trop peu expérimentée pour tenir le choc en L1. Il est surprenant de voir à quel point le groupe a plongé mentalement après les sorties de leur deux leaders Planus et Diarra.




Ce soir on a clairement assisté au plus mauvais match de la saison, avec une deuxième mi-temps effroyable. Bordeaux s’est sabordé, car la première demi-heure était convaincante, Auxerre ne parvenant jamais à s’approcher de la surface de Carrasso. Comment expliquer alors un tel échec :

-         une forme de dilettantisme ? peut-être que les joueurs se sont vu trop beaux, trop vite champions ? La Ligue des Champions mange aussi l’esprit des joueurs

-         un physique usé par le match à dix contre Montpellier et un froid sibérien ? sûrement, même si la moitié de l’effectif ce soir n’avait pas beaucoup joué dimanche.

-         Les sorties prématurées de Diarra et Planus qui ont fragilisé l’axe de la défense, et mis en valeur le manque de leader du groupe. Pourquoi Gourcuff ne prend-il pas enfin du volume dans ce groupe ? il serait peut-être bon de le voir s’investir davantage dans ce rôle, lui qui semble mécontent de la qualité de jeu de cette équipe.

-         En allant plus loin, on se demande clairement si les tourments médiatiques autour de l’avenir de Blanc et de Chamakh ne plombent pas l’ambiance générale. Si Chamakh répète à tue-tête qu’il quittera le club, on a vu mieux comme technique de rassemblement. Blanc laisse planer le doute et peut-être même sur ses joueurs. S’il hésite à partir, ces derniers le sentiront et là, on risque de connaître une fin de saison difficile. Mais il faudrait que le coach cévenol clarifie au plus vite sa situation, pour enlever ce doute tenace qui est en train inconsciemment de plomber une saison qui était si bien partie.

-         Des déclarations répétitives des dirigeants contre le calendrier de la Ligue. On passe certes pour des pleureuses mais comment peut-on enchainer des matchs tous les quatre jours sans avoir joué pendant dix jours ? Le rythme est perturbé et il est difficile de relancer la machine avec ces longues coupures. Et les blessures n’arrangent rien.


Toujours est-il que ce soir, nous sommes inquiets pour la suite du championnat. Quel visage va présenter Bordeaux à Monaco ? Laurent Blanc ne doit-il pas se remettre en question en clarifiant rapidement sa situation ? Marouane Chamakh doit désormais se taire et arrêter de parler de son futur club. Jean-Louis Triaud doit-il intervenir comme l’année dernière après la déroute toulousaine à pareille époque ? Nous voulons ce deuxième titre consécutif, mais nous sommes en train de nous compliquer la tâche. Ce qui ravie les médias, qui n’attendaient que ça depuis deux mois : le déclin des bordelais.


Comme l’annonce fièrement un journaliste de la chaîne cryptée ce soir : « Les abonnés de Canal remercient Jelen ». Ah si Grégory Sertic avait converti ses deux frappes face à Jourdren et Sorin, on n’en serait peut-être pas là…. Mais avec des si, nous aurions gagné nos matchs en retard.


Allez Bordeaux, Laurent Blanc doit nous montrer qu’il est bien le cador de la L1 et qu’il sait gérer les périodes difficiles.



Vidéo des buts




Les joueurs

Cédric Carrasso
: Esseulé sur les deux buts de Jelen par sa défense, il a semblé avoir bien récupéré du match de Montpellier.

Matthieu Chalmé : Alors qu’il avait déçu dimanche, il a été une des rares satisfactions ce soir, en maitrisant Contout pourtant en forme ces derniers temps. Un apport plus mitigé offensivement.

Lamine Sané : Nouvelle titularisation dans l’axe, il a bien démarré au côté de Planus. Mais la sortie de ce dernier et la rentrée d’Henrique ne l’a pas rassuré, en montrant quelques signes de dépassement par la vitesse des contre attaques adverses.

Marc Planus : Une bonne entame jusqu’à sa blessure. Dommage car elle a déstabilisé le bloc bordelais. Son entorse du genou devrait l’éloigner des pelouses pour plusieurs matchs. Gros coup dur ce soir.

Benoit Tremoulinas : Pour son premier but en L1, il n’a pas été gâté : pris dans le dos sur les deux buts ce soir, il connaît un coup de moins bien logique ces derniers temps. Mais qui peut-on aligner pour le faire souffler ? Placente et Jurietti étant écartés du groupe.

Alou Diarra : Le retour du capitaine était espéré depuis longtemps et il fut convaincant. On a vite senti la présence au milieu du longiligne Alou pour ratisser, récupérer et orienter le jeu bordelais. Mais sa sortie à la mi-temps a fragilisé l’équipe qui a perdu pied.

Jussie : Ca devient lassant de parler de match fantôme une nouvelle fois avec le brésilien. Jussie était-il perturbé par le froid ? On ne sait même plus. Il a en tout cas été inexistant dans la construction et perd le ballon au milieu qui amène le deuxième but. Une énigme car il réclame du temps de jeu et ne produit globalement qu’un bon match pour cinq médiocres.

Gregory Sertic : Rarement titulaire, il a profité de sa bonne forme actuelle pour se montrer incisif en début de match. Un bon tir dévié par Sorin sur sa barre puis de nouveau une tentative avec un centre tir. Comme ses coéquipiers, a baissé de pied jusqu’à disparaître en fin de match

Yoann Gourcuff : A raté des passes courtes, s’est énervé contre lui-même après un gros déchet technique. Il avait pourtant bien démarré avec de bonnes frappes pas loin du cadres. Mais n’a jamais réussi à mettre sur orbites ses attaquants.

Marouane Chamakh : Match très compliqué pour Marouane qu’on a très peu vu. Peut-être fatigué par son match de dimanche, il n’a pas réussi à se démarquer de la défense auxerroise. Le problème c’est qu’il n’y a que lui qui marque en avant-centre.

Fernando Cavenaghi : Après sa sortie rapide dimanche, le coach a voulu lui redonner sa chance. Malgré une envie de bien faire, il n’a jamais été mis dans de bonnes conditions. Encore un match sans relief. Mais comment redonner confiance à nos attaquants ?


Remplaçants :

Carlos Henrique : Remplaçant très vite dans le match Planus, il a eu beaucoup de mal à rentrer dans le match. A sa décharge, il joue très peu, et manque de rythme et de repère avec Sané. Comme les autres sud-américains, il est peut-être géné par le froid.

Fernando : Décidemment ce poste de sentinelle ne lui convient guère. Remplaçant Alou Diarra à la mi-temps, il n’a pas fait oublié son capitaine pourtant revenant et encore convalescent, malgré quelques gestes salvateurs en défense.

David Bellion : Rentré en toute fin de match, il n’a pas eu le temps de se réchauffer.






La feuille de match

 

25ème journée de la Ligue des Champions 2009-2010

Mercredi 11 Mars 2010 à 19h00

Stade Chaban-Delmas (Bordeaux)


Arbitre : M. Wilfried BIEN


Buts : Trémoulinas (7ème) pour Bordeaux, Jelen (64ème, 83ème) pour Auxerre


Les cartons jaunes : Contout (44ème), Oliech (60ème) pour Auxerre


Bordeaux : Carrasso - Chalmé, Planus (Henrique, 32ème), Sané, Tremoulinas – Diarra © (Fernando, 45ème), Sertic (Bellion, 87ème), Gourcuff, Jussie – Chamakh, Cavenaghi

Auxerre : Sorin – Hengbart, A.Coulibaly, Mignot, Grichting (Berthod, 46ème) – Pedretti ©, Ndinga, Oliech, Contout (Birsa, 77ème) – Jelen (Quercia, 87ème), Niculae

 


Les moments forts

-         20868 spectateurs tout de même pour un match un mercredi soir en plein milieu de l’hiver, dans une ambiance glaciale, alors que Real-OL est diffusé sur TF1

-         2ème défaite de la saison à domicile, plus inquiétante que la première

-         Blessure de Marc Planus au genou gauche : lésion des ligaments internes. Il risque d’être absent pour plusieurs matchs

-         Alou Diarra est quant à lui sorti par précaution, ressentant une gêne derrière sa cuisse.

-         C’était la nuit des blessés car l’arbitre de touche s’est claqué au mollet sur le premier but de Jelen.

-         Toujours leader, Bordeaux ne compte plus qu’un match de retard au Mans pour tenter de se détacher de Montpellier






Note des joueurs

Carrasso : 5

Chalmé : 5,5

Sané : 5

Planus : 6

  (Henrique : 3)

Tremoulinas : 5

Diarra : 6,5

  (Fernando : 5)

Sertic : 5,5

  (Bellion : 5)

Gourcuff : 5

Jussie : 3

Chamakh : 3,5

Cavenaghi : 5

 

 

 

nicox33

Crédit photo @ Sport24.com

 

 

27ÈME JOURNÉE. APRÈS MATCH : BORDEAUX 1 / MONTPELLIER 1

  UN HEROS FRUSTRE 






Résumé


Enfin Bordeaux joue un match de L1, trois semaines après son match contre Saint-Etienne. Entre temps, les matchs contre Auxerre et Le Mans sont remis à des dates ultérieures. On attendait avec impatience ce choc de circonstance, Montpellier profitant du surplace forcé des Girondins pour revenir ex-æquo au coup d’envoi. Comment Bordeaux allait entamer cette partie avec un seul match dans les jambes en vingt jours et une relative nervosité dont les médias raffolent ? Laquelle des deux formations profiteraient des matchs nuls des poursuivants ? La réponse interviendra devant une assistance relativement décevante : à peine 27 000 spectateurs pour cette affiche. Est-ce le froid ou le retour des vacances qui a dissuadé les supporters à remplir les travées de Chaban ?


Beaucoup de questions au coup d’envoi, et sûrement très peu d’éludées à la fin du match, assez fermé malgré des faits de jeu importants. Laurent Blanc aligne d’entrée sa formation de gala, en 4-1-3-2, avec Fernando en sentinelle devant sa défense et un duo Cavenaghi-Chamakh entrevu uniquement contre Boulogne, pour un résultat décevant à l’époque. Montpellier reste dans sa philosophie de jeu avec une équipe offensive. Bien pour le spectacle, mais surprenant pour une formation se rendant sur les terres bordelaises. Gourcuff allume la première banderille dès la 4ème minute sur un coup franc côté gauche avec un centre qui est à deux doigts d’être dévié par Cavenaghi mais le portier montpelliérain dégage. Le breton arme ensuite à la 6ème minute un bon tir, mais sans souci pour Jourdren. Le match est tactique mais agréable, les girondins semblent avoir la main mise globalement mais ne parviennent pas à se procurer de franche occasion. Et sont à la merci d’un contre de Montpellier. A la 33ème minute, Montano est lancé en profondeur dans la surface. Il va se présenter en face-à-face avec Carrasso mais Ciani revenu de derrière le bouscule. Le colombien joue bien le coup mais le pénalty est indiscutable, et l’expulsion derrière logique, Michael étant le dernier défenseur. C’est la triste règle de la double peine qui est appliquée, celle dont nous avions profité en demi-finale de Coupe de la Ligue avec Koscielny. Alberto Costa se présente face à Carrasso mais ce dernier détourne la frappe sur son côté gauche. Bel exploit de Cédric, mais on va jouer à 10 pendant une heure, sans avoir pu trouver la faille à 11. Cette action réveille aussitôt Gourcuff qui décoche à la 34ème minute un bon tir à côté des cages de Jourdren. Montpellier semble prendre de plus en plus confiance et accule les bordelais avant la mi-temps. Nouvel événement contraire à la 41ème minute : sur une tête de Montano au point de pénalty, Chalmé dévie le ballon de la main. Geste incompréhensible de Mathieu, un peu similaire à celui de Chamakh contre Saint-Etienne. Le deuxième rouge aurait du tomber, mais bizarrement, M. Bré n’accorde ni jaune ni rouge. Cette fois-ci c’est Montano qui va tenter la transformation. Le premier essai est marqué mais à retirer, après avoir marqué un temps d’arrêt dans sa course. Deuxième tentative et nouvel exploit de Carrasso qui se couche bien sur sa gauche pour dévier le tir du colombien. Deux pénaltys arrêtés en 10 minutes et troisième échec des adversaires en comptant Bergessio de Saint-Etienne. Bordeaux aurait-il transmis à ses adversaires son chat noir de l’automne dans cet exercice ? Toujours est-il que la pause intervient et qu’on se demande finalement si les Girondins ne peuvent pas créer la surprise, vu le déroulé de la rencontre. A noter une tension palpable entre les deux formations, bien entretenue par un arbitrage musclé qui n’aide pas à calmer les esprits.




Dès la reprise, on voit Cédric Carrasso réunir ses coéquipiers pour les galvaniser. C’est pourtant Marveaux qui s’infiltre à la 50ème minute dans la surface mais n’ajuste pas son tir. Bordeaux réussit enfin à décocher une bonne frappe par Fernando à la 54ème minute, bien arrêtée par Jourdren. Arrive alors la 58ème minute. Spahic sort pour se faire soigner un court instant et les deux équipes se retrouvent en égalité numérique. Trémoulinas tire un coup franc sur la tête de Chamakh à l’entrée de la surface. Le marocain dévie pour Plasil qui perd la balle mais la défense montpelliéraine dégage mal. Chamakh en embuscade reprend instantanément et adresse un missile des 20 mètres qui finit au ras du poteau de Jourdren, battu. Superbe but pour l’attaquant bordelais, qui nous surprend avec ce but … avec les pieds, mais ô combien magnifique. Au vu du match, on semble s’acheminer vers le hold-up parfait, car cette frappe est la seule véritable occasion pour les locaux. Mais Montpellier n’arrive plus à emballer le match dans cette deuxième période et Bordeaux arrive à bien contenir les assauts héraultais, qui gardent la maitrise du ballon. Laurent Blanc opère un double changement à la 77ème minute avec les rentrées de Jussie et Sertic afin d’apporter du sang neuf dans ce combat homérique. Le jeune Grégory aurait définitivement assuré la victoire des siens mais son tir de la 81ème minute est bien repoussé par Jourdren. Puis Camara rate l’égalisation à la 89ème minute en dévissant sa reprise à bout portant. Sertic à son tour dans les arrêts de jeu ne peu exploiter un cafouillage dans la surface. L’exploit bordelais est tout proche, mais M. Bré siffle un coup-franc illogique à la 93ème minute sur une main, ou plutôt un coude de Fernando. Le brésilien fait toujours très attention à bien coller ses bras dans le dos dans ses phases défensives. Là, le ballon vient heurter son coude, il n’y aurait pas du y avoir coup-franc. Laurent Blanc demande un mur à quatre, mais seulement trois bordelais bâtissent cette mini-muraille. Alberto Costa d’une lourde frappe transperce sans difficulté ce mur et Carrasso commet la seule faute main de son match, en n’arrivant pas à boxer la balle qui se loge dans son soupirail gauche. Incroyable scénario, le héros bordelais fait le bonheur de l’Hérault. Et les deux co-leaders se partagent les points.


Score logique mais les girondins tenaient le bon bout, et cette victoire aurait fait un bien fou d’un point de vue mental même si sur le plan du jeu, il n’y avait pas grand-chose à retirer. Heureusement, aucun des rivaux n’a gagné ce week-end. Status quo. Difficile d’analyser ce match puisque l’expulsion de Ciani a modifié le cours normal du match. Carrasso fut sans conteste le héros malheureux du match avec ces deux exploits sur pénalty, mais aussi sa faute de main sur l’égalisation. Mais comment a-t-on pu laisser un mur de trois hommes sur la dernière occasion montpelliéraine ? L’arbitrage de M. Bré fut également contestable, avec des décisions aléatoires, comme l’expulsion de Chalmé non accordée et ce coup franc imaginaire de Fernando à la fin. A dix, Bordeaux s’est battu admirablement face à une équipe de Montpellier séduisante pour un promu, mais un brin truqueur, cherchant facilement le conflit.




Au final, on se contentera du point du nul, mais cette égalisation est très frustrante. On sort de ce match avec un gout amer, ne sachant pas trop s’il s’agit d’un bon point ou de deux de perdus, face à un rival. Avec tous ces matchs en retard, on n’a plus de marge de manœuvre. Il faudra battre Auxerre dès mercredi, si le match a lieu. Puis bien négocier un périlleux déplacement à Monaco ce week-end. Mais on a senti tout de même des bordelais manquant de rythme, face à des visiteurs jouant toutes les semaines. Ce fichu calendrier risque de nous poser de nouveaux problèmes.


Allez Bordeaux, on reste en tête, mais il faut désormais engranger des points et des victoires pour se redonner de l’air, et enfin produire un match plein, chose très rare ces derniers temps.






Les joueurs

Cédric Carrasso
: A une minute près, il était le héros du match. En stoppant deux pénaltys, il maintient les siens à flot. Mais son mini-mur à trois et sa faute de main gâche un peu sa prestation. Mais après deux beaux exploits, on ne lui en veut pas…trop. A noter son implication de plus en plus grande dans un rôle de leader, en parlant aux joueurs à la mi-temps

Matthieu Chalmé : Un match très très compliqué. Il aurait dû être expulsé pour sa main volontaire amenant le deuxième pénalty. Beaucoup de mal à stopper les montées des vifs ailiers montpelliérains, il a semblé souffrir du manque de rythme et de matchs depuis une vingtaine de jours

Michaël Ciani : Plutôt bon, jusqu’à son expulsion logique dès la demi-heure de jeu, pour avoir laissé filé dans son dos Montano.

Marc Planus : Très costaud dans les moments difficiles, il n’est pas impliqué dans les différentes actions dangereuses montpelliéraines. Un très bon match, comme souvent cette saison

Benoit Tremoulinas : En difficulté comme Chalmé face aux montées et aux dédoublements des attaquants héraultais, il a néanmoins tenté d’apporter son soutien sur les rares occasions bordelaises. Mais moins tranchant qu’il y a quelques mois.

Fernando : Nouvelle occasion de voir le brésilien dans un rôle de sentinelle. Plutôt à son avantage ce soir, avec de l’engagement, du courage au cœur de la bataille du milieu. Mais pas de réussite dans ses tentatives offensives.

Wendel: Très discret dans son couloir, il n’a pour ainsi pas peser offensivement. Défensivement, il n’a pas non plus connu son abatage habituel, mais on sait que le brésilien n’aime pas le froid. Pas forcément une excuse.




Jaroslav Plasil : A l’origine du but de Chamakh, il a beaucoup travaillé sur son côté droit, notamment dans le repli défensif, en récupérant beaucoup de ballons. Moins en vu comme toute l’équipe durant les phases offensives, mais dans un match comme celui-ci, il est bien plus utile que Gouffran, moins concerné par le travail défensif

Yoann Gourcuff : Le problème avec Yoann, c’est qu’on espère toujours le voir réitérer ses exploits de l’an dernier. Mais visiblement, on ne le reverra plus cette année. Reste alors un joueur précieux par ses qualités techniques, son engagement sans faille, qui doit encore travailler ses coups de pieds arrêtés. En espérant le revoir devenir décisif, car c’est tout le jeu offensif bordelais qui dépend de son état forme… Et c’est peut-être là le problème, tout reposer sur un seul joueur.

Marouane Chamakh : Encore un gros match, très vite esseulé après la sortie rapide de Cavenaghi. Il a assure comme d’habitude le boulot devant et derrière, et marque un superbe but d’une frappe inhabituelle pour lui de vingt mètres. S’il se met à mettre des buts comme ça, il va vraiment devenir un attaquant ultra complet. S’il veut encore rester chez nous l’an prochain, pas de problème.

Fernando Cavenaghi : Le malheureux de la soirée. Laurent Blanc qui lui redonne une chance s’excuse auprès de lui lorsqu’il fait rentrer Sané. Durant sa petite demi-heure de jeu, il aurait pu dévier un coup franc de Gourcuff pour ouvrir le score.


Remplaçants :

Lamine Sané : Rentré à la demi-heure de jeu pour rejoindre Planus dans l’axe de la défense, il a livré une prestation solide, rarement pris en défaut.

Jussie : Bonne rentrée pour Jussie qui s’est de suite mis au niveau de ses coéquipiers pour tenter de conserver le point du nul.

Gregory Sertic : Aurait pu tuer le match si Jourdren n’avait détourné sa bonne frappe en fin de match. Très présent dans le jeu offensif, il a apporté sa fougue et son énergie, comme d’habitude depuis quelques mois, où ses rentrées sont très intéressantes.




La feuille de match

 

27ème journée de la Ligue des Champions 2009-2010

Dimanche 7 Mars 2010 à 21h00

Stade Chaban-Delmas (Bordeaux)


Arbitre : M. Stéphane BRE


Buts : Chamakh (59ème) pour Bordeaux, Costa (94ème) pour Montpellier


Les cartons jaunes : Chalmé (37ème), Fernando (93ème) pour Bordeaux – Costa (35ème), Aït-Fana (48ème), Camara (58ème), Spahic (89ème) pour Montpellier


Le carton rouge : Ciani (34ème) pour Bordeaux


Bordeaux : Carrasso - Chalmé, Planus ©, Ciani, Tremoulinas – Fernando, Plasil (Sertic, 76ème), Gourcuff, Wendel (Jussie, 76ème) – Chamakh, Cavenaghi (Sané, 34ème)

Montpellier : Jourdren - Yanga-Mbiwa (Bocaly, 77ème), Spahic, El-Kaoutari, Jeunechamp – Pitau ©, J.Marveaux (Belhanda, 71ème), A.Costa, Aït-Fana - So.Camara, Montano (Dernis, 86ème)




Les moments forts


-         27 494 spectateurs, affluence décevante ce soir pour l’affiche entre les deux premiers

-         Après le retour de Laurent Blanc sur ses terres au match aller, c’est au tour de René Girard de revenir en Gironde, là où il écrivit ses plus belles pages de joueur

-         Montpellier se la joue à la bordelaise, en ratant deux pénaltys en un seul match.

-         3ème pénalty concédé par Ciani cette saison et 7 pénaltys au total contre les girondins



Note des joueurs


Carrasso : 7

Chalmé : 4

Ciani : 5

Planus : 7

Tremoulinas : 5,5

Fernando : 6

Plasil : 6,5

  (Sertic : 6,5)

Wendel : 4

  (Jussie : 6)

Gourcuff : 5,5

Chamakh : 7

Cavenaghi : 5

  (Sané : 6)

 

 

 

nicox33

Crédit photo @ Sport24.com

 

 

AVANT MATCH. 27EME JOURNEE. BORDEAUX / MONTPELLIER




Plus de quinze jours après leur dernier match de championnat, les Girondins rencontrent une équipe montpelliéraine en pleine bourre ce dimanche à Chaban-Delmas.

Le rêve d'Europe

Il y a deux ans, Montpellier frôlait de peu la relégation en National. C'est Rolland Courbis qui a sauvé le club et reconstruit une équipe. Il a aussi permis à cette équipe d'acquérir un état d'esprit irréprochable, une grande combativité et un jeu qui prône l'offensive. Aujourd'hui, le club Héraultais, l'un des plus stables du championnat, crée la sensation. Avec à sa tête le plus bordelais des Montpelliérains René Girard, il a pris une autre dimension. Le maintien quasiment en poche dès la trêve, les rêves d'Europe ne sont plus très éloignés. Il a fallu du temps pour que chacun commence à prendre au sérieux cette équipe, classé deuxième du championnat, avec le même nombre de points que le leader Bordelais. Pourtant, les signes d'un grand parcours étaient visibles depuis longtemps : depuis le début du championnat, le club n'a jamais semblé en perte de vitesse. Pour preuve, il n'a jamais perdu trois fois consécutivement, concédant à deux reprises deux défaites consécutives. Mais il a toujours sorti la tête de l'eau. Dans tous les secteurs de jeu, les Montpelliérains sont efficaces. En défense, l'intraitable Spahic n'a jamais failli face aux Lisandro, Chamakh et Niang en garde un souvenir plutôt amer. Au milieu, le sud-Américain Costa possède un coffre extraordinaire et exerce une très grosse activité de récupérateur et de relanceur. Devant, Montano est le meilleur buteur du club avec neuf réalisations (dont une du gauche et deux de la tête) et montre qu'il est un attaquant complet car même s'il n'est pas réellement rapide, pas doté d'une technique hors paire, ou encore d'un jeu aérien irréprochable, il n'a pas réellement de gros point faible. Friand de profondeur, il se régale des espaces avec son compère Aït-Fana grande révélation de la saison. Si on y ajoute la fougue de Marveaux ou encore l'expérience de Jeunechamp, cette équipe possède de gros atouts. Pas étonnant qu'elle ait réussi de grosses performances contre les équipes du haut de table réussissant à s'imposer à Lyon et face à Marseille notamment mais en concédant une défaite à domicile face à Bordeaux début décembre (0-1) alors qu'elle avait le match en main. Même s'ils ne veulent pas l'avouer, les joueurs rêvent d'Europe, au moins l'Europa Ligue, si ce n'est pas plus. Le match de dimanche peut être considéré comme un vrai test de niveau.



Retour au jeu !

Car de l'autre côté, les Girondins n'ont plus rien à prouver. En passe de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des Champions, finaliste de la Coupe de la Ligue dont il est le tenant du titre, et leader du championnat malgré deux matches de retard, les hommes de Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset, eux aussi très attachés à la région montpelliéraine, sont dans le coeur de leur saison. Mais depuis 10 jours, de nombreux événements ont perturbé quelque peu le calme du Haillan. Après les rumeurs concernant Laurent Blanc, c'est la Ligue qui s'en est mêlé. Repoussant justement le match contre Auxerre pour permettre au club de préparer dans de bonnes conditions le huitième de finale en Grèce, la LFP s'est enfoncée dans l'incohérence la plus totale. Après avoir décalé cette rencontre au mois d'avril comme le souhaitait le club girondin, elle est revenue sur sa décision en le repoussant à mercredi prochain ! Colère justifiée chez les dirigeants Bordelais.



Il faut rajouter à cela la rencontre également repoussée contre Le Mans qui devait avoir lieu dimanche dernier mais reportée en raison du fort vent qui devait s'abattre sur la région Sarthoise. Il s'est avéré que le match aurait pu (et du ?) être repoussé de quelques heures, les conditions climatiques le permettant. Les Girondins avaient proposé cette idée, mais refusée par la Ligue. Le stade du Mans ne peut accepter de vents supérieurs à 70 km/h, là aussi une aberration pour un club professionnel. L'ensemble de ces décisions pénalise lourdement les Girondins qui devront jouer tous les trois jours pendant 2 mois (à l'exception de la semaine de la finale de Coupe de la Ligue)! Autrement dit un très lourd calendrier. L'effectif des Girondins le permet-il ? Laurent Blanc devra faire tourner, et même en championnat. Pendant cette inactivité forcée, les Girondins se sont entraînés mais rien ne remplace le rythme d'un match. Paradoxalement, tout porte à craindre à une baisse de forme dimanche car les Bordelais n'ont plus joué depuis 12 jours. Néanmoins, le retour au jeu était attendu et le voilà. Un match alléchant en perspective.

Bordeaux part favori



Un match qui marque le début d'une phase extrêmement importante pour tous les Girondins car elle sera révélatrice de la véritable force de l'équipe. On saura après le mois de mars si les hommes de Laurent Blanc ont les moyens de leurs ambitions. Contre Montpellier dimanche, Laurent Blanc pourra compter sur la quasi-totalité de son effectif et optera certainement pour un 4-2-3-1 devenu systématique, même en championnat. La défense type sera alignée. Fernando sera titulaire, probablement aux côtés de Sané, car même si Diarra est dans le groupe, on voit mal le staff bordelais prendre le moindre risque au vu de la période chargée qui attend les Girondins par la suite. Devant, du classique : Plasil, Gourcuff, Wendel et Chamakh seul en pointe tandis que Jussiê et Gouffran devront sûrement attendre mercredi et le match d'Auxerre pour être titulaires. Autant dire la grosse artillerie et il faudra au moins ça pour battre une équipe montpelliéraine qui vient à Bordeaux sans véritable pression même si eux aussi sont attendus. Cette rencontre est en effet un véritable test pour l'équipe de René Girard, très médiatisée ces derniers temps. Pour le moment, son équipe a fait un très bon parcours mais réussira-t-elle à résister à la pression médiatique que connaissent les gros clubs du championnat ? A voir. Il est clair qu'une victoire à Bordeaux serait un cataclysme et l'équipe au scapulaire pourra sérieusement se remettre en question avant les prochaines échéances. Même un match nul ne serait pas une véritable contre-performance. Au contraire, les Bordelais sont quasiment dans l'obligation de l'emporter à domicile car vu l'effroyable calendrier qui les attend une victoire donnerait forcément la confiance nécessaire avant d'aborder cette période. De plus, à force de ne pas jouer, ils ont vu revenir à 2 points l'Olympique Lyonnais et à 3 points points l'Olympique de Marseille. Car même s'ils possèdent deux matches de retard, ces deux matches ne signifient pas forcément six points dans l'escarcelle. Les Girondins le savent pertinemment. Et savant aussi que ce match contre Montpellier est capital. Le résultat est primordial mais s'ils pouvaient en plus rajouter la manière, ce sera peut-être un moyen de remettre les choses au clair, et éviter aux Montpelliérains de se voir trop beaux.

Allez Bordeaux !

Loïc
LES STATS D\'AVANT MATCH DE VALENTIN
UNE HISTOIRE DE FAMILLE...
Loulou , Laurent, Miche, René ….Lolo, Papy, Michel, Jérôme…. La grande famille va se retrouver ce dimanche soir et quelle famille !....



Loulou Nicollin le patriarche …Montpellier c’est lui …..c’est lui qui, avec l’aide du papa de Jean Louis, Bernard Gasset ( co-fondateur décédé en 2002) a repris ce club en 1974 après avoir été président du club corporatif (Formation Sportive de Nettoiement ) qu’il dissout en transférant ses joueurs à la Paillade …

A cette époque, c’est un véritable personnage qui arrive donc dans le football professionnel , un « authentique » ( le mot à la mode) avec un langage cru mais vrai , un président qui ne va pas dans la dentelle , un gars du sud quoi mais qui n’aura d’yeux que pour son club, le Montpellier Héraut Sports Club !

Son langage est tellement vrai encore aujourd’hui, que parfois dans les salons feutrés des instances de notre football , il choque et il dérange …chez ses gens là le verbe vert n’existe pas , mais notre Loulou national on ne le changera pas , il raffole même de formules dont le vocabulaire est compréhensible par tous !

Le football est un sport populaire( enfin il l’était) , il lui arrive de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas et le public s’y retrouve … c’est notre Giton à nous !.....( des caractères de la Bruyère ) … extrait :

« Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l'œil fixe et assuré, les épaules larges, l'estomac haut, la démarche ferme et délibérée. Il parle avec confiance; il fait répéter celui qui l'entretient, et il ne goute que médiocrement tout ce qui lui dit. Il déploie un ample mouchoir et se mouche avec un grand bruit; il crache fort loin, et il éternue fort haut ! »


Donc à ce titre il a même reçu dernièrement un rappel à l’ordre …pensez donc , les gens de la capitale ont été choqués d’un terme employé par Loulou … il est donc passé devant ces nobles gens et a été condamné …c’est monnaie courante dans l’Hérault , « même quand tu passes à la télé si ta tête n’est pas cathodique tu risques avoir des ennuis » lui aurait soufflé un ami de longue date !

C’est certainement un mauvais réflexe , c’est parti trop vite …..le mot « tarlouze » a été formé à partir du Québécois « tarla » il a ensuite fait référence aux hommes jugés « faibles » en plus il a dit « petite tarlouze » donc pas grande !!! Petite ou grande c’est pareil d’après la commission d’éthique !

Dorénavant il a décidé de ne plus s’exprimer en français, il apprend le chinois pendant ses cures d’amaigrissement , il ne le maitrise pas encore complètement , mais il fait passer quelques messages dont celui-ci :



Le chinois ?.....il suffit de pencher sa tête sur la droite pour la traduction !


Ce n’est pas grave Loulou, on t’aime comme ça !

Laurent le fils est dans l’ombre de son père …pourtant il s’est fait connaître lui aussi par une dérive écrite celle-ci , mais tout autant poétique , message envoyé à la veille d’un match contre le voisin nîmois , « on va les enc…ces PD….de Nîmois ! »

Il est encore en retrait de Loulou , il est moins médiatisé il reste un pion essentiel du club par sa vision de gestionnaire …Miche …( Michel Mezy) dit de lui qu’il faut lui laisser le temps, il fait son « boulot » et participe aux décisions sur les orientations du club et tout ceci dans la franchise et la sincérité …c’est dans ce sens qu’il travaille en étroite collaboration avec son père et miche justement à l’implantation future d’un centre de formation et de terrains d’entraînement ….


Michel Mezy

René ( Girard) le dernier arrivé s’est fondu dans le moule …il est du « coin » !, c’est avec une certaine sérénité qu’il a pu s’intégrer …. cela lui a facilité certainement la tâche ..il a le sang chaud lui aussi , il a de la gueule ce n’est pas pour déplaire à la « famille » !

On sait de quoi on parle, nous Bordelais …

René , c’était le symbole de la révolte sur le terrain , un joueur courageux vaillant , aboyeur, protecteur même , « mouillant » le maillot, bref toutes les caractéristiques d’un joueur dont le public bordelais raffole gardant de lui les plus grands souvenirs de la période du Président Bez ..Il sera bien accueilli dimanche soir il fait partie aussi de la « famille »…..bordelaise !


René Girard

Le plus posé des enfants adoptifs de Loulou aura été et restera Lolo ! rien de comparable en effet avec le verbe jovial de la « famille »…il est réfléchi, pas un mot plus haut que l’autre ce qui pourrait faire dire à Loulou « il sort d’où lui ? » mais il est bien de lui ce joueur dont il parle aujourd’hui avec tant de nostalgie et de tendresse« il est de chez nous » n’hésite pas à préciser le président Montpelliérain !

Sur son avenir il n’hésite pas une seconde « Non Lolo n’ira pas ! » en parlant du poste de sélectionneur , il prétend que c’est à cause du salaire « il y a un tel écart entre Blanc et Domenech ! à moins que Laurent veuille rentrer chez Emmaüs ! »

Et Jean-Louis Gasset ? Il restera une figure de la Paillade… digne successeur de son père Bernard , il y effectuera ses débuts de joueur et en deviendra même l’entraineur (1998-2000) …puis ce sera la déchirure , il sera banni , lui, qui a toujours été à la droite du chef ….de cet épisode il se refuse d’en parler ….



Michel Pavon … formé à Toulouse , il n’aura été que de passage à Montpellier (1994-1996). C’est Roland Courbis qui viendra le chercher .. capitaine , il deviendra champion de France avec les Girondins de Baup en 1999 ! Il remplacera d’ailleurs son entraîneur (2003-2004), mais cet épisode ne restera pas un très bon souvenir pour l’ancien capitaine des marines et blancs….



Jérôme Bonnissel ..encore un enfant du club …né à Montpellier il effectuera toutes ses classes dans le club de Loulou ….Il fait partie de la jeune génération qui ramène le club sur le devant de la scène avec une nouvelle finale de Coupe de France malheureusement perdue. C'est alors le plus jeune de tous, et il intègre l'Equipe de France Espoirs très tôt avec Sanchez ( Christophe Sanchez qui a joué à Bordeaux 2001-2003 ) , Lefèvre et Blanc (mais aussi Zidane, Thuram, Dugarry ou Pires).

Les autres ne pouvant plus être sélectionnés, il reste le seul du club de l’Hérault dans cette équipe dont il devient le capitaine jusqu'aux J.O. d'Atlanta.

Après un séjour à la Corogne il restera quatre ans aux Girondins en tant que joueur ,puis partira de nouveau en Angleterre .. mais reviendra , lui le Montpelliérain de naissance, s’installer en Gironde intégrant la cellule de recrutement dirigée par Michel Pavon justement !

Voilà la présentation a été faite, est-ce à dire que cette rencontre Bordeaux-Montpellier sera une simple réunion de famille ? On ne peut qu’en douter , les deux équipe n’ont que faire des sentiments , chacune jouera la « gagne » et cherchera à comptabiliser trois points de plus !

Même Loulou qui déclarait à Miche … « putain, les points qu’on a en plus cette année , on pourrait les garder pour ………l’année prochaine ! »

C’est dire que le président de Montpellier garde tout de même le pied sur le ballon …ne dit-on pas que le plus dur reste à venir …la saison prochaine il faudra confirmer , l’effet de surprise sera passé !

Francis
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