Après deux jours de repos accordés par Jean Tigana après le match contre Marseille et en cette trêve internationale, c'est un groupe en effectif réduit qui s'est présenté une première fois ce matin pour un footing et une deuxième fois cette après-midi pour une séance avec le ballon. Carrasso, Tremoulinas, Diarra, Modeste, Plasil, Savic et Ayité en sélections, Traoré et Sertic partis en prêt dans les dernières heures du mercato, c'est avec seulement 15 joueurs pros que le staff bordelais doit composer.
Wendel
Andrietti à la parade
D'ailleurs, cette après-midi, Tigana a fait appel à pas moins de 6 jeunes de la CFA2 parmi lesquels Elissalde, Mingon, Poundje ou encore Blonbou. Ramé est le seul toujours aux soins tandis que Keita, Diabaté, Planus et Sané qui s'est coupé un doigt samedi sont en phase de reprise avec le kiné.
Jordan Mignon
Gouffran devant Henrique et Bellion
Marange retenu par Blonbou
Les joueurs ne se sont pas ménagés, pour preuve Fernando qui restera quelques minutes à terre après un choc avant de se relever et de reprendre la séance normalement :
Cette après-midi les joueurs ont donc fait une opposition sur surface réduite à 4 équipes avec Olimpa et Andrietti dans les buts. Pendant ce temps, le kiné Das Neves faisait travailler sur un côté Abdoulaye Keita, Marc Planus et donc Lamine Sané qui devrait en avoir pour trois semaines d'indisponibilité suite à son accident domestique. Ce dernier arbore ainsi un beau pansement au niveau de la main.
Lamine Sané
Le pansement de Sané
Étirements pour Planus qui devrait revenir rapidement
Valentin dit fcgb260
LE MERCATO EST CLOS. LE BILAN
Le mercato vient de se terminer. Faisons un bilan des arrivées et des départs. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une majorité des supporters peuvent se montrer dubitatifs pour atteindre l'objectif du club et de Nicolas de Tavernost : le podium et la Ligue des Champions. Des valeurs sûres s'en vont, des espoirs et des jeunes sans grande certitude débarquent. C'est un peu la douche froide.
ARRIVEES
Vujadin Savic (Etoile Rouge de Belgrade)
International espoir serbe, défenseur central, contrat de 5 ans, estimé à 1 M€
Jeune international serbe en provenance de l'Etoile Rouge de Belgrade, Savic est la première recrue bordelaise et un choix de Jean Tigana qui a saisi une opportunité. Les débuts sont difficiles pour le jeune Vujadin mais les circonstances ne sont pas évidentes. Nous attendrons le retour de Planus et nous resterons patient avec ce jeune défenseur central.
Moussa Maazou (CSKA Moscou)
International nigérien, attaquant, prêt d'1 an + Option d'achat
Prêté par le CSKA Moscou une nouvelle fois en France, il avait déjà montrer ses talents en 2010 à Monaco. Buteur contre Bordeaux en Coupe de France à Chaban cet hiver, il avait marqué les esprits dans cette même compétition en marquant plusieurs buts déterminant. Remplaçants en championnat, il n'a pas pu être acheté par Monaco qui souhaitait le conserver, mais la clause était trop élevé pour les monégasques. Bordeaux profite une nouvelle fois d'une opportunité pour ce joueur athlétique, rapide mais qui doit bonifier sa technique et son sens tactique.
Anthony Modeste (OGC Nice)
International espoir français, attaquant, contrat de 4 ans, estimé à 3 M€
Le remplaçant de Marouane Chamakh, c'est finalement Anthony. Alors que nous attendions un joueur un plus confirmé, l'absence de Ligue des champions et le raté sur la gestion du transfert de Chamakh oblige Bordeaux a tenter un nouveau pari. Pour environ 3 M€, Jean Tigana et le staff bordelais ont donc misé sur le jeune Modeste qui avait fini deuxième meilleur buteur de Ligue 2 la saison passée avec Angers. Son but contre Marseille a peut-être lancé la saison d'un futur grand... Mais encore une fois, c'est un pari
Fahid Ben Khalfallah (Valenciennes)
International tunisien, milieu offensif, contrat de 4 ans, estimé entre 4 et 5 M€
Il ne joue pas au même poste, n'a pas le même pédigrée mais pourtant, au vue du recrutement, il faut en quelque sorte considéré Fahid comme le remplaçant de Yoann Gourcuff. Pas de pression particulière sur ses épaules puisqu'il ne vient pas pour le remplacer poste pour poste mais bien pour tenter d'animer les couloirs qui sont désespérément tristes depuis le départ d'Alonso. Deuxième meilleur passeur de Ligue 1 la saison passée, on peut estimé que cet achat est une bonne chose.
Et sinon, rien de neuf le 31 au soir. Le mercato se finit donc avec un bilan de quatre arrivées. Cela semble bien léger pour atteindre la Ligue des Champions.
Voici l'effectif des Girondins pour la saison 2010/2011, d'après lequipe.fr
nicox33
4ÈME JOURNÉE. APRÈS MATCH : BORDEAUX 1 / MARSEILLE 1
Bordeaux a finalement fait durer son invincibilité à domicile face à Marseille pour une durée d’un an supplémentaire. C’est ce que nous retiendrons d’un match où les deux défenses n’ont pas été à leur avantage, pouvant céder à chaque action. Pas l’intégralité des deux défenses non, mais certains joueurs, à côté de la plaque, absents et fautifs.
Dans une très bonne ambiance de stade, Bordeaux avait à cœur de bonifier les trois points arrachés au PSG la semaine précédente. C’était sans compter sur un gros pressing des marseillais qui se sont donnés tout le match, harcelant certains joueurs clés dès qu’ils avaient le ballon, et défendant avec la hargne, la plupart du temps dans le bon sens du terme, lorsqu’il le fallait. C’était également sans compter sur un arbitrage très approximatif et parfois incohérent de notre mascotte Tony Chapron, qui aurait pu siffler différemment des deux côtés. Il serait temps de ne plus lui confier de grosses affiches afin de ne pas pénaliser les grosse écuries.
Du côté de Bordeaux, on retrouvait un schéma tactique à la Laurent Blanc, avec un seul attaquant de pointe, et cinq milieux de terrain. Pourtant, ce ne sont pas les attaquants qui manquent, même s’ils ne sont pas tous d’un excellent niveau, il faut le reconnaitre. On croyait alors le match relancé avec l’expulsion (logique) de Cissé (34ème), mais les marseillais ont défendu corps et âme, jusqu’à céder sur un coup de tête de Modeste, très bien servi par Plasil (88ème). Sans oublier Cédric Carrasso qui nous a sorti son deuxième gros match avec trois parades décisives, de classe internationale.
Bordeaux n’est pas encore au niveau, c’est une évidence. Tigana le confirme en conférence de presse d’après match. Après le chantier des indésirables commencé par Tigana, l’on pointe un manque de concurrence au niveau des latéraux défensifs. Un manque d’automatismes aussi au niveau de l’attaque, mais c‘est normal. Un manque de relais entre le milieu de terrain et l’attaque, là où l’on faisait la différence ces dernières années. Mais cette équipe a du potentiel, c’est évident. Et si l’on en croit Tigana, elle a même retrouvé certaines valeurs comme le mental, en revenant au score. L’avenir nous dira s’il s’agit réellement de ça ou de réactions et faits de jeu, provoqués par des joueurs bordelais décisifs, défensivement et offensivement.
Les joueurs Cédric Carrasso : Il nous fait gagner le match face à Paris. Il nous obtient un point face à Marseille. Parfois décrié la saison dernière pour son manque d’arrêts décisifs, il prouve à ses détracteurs qu’il est bien rentré dans sa saison. Des arrêts réflexes, même à contre pied, des sorties aériennes propres et limpides, et une volonté de relancer rapidement. Mais le manque de solutions a parfois ralenti cette relance. Mathieu Chalmé : Il a cette qualité d’en vouloir, de se battre sur chaque ballon. Précieux dans son couloir droit, il n’est pas habitué aux coups d’éclat, mais il se dégage chez lui une certaine solidité et assurance, qui rassurent le couloir droit. Ce couloir, il l’a d’ailleurs utilisé à foison au niveau offensif, avec de très nombreuses montées, de bonnes provocations et combinaisons, et lorsqu’il le pouvait, de bons centres. Benoit Tremoulinas : Notre très grosse déception. Alors oui, offensivement, il apporte avec de bons centres. Mais défensivement, cela a été une véritable catastrophe. Pas à sa place, mal positionné, il s’est même fait prendre de vitesse à plusieurs reprises. Il a même parfois cette nonchalance de Marange, cette inattention dans les moments importants d’attaque de Marseille. On se demande ce qu’il lui arrive depuis quelques temps. Alors, qu’il se ressaisisse ! Mickaël Ciani : On a retrouvé notre défenseur central lors de ses six premiers mois à Bordeaux. Solide comme à Paris, il nous sauve la mise à plusieurs reprises et s’expose lorsque Tremoulinas n’est pas à son poste. Précieux de la tête, il nous rassure dans le domaine aérien. Il rassurera d’autant plus ses coéquipiers avec le retour de Marc Planus, avec qui sa complémentarité est au summum. Vujadin Savic : Difficilement rentré dans le match, on l’a senti moins serein, peut-être plus impressionné et pris de vitesse par ses adversaires du soir. Pour plus de sécurité, il sera remplacé par Henrique à la mi-temps. Difficile pour lui d’être lancé aussi rapidement dans le grand bain même s’il possède déjà des qualités indéniables pour son jeune âge.
Alou Diarra : Beaucoup d’envie pour Alou. Quelques pertes de balle importantes, mais cette volonté de se racheter derrière, sans faire de faute. Le capitaine bordelais monte en puissance au cours des matches. En seconde période, voyant le peu de solutions, il essaye de monter d’un cran afin d’aider ses coéquipiers au niveau offensif. Aux côtés de Fernando, il donne l’impression de prendre moins d’envergure. Fernando Menegazzo : Pas encore rentré dans sa saison. Capable du meilleur comme du pire, il n’arrive plus à faire la différence balle au pied, sauf en première mi-temps où il transperce la défense marseillaise pour finalement s’écrouler dans la surface. On l’attend à un niveau supérieur dans les semaines à venir car le voir taquiner le ballon plein axe au milieu de terrain commence à nous faire peur, alors que cela avait plus tendance à nous régaler il y a quelques temps. Geraldo Wendel : Pas dans son match, une nouvelle fois. On se demande comment peut-il demander une prolongation de contrat et menacer ses dirigeants avec un aussi piètre niveau depuis le début de saison. Cela ne remet pas en cause ses stats passées, mais en tout cas cela remet en cause son attitude et son mutisme sur le terrain. A droite il est vrai une bonne partie du match, il délaisse défensivement et offensivement son couloir gauche. Il doit se ressaisir également. Jaroslav Plasil : Depuis le départ de Gourcuff, il a pris une grosse envergure. On se doit d’ailleurs de vérifier s’il ne possède pas trois poumons, et en quoi sont réellement faites ses jambes, inépuisables. Une assurance balle au pied, une très belle vision de jeu, une belle précision dans ses passes et centres ; de quoi nous laisser augurer le meilleur. Deuxième passe décisive de la saison. On espère cela dit qu’il pourra continuer sur cette lancée car avec l’énergie qu’il dépense… Fahid Ben Khalfallah : Cela faisait des années qu’il faisait du pied à Bordeaux ; voici son vœu exhaussé. Nous savions qu’il avait les arguments pour s’imposer dans cette équipe et notre première conclusion est qu’il fera beaucoup de bien à Bordeaux. Technique, rapide, sentant bien les coups, capable de passer comme de frapper, il est extrêmement polyvalent et va nous aider à reconquérir l’Europe. Bien qu’à bout physiquement en fin de match, il tenta tout ce qu’il put.
Anthony Modeste : Seul devant depuis le coup d’envoi, on a pu admirer son jeu dos au but ; une belle conservation de balle, suivi d’un décalage balle au pied. C’est après que cela cloche, avec parfois une perte de balle. Une tête manquée en première période alors qu’il était bien seul devant le but (comme face à Toulouse), puis une frappe tentée de loin en seconde, trop croisée. Intervient cette fin de match avec cette superbe tête plongeante qui délivre tout un peuple. Cela va lui faire du bien pour la confiance et ainsi l’encourager à faire encore mieux.
Les remplaçants Carlos Henrique : Malgré une petite blessure au retour de ses vacances, il a su se montrer ce soir très précieux et solide. Une excellente entrée qui lui a certainement fait gagner des points pour le prochain match de championnat, si Marc Planus n’est pas de retour. Même s’il nous fait parfois peur lorsque les ballons sans lancés dans la profondeur – il a plus tendance à protéger sa balle qu’aller rapidement la prendre pour relancer -, son jeu aérien et son impact physique nous ont bien aidés. Moussa Maazou : Très peu l’occasion pour la recrue bordelaise de se mettre en valeur même si pour son premier ballon, nous avons pu avoir sa faculté à se retourner et partir très vite dans la profondeur. A revoir prochainement, en qualité de titulaire. Henri Saivet : Ou comment écarter Bellion et Gouffran. On se demande ce qu’il va se passer cette saison pour ces deux derniers. Ce n’est pas pour autant que le jeune bordelais s’est montré à son avantage puisqu’il n’a pas réussi à s’imposer malgré sa fraicheur.
Désormais c'est officiel, le site officiel des Girondins vient de rendre public le départ de Yoann Gourcuff à Lyon via ce communiqué : "L'Olympique Lyonnais et le FC Girondins de Bordeaux se sont mis
d'accord pour le transfert de Yoann Gourcuff. Les deux clubs l'annoncent
dans un communiqué commun.
Communiqué :
"Les Clubs de l’Olympique Lyonnais et du FC Girondins de Bordeaux ont trouvé un accord pour le transfert définitif de Yoann Gourcuff.
Ce transfert sera effectif après la résolution des clauses suspensives habituelles.
Ce transfert se fera dans la préservation des intérêts du club de Bordeaux, en plein accord avec l’entraineur et le staff technique, et conformément aux engagements contractuels pris avec le joueur.
Le Club aura l’occasion de communiquer très prochainement et de réaffirmer ses ambitions pour la saison qui débute.""
De son côté l'Olympique Lyonnais a publié ceci :
"Les conditions de cette transaction ont été négociées sur la base de
la clause libératoire dont bénéficiait le joueur et qui est échue au 31
juillet dernier avec,
- un montant forfaitaire de 22 M€ réglé en 3 échéances d'ici au 31 décembre 2012
- un montant complémentaire d'un maximum de 4,5 M€ conditionné à une éventuelle cession du joueur par l’Olympique Lyonnais.
L'Olympique Lyonnais se réjouit de l'arrivée de Yoann GOURCUFF,
principal objectif du club et de son entraineur général Claude PUEL pour
donner une nouvelle dimension au milieu de terrain d'une équipe dont
l'attaque avait déjà enregistré le renfort d'un autre international
français, Jimmy BRIAND.
L'OL se satisfait également que Yoann GOURCUFF, meilleur joueur
français 2009, ait privilégié le championnat de France et l'OL aux
sollicitations étrangères dont il était l'objet.
Le recrutement de Yoann GOURCUFF et de Jimmy BRIAND vient conforter
l'ambition de l'OL, qui a conservé ses principaux joueurs internationaux
et qui a intégré dans son effectif professionnel plusieurs espoirs du
club dont notamment les 6 internationaux champions d'Europe des -19 ans
avec l'équipe de France en juillet dernier."
Après Souleymane Diawara, Marouane Chamakh et Laurent Blanc, c'est désormais Yoann Gourcuff, pilier du titre de 2009 qui quitte le club au scapulaire.
En un an, le club qui survolait le football français est donc complètement désossé et va devoir "reconstruire". Un terme malheureusement bien connu aux Girondins après la fin des ères Baup, puis Ricardo et Blanc.
Les supporters sont bien évidemment déçus, et très déçus même de la tournure des évènements, en un an à peine.
Attendons de voir comment le club bordelais va réagir face à un tel chantier ? Plus de figure charismatique, plus d'emblème, plus de stars. Bien sûr, il reste les amoureux du club comme Ramé, Planus ou Chalmé. Avec l'argent récolté et à une semaine de la clôture du mercato, les pistes ne sont pas légions.
Nicolas De Tavernost ayant exigé une qualification en Ligue des Champions à la fin de la saison, nous attendons avec impatience de voir les nouvelles recrues.
Mais les Girondins ont explosé en un an.
Bon vent Yoann, merci pour le titre de 2009...mais ce départ est à l'image du football actuel : sans saveur, d'une tristesse sans nom.
nicox33
3EME JOURNÉE. APRÈS MATCH : PARIS-SG 1 / BORDEAUX 2
1 - 2
LA
VICTOIRE DU RENOUVEAU
Résumé
La
voilà la première victoire de Jean Tigana, celle sur laquelle il va
peut-être enfin pouvoir bâtir les fondations de la reconquête.
Cette victoire acquise dans la douleur est salvatrice, fait un bien
fou aux supporters et espérons-le au groupe bordelais. Gagner ainsi
dans les arrêts de jeu, après avoir été dominé en première
période, puis en retrouvant de la grinta en seconde, c'est un
scénario idéal pour redonner confiance à tout un groupe qui
sombrait dans le doute depuis le début de l'année.
Toute
l'attention du début du match est tournée vers Yoann Gourcuff que
Jean Tigana a laissé sur le banc. Alors pour mettre les choses au
point d'entrée, lors de la séance à huis clos de jeudi, le coach bordelais
avait déjà placé Gourcuff avec les remplaçants, ne le sentant pas
encore prêt. Tigana avouera même en fin de match que s'il avait voulu
le sanctionner par rapport à ses velléités de départ, il l'aurait
exclu du groupe. Jussie prend donc la place du breton, et Gouffran
débute seul en pointe, sachant que ni Cavenaghi, ni Bellion n'ont
été retenus. En défense, retour des titulaires Ciani et Carrasso.
Le
match démarre tranquillement dans un Parc bien dégarni mais les
parisiens obtiennent rapidement les premières occasions. A la 10ème
minute, Hoarau est lancé en profondeur et se retrouve en face à
face avec Carrasso. Le portier bordelais plonge dans les pieds du
parisien et dévie sa pichenette. Ceara tente sa chance à son tour à
la 14ème minute mais sa frappe passe loin des buts bordelais. Les
marines et blancs sont acculés et à la 23ème minute, Sessegnon,
seul au second poteau, reprend un coup franc mais expédie sa
tentative à côté. Les girondins n'y arrivent pas. Alou Diarra perd
une balle à la 35 minute au cœur du jeu et Hoarau lance Erding à
la limite du hors jeu. Le turc seul face à Carrasso, élimine le
portier d'un grand pont et file vers l'ouverture du score. Sauf qu'il
pousse trop son ballon et récupère le cuir sur la ligne des six
mètres, laissant la défense revenir en sauvetage. On souffre et un
but nous ferait très très mal.
Il faut attendre la 37ème minute
pour nous voir sortir la tête de l'eau par Gouffran qui déborde
côté gauche et centre à l'entrée de la surface. Jussie effectue
un contrôle orienté bien pensé mais trop fort. Le brésilien n'a
pas vu Plasil dans son dos qui semblait mieux démarqué. Ça va
mieux et à la 39ème minute, Wendel est à deux doigts d'armer une
reprise à bout portant mais un crâne parisien effleure le ballon et
le dérobe des pieds de Géraldo. Fernando s'essaye de loin une
minute plus tard. La dernière grosse occasion sera encore parisienne
à la 45 Minute, lorsqu'Erding se défait facilement du marquage de
la défense et adresse un bon coup de tête au ras du poteau de
Carrasso. Cédric se déploie de tout son long et détourne
magistralement la balle en corner. Fin d'un premier acte éprouvant,
mais le score de parité peut nous donner des espoirs.
Paris-SG
redémarre comme au début du match. Dès la 48ème minute, Makélélé
(!) s'infiltre côté gauche de la surface et décale Néné qui
adresse un centre instantané, dévié en corner de justesse par
Ciani, bien revenu. Mais le match s'équilibre et Wendel réplique à
la 50ème minute d'un extérieur du gauche qui passe au-dessus des
cages de Coupet. Paris réplique aussitôt à la 54ème minute par
Erding qui croise sa frappe mais Carrasso détourne des jambes
...dans les pieds d'Hoarau qui reprend assez tardivement et laisse la
défense bordelaise revenir pour contrer. Dans la foulée, Jussie s'infiltre dans la surface parisienne mais est retenu par Camara. Le brésilien s'écroule et réclame un pénalty qui semble logique. Mais l'arbitre préfère le sanctionner d'un jaune pour simulation. Fernando tente une nouvelle
fois à la 57ème minute sa chance de loin, sans réussite. Tigana
sent qu'il y a un coup à jouer et remplace à l'heure de jeu un
fantomatique Wendel (travaillé par ses contrats ?) par Modeste. Le
jeu se durcit et Bordeaux est nerveux. On voit Diarra s'énerver au
milieu de terrain avec l'arbitre, une nouvelle fois très laborieux
dans ces décisions. Mais l'audace va payer grâce une nouvelle fois
aux coups de pied arrêtés. A la 67ème minute, Plasil dépose un
corner sur la tête de Diarra esseulé au second poteau qui s'élève
bien haut pour catapulter d'une tête puissante le ballon dans la
lucarne opposée. Alou est redevenu ce soir le combattant des années
Blanc.
Gourcuff
pénètre à son tour dans l'arène parisienne en remplaçant Jussie,
excellent. Certains craignent que le breton soit le chat noir
bordelais et verront leur craintes se révéler exactes à la 76ème
minute. Giuly est lancé à la limite du hors jeu et centre pour
Hoarau, qui pousse le ballon au fond des filets. Quel dommage,
surtout que Giuly semblait bien hors jeu. Nouvelle décision
contraire. On se dit que vu le contexte, un point serait une bonne
opération, mais il faut prendre plus de points pour remonter au
classement. Dès la reprise, Modeste surprend la défense parisienne
et sans un étonnant réflexe de Coupet, aurait pu redonner
l'avantage aux girondins. Le match s'emballe et Nene part en contre à
la 78ème minute. Seul face à deux attaquants parisiens, Ciani
s'interpose avec brio. Le jeune Modeste est encore à deux doigts de
scorer mais sa reprise de la tête à la 81ème minute n'est pas
cadrée, sur un corner de Gourcuff. Les bordelais s'arrachent
derrière pour conserver le nul et Diarra effectue à la 87ème
minute un super retour dans les pieds de Luyindula. Paris veut gagner
et sur un dernier contre, Néné gâche leur dernière possibilité
en expédiant un ultime missile dans les tribunes de Boulogne, bien
dégarnies. On s'approche de la fin et Bordeaux repart de l'avant. Et
après plusieurs coups de pieds arrêtés successifs, va trouver une
drôle de récompense à la 95ème minute, sur l'ultime corner de
Gourcuff. Le breton le tire au deuxième poteau et Ciani s'élève
avec rage devant Diarra et catapulte le ballon au ras du poteau de
Coupet. Tigana et tout son banc explosent. La rage bordelaise aura eu
raison du jeu parisien bien peu réaliste.
Et
Bordeaux renoue enfin avec le succès, non sans mal ce soir. La
défense a pris un peu l'eau en première mi-temps mais les Girondins
ont su rester souder et grâce aux retours en forme des
internationaux Carrasso, Ciani et Diarra, sont allés chercher une
victoire salvatrice. A voir la joie et la hargne des joueurs devant
le kop bordelais, on peut estimer que la saison est belle et bien
lancée.
Reste
à régler le cas Gourcuff, qui devrait selon toute vraisemblance
quitter le navire girondin de manière un peu abrupte. On verra qui
le remplacera. Il faut impérativement battre Marseille dans une
semaine pour définitivement lancer la saison et pour valider ce
succès homérique. Et surtout pour enchainer deux victoires en 2010.
Allez
Bordeaux, tes supporters revivent. Et surtout, pas d'enflammade...
Cédric
Carrasso : La grande classe. Que dire si ce n'est qu'il a
terriblement manqué en début de saison. Il a multiplié les arrêts
déterminants et a fait preuve d'autorité dans sa surface. L'homme
du match.
Mathieu
Chalmé : Il a donné de la voix, l'aboyeur des girondins c'est
lui. Même s'il a peiné sur son couloir face aux montées de Néné,
il n'a rien lâché et contre le ballon à la 95ème minute qui amène
le corner décisif. Rien que pour son engagement, il mérite le
respect.
Michaël
Ciani : Lui aussi débutait sa saison. Après une première
mi-temps de réglage avec Lamine Sané, il est monté en puissance en
deuxième et a rayonné face aux multiples vagues parisiennes. Son
but vainqueur récompense une prestation de haut vol, avec le
sélectionneur dans les tribunes.
Lamine
Sané : A force d'être trimballé à tous les postes et avec
divers coéquipiers, il doit se stabiliser. Il a eu du mal à se
situer face aux rapides attaquants parisiens qui ont souvent pris le
dessus, surtout en première mi-temps.
Benoit
Tremoulinas : A eu beaucoup de mal à contenir les montées et
les passes en profondeur des Jallet, Erding puis Giuly. A rarement eu
l'occasion d'apporter le surnombre offensivement. Une prestation
décevante
Alou
Diarra : Capt'ain Alou is back. Il est constamment monté en
puissance et retrouvé sa rage des années passées, en rameutant
Fernando entre autre. Son but témoigne d'un regain de forme pour un
joueur qui semble plus que jamais attaché au scapulaire.
Fernando
: Après un mauvais match contre Toulouse, il s'est senti plus à
l'aise sans la présence de Gourcuff. Raleur comme à ses plus belles
heures, il réalise une grosse partie essayant d'apporter le
surnombre dans les phases offensives.
Geraldo
Wendel : Comme Trémoulinas en pire. Le couloir gauche a été à
la peine ce soir et Wendel a été transparent tout au long du match.
Est-ce sa volonté de prolonger qui le tracasse ?
Jaroslav
Plasil : Combatif comme à l'accoutumée, il dépose le ballon
sur la tête de Diarra pour le premier but. Sinon un match discret
pour Jaroslav qui n'enchaine pas les prestations avec la même
régularité.
Jussie
: Titularisé à la place de Gourcuff pour sa motivation dixit
Tigana, il a livré une prestation très complète, avec de l'envie
et de la technique. On l'aimerait voir enchainer une dizaine de
matchs de ce niveau. Mais on le connait notre magicien.
Yoann
Gouffran : Positionné seul devant dans un système inédit, il
s'est bien battu, sans pour autant provoquer de grosses frayeurs à
la défense parisienne. Il est à l'origine toutefois des quelques
bons débordements. Un match courageux.
Remplaçants
:
Anthony
Modeste : Il dit lui-même qu'il n'est pas très à l'aise
de la tête. Nous l'avons vu avec une énorme occasion ratée sur
corner. Pour le reste, il a fait une rentrée encourageante, à base
de jolies déviations et contrôles et de culot, comme sur la reprise
instantanée juste après l'égalisation parisienne. Encourageant.
Yoann
Gourcuff: Etait-ce son dernier match sous le maillot girondin ?
Il est en tout cas à l'origine du dernier but en provoquant le
corner et en le tirant sur la tête de Ciani. S'il ne revêt plus
le maillot girondin, on le remercie pour le titre de 2009 mais la
fin, comme celle de Laurent Blanc, nous laisse un goût amer dans la
bouche.
La
feuille de match
3ème
journée de Ligue 1 2010-2011
Dimanche
22 août 2010 à 21h00
Parc des
Princes (Paris)
Arbitre
: M. Anthony GAUTIER
Cartons
jaunes : Bodmer (8ème) pour
Paris – Ciani (12ème), Fernando (25ème), Jussie (55ème), Chalmé
(62ème), Diarra (64ème) pour Bordeaux
Buts :
Hoarau (76ème) pour Paris – Diarra (67ème), Ciani (95ème) pour
Bordeaux