J’ai eu beaucoup de peine en découvrant hier soir la sanction de la DNCG…
Quelle conséquence aura t-elle sur l’ensemble de la région ?…car maintenant il ne faut nullement se voiler la face, cette décision aura certainement des répercutions au delà du simple fait que Libourne-St-Seurin ne sera plus pensionnaire dans ce championnat National, dit le « bâtard » de notre football professionnel !
Pourquoi « bâtard » car il y sera de plus en plus difficile d’y vivre pour des clubs professionnels… très peu de recettes : droits télé, public défaillant, calendrier pas adapté etc…
Cette place a pourtant été gagnée sportivement sur le terrain par des joueurs ayant eu non seulement un moral de combattant mais surtout un esprit irréprochable quant à l’avenir de leur club !
A ces joueurs là, un grand bravo pour la fidélité à leur maillot… surtout une pensée pour certains d’entre eux qui vont se retrouver au chômage victimes en la circonstance d’une double peine !
Que va–t-il donc se passer dès aujourd’hui ?
La banquise vient de prendre en effet un sacré coup de chaud, les espoirs ont fondu un soir de premier jour de juillet sous un soleil de plomb !
Le chef pingouin ne s’est pas exprimé, il n’a fait paraitre qu’un communiqué annonçant la triste nouvelle en précisant qu’une réunion du bureau était prévue afin d’étudier la suite à donner…
En effet, assommés par cette rétrogradation, les dirigeants ne vont-ils pas en finir avec ce passif comptable et déposer tout simplement le bilan, ce qui entrainerait le club dans les profondeurs de nos divisions régionales…
C’est là où la DNCG (institution non reconnue par l’Europe du football) ne semble pas consciente dans le cas présent, des répercutions énoncées plus haut, qui vont au delà du sport à savoir tous ces créanciers, qui, eux aussi, devront se résoudre à « passer » l’éponge, mettant certains dans une situation financière difficile…
Monsieur Donné, président de l’association amateur, avait prévu malheureusement ce scénario, et, malgré cet avertissement, l’équipe dirigeante se voulait confiante sur une finalité heureuse, prouvant ainsi qu’avec de la bonne volonté et le désir de combattre cela pouvait suffire !
Sur un papier, on peut tout écrire, on peut aligner des chiffres, on peut tout imaginer... mais la réalité est malheureusement toute autre… il manquait quoi ?
Tout juste de la sensibilité, de l’amour surtout…beaucoup d’amour… seulement dans notre société en général et dans le football professionnel en particulier, l’amour n’a pas sa place…c’est un bien grand mot qui ne peut se dire… peut-être des soirs de victoire ou que quand tout va bien !
C’est là qu’il faut se souvenir des bons moments, ces situations fortes qui faisaient la joie de tous les supporters de la région qui avaient peine des fois à se procurer une place malgré leur fidélité… que de monde ces soirs de matches inoubliables de coupe de France, avec tous ces privilégiés dit VIP invités à déguster une coupe de champagne ou un bon vin de St-Emilion à l’issue d’une qualification… et cette montée en Ligue 2 qui ne faisait que récompenser les efforts de ce club en se prouvant surtout qu’il pouvait exister à côté du grand frère bordelais !….
Un pied de nez à son confrère viticulteur du Médoc ou simplement l’envie de faire sa vie ?
Le raccourci simpliste faisait dire aux supporters de la région, que les relations entre les deux clubs étaient uniquement dues à une concurrence entre deux marchands de « pinard » !…
Pourtant, c’est la fierté de tout le peuple girondin les vins de « Bordeaux » !! Que ce soit du St Emilion ou Médoc, tout se déguste ! Il était donc facile d’opposer les deux présidents, mais dans quel but ?
Ensuite, il a été dit et écrit que le sponsor principal (Pichet) de Libourne St-Seurin avait des vues sur le Girondins de Bordeaux avec même une envie de rachat !… En fait il ne rentrera que sponsor sur une des manches du maillot au scapulaire…
C’est peut-être une coïncidence, toujours est-il, que Monsieur Laydis en profite et se laisse approcher par les dirigeants marseillais ; ces derniers se proposant à aider les pingouins (nous sommes toujours dans les bons moments !) sous une forme de partenariat afin de leur prêter quelques joueurs de leur CFA2 en échange des meilleurs éléments libournais !
Tout se passe donc dans les meilleurs des mondes avec la concrétisation de quelques promesses à savoir les transferts de Valbuena, Gragnic et Kaboré vers la Cannebière !
Le président Laydis se frotte les mains… son club touchera dans l’avenir, les bonus sur la revente des joueurs cédés… mais aujourd’hui aura t-il le temps d’en percevoir effectivement les montants, car il est à craindre qu’en cas de dépôt de bilan, le club n’en verra jamais la couleur !
En fait avec la descente de la Ligue 2 vers le National, le divorce semble consommé… plus d’aide de joueurs côté marseillais, plus de talents à prendre du côté libournais… la mariée était pourtant belle, mais il manquera qu’une seule chose … : l’amour !
Un mauvais rêve le club traverse donc une tempête, après la descente les rats quittent le navire, le club va essayer de trouver un capitaine en la personne de Ziani qui débute dans le métier mais saura s’entourer des compétences de Thierry Oleksiak… heureusement… !
Un mini frémissement se fait ressentir alors, avec de nouvelles relations avec le grand frère Girondin… Libourne se fait prêter Romain Dupuy de l’équipe de Patrick Battiston… le salaire du joueur restant à la charge du club de Jean-Louis Triaud….
Mais ce dernier refusera d’aider financièrement Libourne St-Seurin, préférant apporter son soutien sur le plan sportif en recommandant aux joueurs non retenus du centre de formation d’aller proposer leur talent au club du président Laydis !
Voilà…c’est fini !
J’ai essayé, avec mes moyens, d’intéresser et sensibiliser le « peuple » Girondin avec un sondage sur divers forums… je remercie de tout cœur celles et ceux qui ont visité le sujet ou participé à ce sondage... une majorité s’est dégagée souhaitant que le club Libournais soit aidé financièrement dans la démarche pour son sauvetage par les Girondins de Bordeaux…
Le club Champion de France n’a semble t-il pas voulu se prêter à cette action sauvetage... on ne peut leur en vouloir… ils ont certainement leurs raisons, le principal étant qu’à l’avenir les relations soit rétablies avec comme espoir une reconquête, si toutefois le club Libournais repartait en CFA...
Car il est à souhaiter aujourd’hui que l’enterrement première classe prévu ne devienne deuxième ou troisième avec un… dépôt de bilan !
Francis
JEAN-LOUIS MET LES GANTS, LUI AUSSI
Décrié il y a quelques années, pointé du doigt pour son
manque d’ambitions, Jean-Louis Triaud fait depuis deux ans l’unanimité au poste
de Président des Girondins de Bordeaux. Devant la première offre marseillaise,
nous ne savions pas réellement comment il allait réagir. Puis, Souleymane
Diawara l’eut au téléphone afin de lui expliquer qu’il voulait rejoindre
Marseille car personne ne pouvait refuser un des meilleurs clubs européens et
le meilleur club français. Mais une chose nous avait échappée, le simple
fait que Diawara s’était déjà mis d’accord avec les dirigeants marseillais sur
ses prétentions salariales. Et c’est là que sera la clé de la fin de ces
négociations…
Dès lors, Marseille était dans l’obligation de faire une
offre afin que Diawara soit transféré vers l’OM. Première offre jugée
insuffisante pour Jean-Louis Triaud : « Ce n’est pas suffisant ».
Pendant ce temps, Karim Aklil pavane dans la presse et continue son petit jeu,
ou son petit job, à vous de voir. Il fera de même avec un autre de ses joueurs,
Mamadou Niang, mais cette fois-ci avec l’OM…
Une deuxième offre, légèrement supérieure, additionnée de
bonus en tout genre afin d’étalonner le paiement du transfert, va arriver au
Haillan… « Ce n’est toujours pas suffisant (6 millions d’euros, bonus
inclus). Je vais mettre cela dans les mais de l’actionnaire » stipule
Jean-Louis Triaud.
Jouant parfaitement le jeu de notre intermédiaire Karim
Aklil qui, dans ce dossier, stipulait que l’offre de prolongation bordelaise n’était
pas acceptable, n’étant pas à « la valeur du marché »… Ce sera en
retour, de notre Président, « cette offre de transfert n’est pas celle du
marché », non plus.
Cette méthode est couramment utilisée par les agents de
joueurs, et fonctionne la plupart du temps. Elle aurait même fonctionné il y a
quelques années. Mais, depuis, Bordeaux est Champion de France, Bordeaux
accumule les participations à la Ligue des Champions ces dernières
années : Bordeaux a changé de statut.
Dès lors, Bordeaux continue dans cette voie et garde sa
ligne de conduite depuis 24 heures. « Marseille avance, mais à une vitesse
d’escargot ». Sous entendu, Marseille ne respecte apparemment pas assez
Souleymane Diawara… Bim, deux à zéro, Bordeaux mène largement.
L’épisode du jour se terminera en conférence de presse
aujourd’hui, lors de la présentation de Cédric Carrasso à Bordeaux. Et
Jean-Louis Triaud pointe à son tour du doigt la manière dont les dirigeants
marseillais ont approché Diawara, tout en rappelant que leurs propos dans la
presse, mais aussi ceux de l’agent en question, sont peut-être déplacés du fait
que Bordeaux ne leur a rien demandé, et que Diawara n’était par conséquent pas
sur la liste des transferts. Et cela commence par un « Monsieur
Diawara ».
«Monsieur Diawara est en congés, et la première offre de Marseille ne nous a pas donné satisfaction... Comme toutes les autres venant de leur part, d'ailleurs, puisque le joueur n'était pas désigné comme étant partant possible. Et Marseille, qui a jugé utile de faire une proposition salariale sans nous consulter, et sans demander si le joueur était libre, nous trouve exigeants... Mais comme je leurs dis avec courtoisie, on ne leur a rien demandé, et s'il doit se passer quelque chose, notre club ne sera pas pénalisé. De fait, s'ils ont des désirs, à eux de nous convaincre ».
Triple « Bim », vainqueur par KO. Bordeaux ne
sera en effet pas pénalisé, quoi qu’il arrive, avec ou sans Diawara. Mais on
image mal un retour de l’International sénégalais dans cette atmosphère, et
après de tels propos scandés haut et fort dans la presse à l’égard de notre
club, des supporters. Manouvre habile de faire monter l’offre
marseillaise ? Clairement, en espérant que cela ne refroidisse pas les
ardeurs olympiennes, la presse faisant état d’une ultime offre concernant celle
reçue hier (6 millions, bonus compris).
In JLT, we trust !
MisterInfiny
Droit au But
[OFFICIEL] CEDRIC CARRASSO POUR 4 ANS
Le portier Toulousain a signé aujourd’hui son contrat de quatre ans avec les Girondins de Bordeaux. Le joueur, âgé de 27 ans sort tout juste de la meilleure saison de sa carrière. Sa carrière justement, parlons-en.
Dès l’âge de 13 ans, Carrasso rentre au centre de formation de l’Olympique de Marseille. Quelques années plus tard, il est prêté à Crystal Palace durant la saison 2001-02 où il ne jouera qu’un seul match. En 2003, Cédric se fixe un objectif : prendre la place de Vedran Runje dans les buts de l’OM. Ce rêve tombe à l’eau lors d’un match de gala face à France 98 où le joueur se blesse gravement au genou.
A son retour de blessure, Carrasso affiche une charge pondérale plus qu’importante, il pèse plus de 100kg et ne peut plus prétendre à une place dans l’effectif Olympien.
C’est alors qu’il décide de se reprendre en main et durant 3 mois, il ne mange presque rien et effectue 4h de sport par jour. Un nouveau joueur prend forme, « Il est beau à voir » ajoute José Anigo, son coach de l’époque.
Pour relancer sa carrière, l’ex portier toulousain effectue un prêt à Guingamp. Une expérience concluante puisque le joueur prend part à l’intégralité des matches.
A son retour à l’OM, lors de l’année 2005-2006, il est considéré comme le deuxième gardien mais la suspension de Fabien Barthez pour six mois lui offre la possibilité de jouer une quinzaine de matchs en L1. Son intérim fût parfait, à tel point qu’il pousse Barthez vers la sortie. C’est donc en tant que gardien numéro 1 que Carrasso participe à l’intégralité des matchs de L1 de L’OM durant la saison 2006-2007.
Carrasso touche à son rêve : être le gardien titulaire de son club de cœur. Mais le rêve tourne vite au cauchemar lors de la saison suivante. En effet, entre le quatrième et le cinquième match de la saison, Cedric se blesse gravement et souffre d’une rupture du tendon d’Achille gauche. Il est question d’environ six mois d’indisponibilité.
Lors de son retour, Steve Mandanda lui a « piqué » sa place, Carrasso comprend alors que son avenir n’est plus à l’OM.
C’est à Toulouse qu’il va décider de se relancer la saison dernière, un sacré pari fait par les dirigeants Toulousains. Pari qui va vite se déclarer payant, Carrasso est infranchissable à tel point que le TFC finit meilleur défense du championnat 2008-2009.
Son exceptionnelle saison lui ouvre les portes de l’équipe de France qu’il intègre en tant que gardien numéro 3.
Carrasso souhaite désormais acquérir de l’expérience en Ligue Des Champions et c’est naturellement Bordeaux qui lui propose ce challenge, il s’engage donc pour les quatre années chez les Girondins de Bordeaux.
Bonne chance et bienvenue à Cédric !
MaxFcgb
L\'IMBROGLIO DIAWARA
Après les « Je reste »-« Je pars » de Marouane Chamakh, nous nous attendions à perdre l’International marocain. Les contrats de Gourcuff et Diarra sur le point d’être signés, on s’attendait à l’évidente prolongation, à deux ans de la fin de son contrat, de Souleymane Diawara. Pourtant, la priorité de Laurent Blanc et de Jean-Louis Triaud était de conserver les quatre joueurs majeurs, certainement les quatre meilleurs joueurs de la saison. Mais dans le Foot Business, chaque club, chaque joueur, est sous l’impulsion d’un revirement de situation, d’un changement soudain de club…
Dès la fin de la saison, dès le lendemain du titre de Champion de France, on sentait les beaux jours arriver avec notamment Marouane Chamakh, ému, qui avouait son envie de rester… Alou Diarra allait faire de même, comme il l’avoua aux micros de Canal, avant le dernier match face à Caen. Et enfin, Yoann Gourcuff, qui avait signé son contrat quelques jours avant la fin de saison. Sous les meilleures auspices comme dirait l’autre.
A relire les phrases de fin de saison, le ton était pourtant donné « Je suis bordelais. Je suis dans l'attente et je pense que je vais voir les dirigeants rapidement. On verra s'ils veulent que je reste ou s'ils veulent me vendre ». Tout en insistant tout de même « J'ai envie de continuer l'aventure, surtout avec le groupe qu'on a ». Le raccourci est facile : Souley va prolonger son contrat avec Bordeaux et continuer l’aventure.
Le temps passe, les joueurs profitent de leurs vacances pour se détendre, et voyager, quoi de plus logique. Pendant ce temps, les négociations continuent, par l’intermédiaire des agents de joueurs. Priorité pour Bordeaux ?! Conserver ses cadres et améliorer l’effectif en cas de départ, du moins le compenser.
Très tôt, l’agent de Diawara va parallèlement communiquer avec la presse et va exposer au tout public l’échange qu’il entretient avec Jean-Louis Triaud, en vue bien sur de la prolongation de Diawara. Comme toute prolongation, après une telle saison, et devant le gros effort des dirigeants bordelais concernant Yoann Gourcuff, prolongation rime avec revalorisation salariale. Jusque là, rien d’anormal. Les caisses sont pleines, et même si Bordeaux n’est pas aussi facile à manœuvrer, n’est pas aussi dépensier que d’autres clubs, le club va naturellement faire un effort et va accéder à la requête du défenseur central. Cela tarde, et à la mi-mai, rien n’avance. La presse fait état d’un intérêt de l’OM, mais bien que le joueur soit tenté de retrouver son ami Niang, les supporters sont confiants et ne voient pas ce qui est en train de se profiler… La presse joue son rôle, comme chaque année, lorsqu’il s’agit de Marseille, et la rumeur enfle, petit à petit, mais surement. L’Equipe publie une discussion entre les deux joueurs, mais Diawara rassure son monde « Et puis je n'ai pas envie de rejoindre l’OM. Je suis bordelais à 100% ». Pour les supporters, l’affaire est close.
Fin mai, toujours rien, et ce après plusieurs jours de négociations. Plusieurs articles font état d’un revirement de situation et finalement d’un souhait de « Souley » de rejoindre l’OM.
Début de mois, et premier refus de prolongation de Diawara, comme l’explique son agent, Karim Aklil : « Nous avons discuté la semaine passée avec Bordeaux. Mais nous ne sommes pas tombés d'accord pour une prolongation avec une revalorisation. On se revoit dans la semaine. L'ambitieux président girondin souhaite garder sa colonne vertébrale mais en a-t-il les moyens ? Quand "Souley" est arrivé, il y a deux ans, en provenance de Charlton, il a consenti des efforts financiers et ce serait cohérent qu'il soit remis à niveau aujourd'hui. Si on ne tombe pas d'accord, il est évident que Marseille, dont on a noté l'intérêt, sera en tête de liste. » Ce à quoi nous avons bien envie de répondre que nous l’avons relancé, alors qu’il faisait partie d’une des plus mauvaises défenses de Première League… Peu importe, à ce moment là, on se dit que c’est le « jeu » dans ce milieu, afin de « gratter » un peu plus d’argent. « Son souhait de départ est de rester à Bordeaux mais si le club ne lui fait pas une proposition en rapport avec sa vraie valeur, alors, on pourrait très vite activer certains contacts ». Le ton est donné, et l’on se dit que l’OM serait le premier à sauter sur l’occasion. Avant d’ajouter « Il n’y a toujours pas eu de rendez-vous. Nous n’entamerons pas de discussions avec Marseille tant que nous n’aurons pas vu ce qu’est capable de faire Bordeaux pour Diawara, qui plaît à l’OM. »
Dès lors, cet agent va provoquer chez les supporters une certaine colère, ce dernier s’exprimant un peu trop, en demandant peut-être aussi un peu trop. Et il est vrai que pour les bordelais, voir Marseille sur nos joueurs, provoque un hérissement de poils… De son côté, Marseille s’apprête à faire signer Cetin, et Bordeaux s’occupe du dossier du futur gardien de buts… Jean-Louis Triaud tente cela dit de calmer les ardeurs phocéennes et de la presse : « L'OM ne s'est jamais manifesté pour Souleymane Diawara. Il n'y a donc pas de raison de parler de Souleymane. Il est à Bordeaux, un point, c'est tout ». Des suites d’un second rendez-vous le 21 juin dernier, l’agent de Diawara va une nouvelle fois s’exprimer et laisser entendre que le Président bordelais lui a donné le feu vert pour entamer des discussions avec Marseille… Dès lors, le salaire de Diawara ne sera plus un problème puisque son souhait sera exaucé, et Marseille transmettra une offre de 5 millions d’euros à Bordeaux (puis une seconde de 5,5 M d’€). Bordeaux demande alors 8 millions d’euros et refuse logiquement cette première offre olympienne. « Nous ne sommes plus très loin d'un accord. Souleymane a clairement dit à Jean-Louis Triaud qu'il souhaitait aller à Marseille ». Foutaises ? Plus le temps passe, et plus l’agent semble crédible… Les supporters sont le cul entre deux chaises, mais la tendance va bientôt changer… Les supporters attendaient des propos de Diawara, ils vont être servis : « J'ai choisi, je veux aller jouer à Marseille. Mon cœur et ma tête sont déjà là-bas. Qui peut refuser Marseille? C'est un grand club, ambitieux, populaire, avec un public et une ambiance exceptionnels ». Des propos que les bordelais refusaient d’entendre… La déception commence à les gagner et face à Marseille, les langues se délient et les supporters prennent position. Diawara va passer du statut d’idole à l’ennemi public numéro 1, et il l’aura bien cherché. Marseille lui propose 145 000 euros mensuels, alors que Bordeaux arrivait presque à 100000€. Une interview plus complète fera que certains supporters sortiront de leurs gonds, et que d’autres relativiseront en lui administrant un futur loin d’être rose. « L'OM a fait le travail, en formulant une proposition aux Girondins. Les choses devraient s'arranger entre les deux clubs. De mon côté, je suis d'accord avec l'OM sur tous les points. Je dois signer un contrat de trois ans, plus une saison en option. Il ne reste plus que les dirigeants des deux camps trouvent un terrain d'entente définitif. Je me suis entretenu avec Jean-Louis Triaud. Je lui ai avoué mon désir d'aller à Marseille. Il m'a compris. Je regrette la fin de mon histoire avec Bordeaux. J'ai longtemps attendu et pensé que les Girondins allaient davantage me respecter. Mais ils ont d'autres priorités, je ne leur en veux pas. Bordeaux restera malgré tout dans mon cœur car j'y ai vécu les plus beaux instants de ma carrière ». Mais respecter à quel niveau ? On pense bien évidemment à l’argent, encore et toujours l’argent, signe d’un respect ? Même dans le milieu du football, ce n’est pas crédible, mais passons.
Même si les phrases qui suivent sont des phrases « bateau », elles finissent d’enfoncer ce pieu dans le cœur des supporters bordelais, et le dépit et la colère entre le défenseur et ses futurs-ex supporters ne feront qu’augmenter. « L'OM est le plus grand club en France et l'un des plus grands en Europe. En plus, il m'offre la possibilité de disputer la Ligue des champions. Lorsque tu y as goûté une fois, tu veux y retourner. Dès l'instant où l'OM s'est intéressé à moi, je n'ai pas hésité. Tout joueur aimerait porter ce maillot. Dans ma tête, c'est clair : c'est l'OM et rien d'autre. Il y a quelques années, ma venue à l'OM devait se faire. Puis, le transfert avait capoté. Aujourd'hui, je suis optimiste. Ça va se faire ». Tout en ajoutant : « L'ambiance, le stade Vélodrome, la ville qui ne vit que pour l'OM et le foot. Aucun club français ne peut rivaliser avec le public marseillais. J'ai besoin de sentir cet engouement pour franchir un palier et aller plus haut encore ». Les supporters ont apprécié, c’est évident.
Souley s’estime « quitte » avec Bordeaux, ayant réalisé il est vrai une excellente saison, et Bordeaux de son côté l’ayant relancé après une saison noire. Mais la pilule, fraiche, certes, aura du mal à passer. Il y a des propos qui sont si banals qu’ils ne méritent pas d’être prononcés, surtout gratuitement, envers des supporters qui l’ont toujours soutenus. Mais le respect semble de mise et un nouveau challenge (financier) semble nettement plus intéresser « Souley ». Pourtant, chaque supporter garde en mémoire ses propos où il voulait même participer au salaire de Yoann Gourcuff afin qu’il reste une saison de plus. « Je ne fais pas ce choix pour l’argent ». Nous avons du mal à le croire, et nous ne sommes pas dupes, bien qu’inférieurs aux supporters marseillais. Surtout dans l’ambiance actuelle du côté de la Cannebière, dans l’instabilité et l’impossibilité de créer quelque chose à long terme.
Nous te remercions vivement Souleymane pour nous avoir offert une excellente saison, plus quelques mois, et te souhaitons tout de même bonne chance pour cette nouvelle aventure ! Sans oublier tes propos à l’égard de Brandao qui a un pied droit aussi mauvais que son pied gauche, et un Valbuena qui se roule à chaque contact, pour simuler une faute. Mais nous ne sommes pas rancuniers, mais pas compréhensifs non plus.