Un point précieux, quand même

Bordeaux méritait surement mieux ce soir tant le club girondin a dominé son sujet. Mais le club au Scapulaire ne sait toujours pas tenir un résultat, et laisse filer deux points…

Un point précieux, quand même

Le résumé

Au départ de ce match, Maxwell n’est pas sur la feuille. Absent depuis plusieurs semaines, il avait pourtant été déclaré apte, mais il sera finalement ménagé. Ce sera Tiéné qui le remplacera et qui est préféré à Armand. Milan Bisevac laisse aussi sa place à Jallet dans le couloir droit. Côté bordelais, c’est une équipe type 2012, avec le remplacement de Gouffran par Diabaté. Puis, le match commence avec une minute de silence pour les victimes de Toulouse et de Montauban… Partagée entre le silence, et quelques applaudissements…

 

Bordeaux commence fort et vite, démontrant de belles valeurs collectives. Mais le match est presque sans relief. Jusqu’à la 25ème minute. Hoarau, en feu ces derniers matches, est au départ de l’action et lance Ménez qui centre au deuxième poteau. Jallet remet instantanément pour Néné qui voit sa frappe contrée par le superbe sacrifice d’Henrique. Quatre minutes plus tard, Néné est au coup franc. Diabaté et/ou Ciani ne sont pas au marquage et laisse(nt) Alex mettre sa tête, heureusement à côté du but de Carrasso. Sur l’action suivante, gros travail de Maurice-Belay qui après un râteau, effectue une passe aveugle pour Tremoulinas parti dans la profondeur. Le latéral bordelais met en retrait pour Plasil qui met le plat du pied : Sirigu se détend de tout son corps pour la parade ! C’est tout bonnement le premier tir cadré du match. Il n’y aura plus qu’une petite frappe de Mariano à la 43ème minute pour ne pas faire endormir les spectateurs et téléspectateurs.

 

 

La mi-temps est alors sifflée. Les joueurs sont de retour au vestiaire sous les sifflets. Mais les sifflets d’un public amoindri par la dissolution des groupes de supporters. Ce public qui n’entonne que rarement des chants, n’omet cela dit pas d’insulter de temps à autres les bordelais… Spécial…ement con(s) ! Propos de Menez à la mi-temps… « Pas évident, ils défendent à 5 derrière »… C’est pas comme ci vous attaquiez à quatre, et vous défendiez à six… Tremoulinas « Ca n’aurait pas été volé d’ouvrir le score ». C’est pas faux…

 

 

Dix-sept secondes dans ce second acte, et frappe de Pastore au dessus. Trois minutes plus tard, Planus dégage de la tête, et Sissoko reprend de volée pour faire briller Carrasso qui se détend bien. Pas de doute, Paris semble revenu avec de meilleures intentions et joue d’ailleurs plus haut. 53ème minute, Planus tacle mais est en retard. Hoarau part donc au but. Dans la surface, l’attaquant tergiverse et manque sa frappe. Il renouvellera sa maladresse quelques secondes plus tard avec une tête largement au dessus. 62ème minute, Bordeaux tente de réagir avec une frappe d’Henrique positionné en latéral droit : beaucoup trop croisée ! Il faudra attendre la 73ème minute pour voir Bordeaux se créer la plus belle occasion jusqu’alors. Maurice-Belay se bat sur le côté et avance, pour au final centrer en retrait. Plasil contourne la défense et enroule sa frappe… sur la barre ! Trois minutes plus tard, nouvelle belle combinaison entre Diabaté, Tremoulinas, puis Obraniak qui reprend de volée, mais contré de justesse par Tiéné. Et puis, intervient cette 77ème minute. Obraniak prend le ballon plein axe et voit le superbe appel de Maurice-Belay dans la profondeur. Le milieu bordelais est servi, fixe Sirigu, et offre un caviar à Diabaté qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide ! Bordeaux laisse exploser sa joie, qui sera de courte durée. Trois minutes plus tard, sans trop mettre de pression, Motta donne le ballon à Bodmer aux vingt mètres. Très inspiré, le parisien fraichement entré talonne pour Hoarau qui se retrouve face à Carrasso. L’attaquant parisien frappe en force et Carrasso ne peut qu’effleurer le ballon qui franchit la ligne. 1-1. On aurait cru Bordeaux abattu. Deux minutes plus tard, Diabaté prend la profondeur, contrôle et oriente, pour frapper à quelques mètres du but de Sirigu, qui est attentif et se couche sur le ballon. Plus rien jusqu’à la 92ème minute et une perte de balle de Sakho, que Plasil reprend. Il temporise, faute de solutions, et Ben Khalfallah arrive à « grandes » enjambées mais se fait reprendre par un défenseur parisien, qui ne semble pas que toucher le ballon… Les bordelais ne réclameront même pas.

 

 

Un bon point de pris par les Girondins, qui méritaient surement mieux. Paris s’en sort bien. C’est souvent ces matches là, ceux que l’on ne perd pas même quand on est mauvais, qui font qu’au final on est Champion… Souvenez-vous ! Bien que Bordeaux soit revenu de loin en cette seconde partie de saison, il restera encore à travailler le fait de savoir tenir un résultat. Ça, on ne sait décidément pas le faire.

 

 

 

 

Les joueurs

Cédric Carrasso, mis à part quelques dégagements ratés en première période, a réussi une belle performance. Une excellente parade en début de deuxième mi-temps, puis de bonnes sorties aériennes. Un bon positionnement aussi et un coup de fusil qu’il ne peut qu’effleurer.

Carlos Henrique est à créditer d’un super sauvetage devant sa ligne à la 25ème minute. Mais aussi de quelques fautes inutiles qui ont amené des coups-francs dangereux à proximité de la surface. Remplacé par Sané, car apparemment touché, ou fatigué ? Marc Planus s’illustre avec ce carton jaune indiscutable en fin de première mi-temps. On ne l’a que très peu vu lors du premier acte, avant qu’il ne soit fort sollicité en toute fin de match, pour en ressortir crédité d’une bonne prestation. Mickaël Ciani a connu un début de match difficile des suites de quelques erreurs techniques. Puis, il est redevenu au bout de vingt minutes solide, efficace, combatif, et solidaire de ses coéquipiers. Il est à créditer d’une seconde période très correcte, tout en sérénité. Mariano Ferreira Filho s’est presque contenté de défendre ce soir. Rien à dire quant à ce qu’il a fait : serein, il a réussi à annihiler les offensives dans le couloir gauche. Benoit Tremoulinas a commencé la rencontre tambours battants. Sur un gros rythme tout au long du match, le latéral bordelais a aussi défendu sereinement et avec efficacité.

Landry Nguemo retrouve de sa superbe depuis plusieurs rencontres. Précieux dans l’entrejeu, il a rendu une copie très propre, grâce à une bonne distribution de balle, mais aussi une excellente conservation du ballon. Jaroslav Plasil a été très actif sur le front de l’attaque. Très libre, mais tout aussi précieux dans la récupération et le pressing, il s’est procuré la plus belle occasion en première, puis a touché la transversale en seconde. Ludovic Obraniak est à l’origine du but bordelais. De bons ballons, précis, pour ses coéquipiers, et un travail de l’ombre intéressant au niveau du placement et du pressing.

Cheick Diabaté mit un peu de temps avant de rentrer dans son match. Il écope d’ailleurs un carton bête en retenant un de ses adversaires. Il n’eut que très peu l’occasion de se mettre en valeur avec des ballons aériens pas toujours bien négociés, à l’inverse de ses ballons joués dos au but. Puis, il marque le but bordelais, et se crée une belle occasion, seul, quelques minutes plus tard. Nicolas Maurice-Belay, c’est un peu le Jussiê Best Of Plus de ce match. Car lorsqu’il disparait, lui, il réapparait avec un coup de rein terrible qui amène le danger, ou un appel dans la profondeur déroutant. Passeur décisif après un gros travail.

 

Pas grand-chose à dire sur les trois entrant, Lamine Sané, Gregory Sertic, et Fahid Ben Khalfallah, sauf pour ce dernier qui aurait pu, peut-être, obtenir un pénalty dans les arrêts de jeu.

 

 

 

 

La feuille de match

Dimanche 25 Mars 2012 à 21 heures

29ème journée de Ligue 1

Parc des Princes, Paris

Arbitre : M. Lionel Jaffredo

Paris 1 – 1 Bordeaux

Buts : Hoarau (80ème) – Diabaté (77ème)

Cartons jaunes : Sissoko (26ème) – Diabaté (21ème), Planus (44ème)

Paris : Sirigu – Jallet, Alex, Sakho, Tiéné – Thiago Motta, Sissoko (Bodmer, 69ème) – Ménez (Matuidi, 46ème), Pastore, Nene (Gameiro, 74ème) – Hoarau.

Bordeaux : Carrasso – Henrique (Sané, 82ème), Planus, Ciani – Mariano, Plasil, Nguemo, Obraniak, Trémoulinas – Diabaté (Ben Khalfallah, 90ème), Maurice-Belay (Sertic, 89ème) .

 

 

 

 

Les notes Girondins4ever

Carrasso : 7

Henrique : 6

Planus : 6

Ciani : 7

Mariano : 6

Plasil : 7

Nguemo : 8

Obraniak : 6

Trémoulinas : 6

Diabaté : 7

Maurice-Belay : 8

 

 

 

 

Crédit Photos : 20 minutes, Sport24, Foot01, SportMag, Ouest-France

 

 

MisterInfiny

 

 

 

 

Posté par Romain, le 26 mars 2012, dans ActualitésAprès-match

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